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Qian (Tablettes, 籤, Sen) qiantapo (乾闥婆, kendatsuba, gandharva) qibao (sept joyaux, 七 寶, shippo) Quanchi pin (Exhortation à la sauvegarde, 勸 持品, Kanji hon ) : XIIIème chapitre du Sutra du lotus. quandashengjiao (enseignements du Grand Véhicule provisoire, 權 大乘教, gondaïjokyo) quan jiao (doctrines provisoires, 權教, gon kyo) quatorze offenses (十四誹 謗, jushi hibo, shisu feibang) : "hibo, feibang, 誹謗" la clef chinoise du caractère est la parole, généralement le sens donné à ce mot est calomnie, diffamation, critique. Dans la terminologie bouddhique on trouve le terme hobo, bangfa, 謗法, le dénigrement de la loi, de sens et prononciation assez proches. Pourtant dans l'énumération que nous avons ici, les actions évoquées ne sont pas toutes ce que le bouddhisme appelle des actes vocaux, notamment l'attachement aux désirs ou le manque de discernement. Probablement, néanmoins la parole reste un révélateur et un vecteur de ces actes. Nous pouvons penser, toutefois, que ce sont quatorze actes mentaux opposés à l'esprit du Sutra du lotus. Ils apparaissent dans le cinquième volume du Fahua wenjuji, Notes sur les phrases et les mots de la Fleur de la loi, du Chinois Zhanlan (717-782), courant Tiantai. Il s'agit selon cet auteur des quatorze causes du mal, à savoir l'orgueil, l'indolence, l'égocentrisme, la superficialité, l'attachement aux désirs, le manque de discernement, l'incroyance, le refrognement, le doute, la médisance, le mépris du bien, la haine du bien, la jalousie envers le bien et le ressentiment à l'égard du bien.
quatre
appuis de la loi (法四依, ho
shie, fa
siyi) : quatre appuis de la
loi décrits
dans le Sutra
du nirvana.
Recommandations finales du Bouddha pour les
générations futures. Il s'agit de quatre couples
d'injonctions qui énumèrent, chaque fois, ce sur quoi
le pratiquant du bouddhisme peut s'appuyer avec confiance. Il s'agit
de :
1. L'enseignement et non pas l'enseignant (selon la loi et non la personne, 依法不依人, eho fu ejin, yifa bu yiren) 2.
Le sens de l'enseignement et non pas la forme (selon la signification
et non les mots, 依義不依語, egi
bu ego, yiyi
bu yiyu)
3.
La sagesse et non les notions communes (selon la sagesse et non les
jugements, 依智不依識, echi
fu eshiki,
yizhi
bu yishi)
4.
Les sutra achevés et fondamentaux et non les sutra provisoires
(selon les sutra aux sens définitifs et non les autres
(依了義經不依不了義經, eriogikyo
fu efuryogikyo, yiliaoyijing
bu yibuliaoyijing).
Ces
recommandations sont d'une grande justesse et l'on ne peut que
déplorer que le monde bouddhique ne les ait pas toujours
suivies privilégiant parfois l'attachement à tel ou tel
maître au détriment de la connaissance de la loi
bouddhique, le formalisme au détriment de la compréhension,
la sagesse des nations au détriment de la spiritualité,
voire les textes équivoques au détriment des textes
fondamentaux.
quatre aspects (四相, shiso, sixiang) : voir quatre modes du composé. quatre bodhisattva (四 菩薩, shi bosatsu, si pusa) : la liste de ces quatre personnages varie selon les sutra. Dans l’optique qui nous intéresse ici, on distingue deux groupes de quatre bodhisattva liés au Sutra du lotus, ceux de la doctrine empruntée et ceux de la doctrine originelle. Les quatre bodhisattva de la doctrine empruntée sont Manjushri, Sage-Universel, Roi des Remèdes et Contemplateur des Sons. Toutefois on peut s’interroger sur la pertinence de cette liste, en ce sens où ces bodhisattva apparaissent principalement dans la deuxième moitié du Lotus, celle de la doctrine originelle. Dans la première moitié, à part Sage-Universel, ils sont surtout cités, parmi d’autres, dans la description de l’assemblée que donne le Prologue. Les quatre bodhisattva de la doctrine originelle sont ceux qui mènent le groupe des bodhisattva surgis de la terre au chapitre XV. Ce sont Pratique-Supérieure (上行菩 薩, Jogyo, Shanxing, Visistacaritra), Pratique-Illimitée (無邊行菩薩, Muhengyo, Wubianxing, Anantacaritra), Pratique-Pure (淨 行菩薩, Jogyo, Qingxing, Visuddhacaritra) et Pratique-Pacificatrice (安 立行菩薩, Anryugyo, Anlixing, Supratisthitacaritra). Voir le traité de Nichiren La Représentation des quatre bodhisattva Shi bosatsu zoryu sho (Showa Teïhon p 1647). quatre
enseignements (四
教, shikyo,
sijiao)
: l’un des
procédés
de distinction des enseignements (教判,
kyoban,
jiaopan)
formulés
par le Chinois Zhiyi
(538-597).
Egalement appelé distinction
entre les quatre enseignements (四
教判, shikyoban, sijiaopan).
-
l’Enseignement
des trois
corbeilles,Dans toute son œuvre, Zhiyi a voulu ordonner l’ensemble des doctrines et sutra du Bouddha que la tradition avait recueillis, afin d’exposer l’originalité du Sutra du lotus. Il a nommé ce procédé Jiaopan : la classification des enseignements. Pour ce faire, il a créé plusieurs systèmes, le sijiaopan, distinction entre les quatre enseignements, est l’un d’eux. Portant sur l’ensembles des écrits de la tradition bouddhique de son époque, il prend pour critère le contenu doctrinal des textes et ainsi les ordonne en quatre grandes catégories : - l’Enseignement commun, - l’Enseignement distinct et - l’Enseignement global. En
savoir plus : Les
quatre
enseignements, système de
classification des sutra bouddhiques selon leur contenu.
quatre forces (四力, shiriki, sili, catvari balani) : 2 listes différentes de ces quatre forces. La première apparaît dans le Sutra de la possession de la terre de bodhisattva (菩薩地持經, Bosatsujijikyo, Pusadichijing, Bodhisattvabhūmi) et désigne quatre forces nécessaires pour engendrer la pensée d'éveil il s'agit de : - la force personnelle (自力, jiriki, zili, sva bala), - la force d'autrui (他力, tariki, tali, para bala), - la force des causes (因力, inriki, yinli, hetu bala) et - la force des moyens (方便力, hobenriki, fāngbiànlì, upaya bala). La seconde apparaît dans des commentaires plus tardifs mais peut être rapportée à la pratique du Lotus. Il s'agit des forces nécessaires pour réaliser l'éveil : - la force de la foi (信力, shinriki, xinli, sraddha bala), - la force de la pratique (行力, gyoriki, xingli, bala), - la force du Bouddha (佛力, butsuriki, foli, buddha bala) et - la force de la loi (法力, horiki, xingli, dharma bala). Remarquons que les deux premières forces de cette liste sont produites par le croyant et les deux dernières par le Bouddha et son enseignement. quatre
grands rois du ciel (四大天
王, shidaïtenno, sidatianwang)
:
Quatre
rois
deva de la mythologie indienne. Placés sous les ordres
d'Indra,
chacun d'entre eux se tient sur
l'un des quatre versants du mont
Sumeru
et est le seigneur
de deux des huit classes d'êtres
fantastiques (八部鬼衆, hachibukishu,
babuguizhong).
Dans
le
premier chapitre Prologue
du
Sutra du lotus, ils viennent
assister au prêche du
Bouddha et dans le vingt-sixième, Formules
détentrices, ils jurent de
protéger le pratiquant du Lotus.
En
savoir plus : Les
quatre grands rois célestes
et leurs
troupes.
quatre identités et des six différences (四同 六異, shido rokuï) : système développé par Saïcho (767-822) pour dégager les similitudes et les divergences d’interprétations entre deux ouvrages fondamentaux des débuts de l’école Tiantai en Chine : le Fahua xuanyi (Sens occulte de la Fleur de la loi ) et le Fahua wenju (Mots et phrases de la Fleur de la loi ). Ces deux traités ont été rédigés par Guanding (561 – 632) et reprennent les enseignements de son maître Zhiyi (538 – 597) sur le Sutra du lotus. En savoir plus : Les quatre identités et six différences du Sens occulte et des Mots et phrases de la Fleur de la loi.
quatre mauvaises voies (四悪 道, shi akudo, si edao) : quatre premiers des dix mondes. On trouve aussi l'expression quatre mauvaises destinations. En fait, il s'agit des trois mauvaises voies auxquelles on ajoute le monde des asura. Avec les quatre mauvaises voies, nous sommes déjà dans une conception plus spécifiquement bouddhique par comparaison avec les trois mauvaises voies. Les asura représentent un degré de la vie moins douloureux que ceux des trois premiers mondes comme l'enfer ou les animaux par exemple. Mais nous avons affaire à des mondes de l'existence qui sont infra-humains, en ce sens où le monde des hommes représente le cinquième des dix mondes. Dès lors, pour nous, les hommes, dans la perception de la présence mutuelle des dix mondes et donc de la perception qui nous est propre des neuf autres mondes, vivre ou renaître dans ces quatre voies est considéré comme une condition dégradée. quatre
modes du composé (四
有爲相, shiu
iso, siyu
weixiang) :
également
appelé quatre aspects ou quatre modes (四
相, shiso, sixiang).
Phases par lesquelles
passent tous les phénomènes à savoir la naissance (生, sho, sheng),
la stabilité (住, ju, zhu),
l'altération (異, i, yi)
et la disparition (滅, metsu, mie).
Ces quatre modes du composé renvoient à
l'impermanence et à l'évidence du provisoire
(假諦, ketaï,
jiadi).
Voir
également triple
vérité. quatre nobles vérités (四 諦, shitaï, sidi, shatur aryasatya) : voir quatre vérités. quatre rois célestes : voir quatre grands rois du ciel. quatre
sages (四
聖, shisho,
sisheng) : on trouve aussi la
traduction quatre
saints. Plusieurs sens distincts :
1. Dans le traité Mots et phrases de la Fleur de la loi (法華文 句, Fahua wenju) cette expression désigne les quatre mondes supérieurs parmi les dix mondes, à savoir : auditeurs, éveillés pour soi, bodhisattva et bouddha. Ces quatre mondes sont accessibles grâce à l'enseignement bouddhique. Faute de pratiquer la loi bouddhique, on ne peut vivre que dans les six premiers mondes, communément appelés les six voies. Le plus haut de ces six mondes, le ciel, est la demeure des divinités qui représentent le degré ultime d'existence dans la plupart des religions. 2. Ce terme désigne également les quatre principaux parmi les bodhisattva Surgis de la Terre du quinzième chapitre du Sutra du lotus. 3. Dans la tradition initiée par le traducteur Kumarajiva, il s'agit de quatre de ses disciples : Daosheng, Sengzhao (374-414), Daorong et Sengrui. 4. Dans le bouddhisme zen, ce terme désigne les quatre Vénérés qu'on doit avoir présents à l'esprit au moment de rendre hommage au Bouddha, à savoir le bouddha Amita et les bodhisattva Contemplateur des Sons, Puissance-Extrême et Multitude-Océanique (大海衆, Daïkaïshu, Dahaizhong). quatre saintes vérités (四 諦, shitaï, sidi, shatur aryasatya) : voir quatre vérités. quatre
sceaux de la loi (四法
印, shihoïn, sifayin, dharma
mudra)
: cette expression désigne
des concepts qui permettent de reconnaître si une théorie
ou une doctrine ressortit du bouddhisme. Il s'agit de notions
caractéristiques du bouddhisme résumées dans
quatre expressions :
-
l'impermanence des multiples mouvements- les multiples dharma sont sans ego - tous les mouvements sont souffrances - sérénité et pureté du nirvana. Voir la Réponse à Abutsu (commentaires) et le cours sur les quatre sceaux. quatre
sortes de
religieux (四
種沙
門, shishushamon, sizhongshamen)
: en japonais on dit plutôt shishu
no shamon
(四
種の沙
門). Concept
enseigné par le
Bouddha lors de l'un de ses derniers prêches. Il distingue quatre
espèces de religieux qui se réclameront de son ordre. Il
use pour les
désigner de
l'expression sramana
(沙門那, shamonna, shamenna
couramment
abrégé en 沙
門, shamon, shamen)
qui indique un
religieux qui a quitté sa famille pour se livrer à une
ascèse. Il s'agit des vainqueurs de la voie (勝道沙門, shodoshamon, shengdaoshamen),
des
enseignants de la
voie
(説道
沙門, setsudoshamon, shuodaoshamen),
de ceux qui
vivent la voie (活
道沙門, katsudoshamon, huodaoshamen) et
enfin de ceux
qui polluent la voie (汚
道沙門, odoshamon, wudaoshamen).
On voit la
décôte qui fait que l'on passe des religieux excellents
à ceux qui maîtrisent la pratique et la doctrine puis
à ceux qui font correctement leur devoir pour finir avec ceux
qui amènent désordre et confusion.
quatre souffrances (四苦, shiku, siku, dukkha sacca) : naissance, vieillesse, maladie, mort (生老病死, sho ro bio shi, sheng lao bing si, jati jara vyadhi marana). Quatre souffrances fondamentales inhérentes à l'existence. Quatre premières des huit souffrances (, hakku, baku), les quatre autres étant davantage liées à l'affect : séparation d'avec ceux que l'on aime, fréquentation de ceux que l'on déteste, recherche de ce que l'on ne peut obtenir, préhension des cinq éléments (forme, perception, conception, volition et conscience, c'est à dire que le fonctionnement même de ces cinq éléments est douloureux). D'une façon plus générale, cela renvoie à l'origine même de la doctrine bouddhique, à savoir les quatre vérités. La vérité de la souffrance étant la première d'entre elles. On aurait tort de voir dans ces quatre souffrances uniquement la souffrance physique liée à la naissance, au vieillissement, à la maladie ou à la mort. Pour le sujet lui-même, cela recouvre également l'appréhension liée à son devenir ainsi qu'à celui de ceux qui lui sont chers. Ainsi il y a toujours une sorte de problématique de l'accroissement qui est liée à la souffrance et qui dépasse de loin la douleur physique. Voir la Réponse à Abutsu (commentaires) et le cours sur les quatre vérités. quatre stances (四 偈, shige, sijie) : groupe de stances régulières de quatre vers de cinq pieds chacuns. Ces stances sont le modèle habituel des parties versifiées du Lotus. Dans les écrits de Nichiren, ou dans la littérature consacrée au Sutra du lotus (par exemple le Wenju) cette expression fait référence aux stances Des Significations des dharma (於 諸法之義偈, Oshohoshigi ge, wuzhufazhiyi jie) qui se situent presque à la fin du chapitre XXI du Sutra du lotus. On les appelle d'après le deuxième vers qui les compose. Normalement c'est le premier vers d'un passage qui permet de le désigner mais, dans le cas présent, le premier vers (Ceux qui peuvent garder ce sutra) est relativement fréquent, il apparaît même juste un peu avant ce passage, et il ne permettrait donc pas un repérage précis. En savoir plus : traduction des quatre stances dites Des Significations des dharma.
quatre
terres (四
土, shido,
situ)
: nous
trouvons deux représentations
appelées quatre terres.
-
la Terre
de la résidence commune,1. Dans le courant du Tiantai, l’expression désigne quatre sortes de terres (de contrées) différentes qui sont les environnements des êtres et qui dépendent de l’état de conscience qui est le leur (cf. dix mondes) : - la Terre des moyens et du résiduel, - la Terre de la rétribution vraie sans obstacle ni entrave et - la Terre de la lumière toujours paisible. Dans le courant du Rien que conscience : - la Terre de la nature de la loi (法 性土, hoshodo, faxingtu), - la Terre de réception et emploi spontanés (自 受用土, jijuyudo, zishouyongtu), - la Terre de réception et emploi conférés (他受用土, tajuyudo, tashouyongtu) et - la Terre de métamorphoses (變化土, hengedo, bianhuatu). Ces
quatre terres se réfèrent aux environnements des quatre
corps du Bouddha tels que cette école du bouddhisme l’enseigne
: corps de la nature de la loi (corps
de dharma), corps de réception
et emploi spontanés (corps
de
rétribution), corps de
réception et emploi accordés (corps
de rétribution)
et corps de métamorphoses (corps
de manifestation).
quatre variétés de fleurs (shi shu no hana) : ces quatre fleurs sont le lotus blanc (曼陀 羅華, mandarake), le grand lotus blanc (摩訶曼陀羅華, maha mandarake), la fleur céleste blanche (曼殊沙華, manjushaka) et la grande fleur céleste blanche (摩訶曼殊沙 華, maha manjushaka). D'un point de vue botanique, je ne crois pas que le manjushaka soit identifié ; il s'agirait d'une fleur de petite taille. quatre
vérités ou quatre
nobles
vérités (四
諦, shitaï,
sidi, cattari
saccani)
: tout premier enseignement du Bouddha. Ce
sont :
-
la souffrance (苦, ku,
ku,
dukka)
- universalité de la souffrance- l'apparition (集, shu, ji, samudaya) - le désir entraîne l'apparition de la souffrance - l'extinction (滅, metsu, mie, nirodha) - l'extinction du désir fait que la souffrance n'apparaît plus - la voie (道, do, dao, marga) - l'octuple voie permet d'opérer progressivement cette extinction du désir). En savoir plus : Les quatre vérités à la lumière des sutra, le script du cours sur les quatre vérités. quatre vertus (四 徳, shitoku, side) : le nirvana est doté des quatre vertus qui sont : la permanence (常, jo, chang), le bonheur (樂, raku, lo), l'ego (我, ga, wo) et la pureté (淨, jo, jing). La permanence embrasse les trois phases du passé, du présent et du futur et désigne la qualité de ce qui ne connaît pas de fin. Le bonheur est la joie qui découle de la libération de l'emprise de la souffrance et de la satisfaction de goûter le calme et l'apaisement du nirvana. L'ego est la qualité de celui qui a trouvé ce qu'il est vraiment et s'est donc départi de la notion purement individuelle de la personnalité. Et enfin, la pureté représente le dégagement des troubles et souffrances dûs aux passions. A propos de ces quatre vertus on se reportera à l'article Quelques approches du terme nirvana où une mise en perspective est effectuée avec la quadruple erreur. quatre-vingts caractéristiques (八十種好, hachiju shugo) : liste disparate de qualités et de signes distinctifs des corps des bouddha et bodhisattva. quatre vingt mille corbeilles de la loi (八萬法蔵, hachiman hozo, baman fazang) : corbeilles dans lesquelles les enseignements du Bouddha Shakyamuni étaient rassemblés (voir quatre vingt mille enseignements sacrés) quatre vingt mille enseignements sacrés (八萬 聖教, hachiman shokyo, baman shengjiao) : expression désignant la totalité des enseignements que Shakyamuni aurait révélés de son vivant. quatre
vœux
du serment de propagation du bodhisattva
(四弘誓願, shi
guzeïgan, si
hongshiyuan)
: notion caractéristique du bouddhisme
du Grand
Véhicule. Le bodhisattva
par compassion pour la
souffrance des êtres,
diffère son
accession à l'éveil afin de continuer le cycle des vies et morts et
ainsi de propager la loi bouddhique. Ces quatre voeux sont: - Trancher les innombrables passions, - Connaître l’insondable des doctrines, - Attester de la prééminence de la voie bouddhique.
Ces quatre voeux sont respectivement associés aux quatre
vérités de la façon suivante,
évoquant ainsi une attitude propre
aux bodhisattva et qui serait une mise en pratique effective de
l'enseignement des quatre vérités.
1.
Faire passer
l’infinité des êtres (sur la rive du nirvana) : traitement de la vérité
de la souffrance, 2.Trancher les innombrables passions : traitement de la vérité de l'apparition, 3. Connaître l’insondable des doctrines : traitement de la vérité de l'extinction, 4. Attester de la prééminence de la voie bouddhique : traitement de la vérité de la voie.
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