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1 Le texte japonais emploie le verbe ki (記) qui signifie se souvenir, noter. Il semble donc qu'il s'agisse ici de la mise en forme des notes prises par Nikko à partir des enseignements de Nichiren.
2 Improductif (無作, musa, wuzuo) : ce qui ne participe pas du processus causal, qui n'est ni faisant ni fait. Voir également aspect de la pure ainsité. Antonyme productif (有作, usa, youzuo)
3 Voir Dictionnaire Miaofa.
4 C'est à dire de la Longévité de l'Ainsi-Venu, titre du chapitre XVI du Sutra du lotus. Ce chapitre est pour Nichiren le plus important du sutra car le Bouddha y révèle sa véritable identité. Cette révélation amène à reconsidérer l'intégralité de l'enseignement bouddhique.
5 Voir Dictionnaire Miaofa.
6 Voir Dictionnaire Miaofa.
7 Le texte japonais dit ici le Titre complet du Lotus soit Myohorenguékyo.
8 Part originelle (本分, honbun, benfen) : nature de bouddha inhérente à toute existence.
9 Réception et emploi spontanés (自受用, jijuyo, zishouyong) : ce qui est le produit de ses propres actes ; en général l'expression est employée pour qualifier le deuxième des trois corps du bouddha et dans ce sens elle en décrit l'action libre et resplendissante, ainsi que la fluidité de la perception. Antonyme : réception et emploi conférés (他受用, tajuyo, tashouyong).
10 Chapitre XXI du Sutra du lotus.
11 Shige (四偈, sijie) : Quatre stances. Il s'agit ici de stances régulières de quatre vers de cinq pieds chacuns. Ces stances sont le modèle habituel des parties versifiées du Lotus. Les stances auxquelles le texte fait référence se situent presque à la fin du chapitre XXI du Sutra du lotus. On les appelle stances Des Significations des dharma (於諸法之義偈, Oshohoshigi ge, wuzhufazhiyi jie) d'après le deuxième vers qui les compose. Normalement c'est le premier vers d'un passage qui permet de le désigner mais dans le cas présent le premier vers (Ceux qui peuvent garder ce sutra) est relativement fréquent, il apparaît même juste un peu avant ce passage, et il ne permettrait donc pas un repérage précis. Voici une tentative de traduction des quatre stances en question.
Ceux qui peuvent garder ce sutra
Des significations des dharma
Des termes et des locutions
A les expliquer auront joie inextinguible
Comme le vent dans l'espace
sans aucune entrave
Après l'extinction de l'Ainsi-Venu
Des sutra prêchés par le Bouddha
Ils discerneront causes et conditions et succession
Selon les significations, ils enseigneront le véridique
Tout comme les clartés du soleil et de la lune
Défont les ténèbres
Ces personnes iront par le monde
Et sauront dissiper l'obscurité des êtres
Ils enseigneront d'innombrables bodhisattva
Qui prendront demeure définitive dans le véhicule unique
12 Ici le texte reprend pratiquement mot pour mot le passage du Wenju de Zhiyi commentant la fin des vers du chapitre XXI du Lotus : « les quatre stances Des significations des dharma louent ce qui est particulièrement profond. » Il ajoute « En enseignant la loi, on dissipe les ténèbres et l'on entre dans le véhicule unique. Voilà le plus profond du bouddha. »
13 Le texte japonais dit ici le Titre complet du Lotus soit Myohorenguékyo.
14 Shudai (首題) : Expression ou phrase qui forme le titre d'un classique. Il est intéressant de noter que dans de nombreux passages de ce texte, le vocabulaire consacré n'est pas encore fixé, c'est le sens qui prime. Avis à ceux qui même en français parlent du « daimoku » sans savoir que ce mot japonais signifie titre et, dans ce contexte, le Titre du Sutra du lotus. Voir Titre.
15 Ici le texte est annoté mot à mot. J'ai essayé de rendre cela à la fois par la typographie et le sens. « Tout comme » n'a pas été repris par Nikko. Nous avons juste une citation de 4 caractères : 日月光明, les caractères 1 et 3 sont associés à la doctrine originelle et les caractères 2 et 4 à l'empruntée.
16 Voir Dictionnaire Miaofa.
17 Cinq voies (godo, wudao) : cinq premières parmi les six voies.
18 Le texte traduit dit « qui prendront demeure définitive dans le véhicule unique ». Evidemment on ne peut respecter l'ordre des mots chinois dans la traduction en français. Il est déjà très contraignant vis à vis de la grammaire de reproduire l'ordre des vers et cela conduit à de nombreuses inversions. Pour tenter de suivre les annotations au mot à mot que fait Nikko, j'ai un peu modifié la traduction de ce vers.
19 Hitsujo (必定) : le mot signifie forcément, comme cela a été fixé. Dans le langage bouddhique il a également une acception particulière puisqu'il désigne un degré où l'on est assuré de devenir un éveillé.
20 Le texte dit unsaikafu (運載荷負) ; deux idées à la fois : conduire et porter. On reste dans le symbolisme du mot commenté : véhicule. En outre la phrase suivante reprend ces deux expressions.
21 Ai (愛) en japonais, souvent traduit par attachements.
22 Voir Dictionnaire Miaofa.
23 Quelques vers ne sont pas commentés. Pour faciliter la compréhension, voici une traduction de la fin de ce chapitre XXI du Lotus :
Ainsi celui qui possède cette sagesse
En entendant le profit de ces mérites
Après mon extinction
Recevra et gardera ce sutra
Une telle personne sur la voie bouddhique
Sera assurément libérée du doute
24 Dans l'édition que j'utilise ce texte est suivi d'un tableau qui figurerait au dos de l'original de ce traité. Ce tableau, bien postérieur (XVIIe siècle), met en relation plusieurs triades fondamentales du bouddhisme : les trois corps, la triple vérité, les trois sciences et les trois sortes d'actes. Pour l'heure, Miaofa préfère publier essentiellement des textes de l'époque de Nichiren et liés directement à son enseignement. Pourtant il ne serait pas inintéressant de traduire ce genre de tableau qui permet d'associer et de réfléchir sur les relations existant entre différents concepts.
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