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1.
To. Mesure valant environ dix-huit litres.
2.
Da. Chargement que peut porter ou tirer un cheval.
3.
Imo. Sorte de patate.
4.
Voir Dictionnaire Miaofa.
5.
Shaka butsu. Le Bouddha Shakyamuni fondateur du bouddhisme.
6.
Invocation professée par Nichiren en 1253 et dont la récitation répétitive constitue la pratique principale de son courant. Il s'agit donc, au moins physiquement, d'une pratique accessible à tous et qui par le fait pouvait concurrencer directement le courant du bouddhisme le plus répandu en Asie, à savoir l'amidisme. Les tenants de cette école pensent que dans un monde en crise, seules l'invocation du nom du bouddha Amida et la confiance dans son action salvifique permettent de quitter cette terre pour renaître en son paradis.
Namu est la prononciation japonaise du chinois namo lui-même translittération du terme sanscrit nama qui signifie se consacrer. Myōhōrenguékyō est la prononciation japonaise de Miaofalianhuajing qui est le titre de la traduction en chinois du Sūtra du lotus par Kumārajīva (vers le quatrième siècle de notre ère). Sur la signification de chacun des caractères cf. Devenir le Bouddha p.17, éditions Arfuyen, 1993. Doit-on lire namu ou nam ? Certaines écoles nichirenites disent namu d'autres nam. J'adopte le parti pris de retranscrire Namu Myōhōrenguékyō lorsqu'il s'agit de la formule écrite et Nam Myōhōrenguékyō lorsqu'il s'agit de sa récitation à voix haute. C'est un choix, d'autres sont possibles. De toute façon la prononciation japonaise des idéogrammes chinois a dû évoluer depuis plus de sept siècles ; probablement, à cette époque, on devait être plus proche qu'aujourd'hui de la langue tonale qu'est le chinois.
7.
Dans cette phrase japonaise, le 'Sūtra du lotus' est omis. Pour plus de clarté, je l'ai rajouté dans la traduction.
8.
Kai dono. Il s'agit de Nichiji, fils de l'époux de la destinataire de cette lettre. Nichiji (1250 – ?) de son premier nom Matsuchiyo était le fils d'un samouraï, seigneur du village de Matsuno (actuellement département de Shizuoka). Il fait ses études au Temple Jissoji (Aspect réel), qui relève de l'école Tendai. Un jeune prêtre, de quatre ans son aîné, le prend en charge. Il s'agit du moine Hoki qui plus tard se verra conféré le nom de Nikkō (1246 – 1333) et qui sera l'un des principaux disciples de Nichiren. Une fois ordonné, le jeune Matsuchiyo prend pour nom Kai, nom de la région dont il est originaire et sous lequel il est désigné dans cette lettre. En 1270, Nikkō qui était devenu disciple de Nichiren depuis une dizaine d'année lui présente Kai. Celui-ci se convertit au bouddhisme du Lotus et reçoit le nom de Nichiji. Les relations entre lui et Nikkō semblent avoir été très proches et Nikkō dit de lui qu'il fut son premier disciple. Habiles dans les débats et possédant très bien les doctrines du Tendai, Nikkō et Nichiji font du temple Jissoji un foyer de propagation de la nouvelle doctrine. Il est au côté de Nichiren lors de l'exécution manquée de Tatsunokuchi puis le rejoint durant l'exil sur l'île de Sado. Toujours très proche de Nikkō il se livre à des activités de propagation entrecoupées de séjours au mont Minobu où Nichiren s'est retiré. Il est le plus jeune des six moines à qui Nichiren confie les destinées de l'école en 1282. En 1295, âgé de quarante-cinq ans, il décide de propager le bouddhisme de Nichiren hors du Japon. Il faut souligner que le fait était rarissime et témoigne de son zèle infatigable. À cette époque encore et précédemment, des moines japonais se rendaient en Chine pour apprendre le bouddhisme ou recevoir la transmission de certaines doctrines mais pas pour enseigner ni convertir. Il marche jusqu'à l'extrême nord-est du Japon, région des Aïnous, où il aurait été actif puis s'embarque pour le continent et serait arrivé en Mandchourie où l'on perd sa trace.
9.
Signature Kaō (monogramme fleuri).
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