|
1. Au sujet des maîtres proclamateurs et guides
Dans la Transmission orale sur les significations il est dit : « Le chapitre Surgis de la terre1 est tout entier consacré aux bodhisattva de la conversion originelle2. Namu Myōhōrenguékyō est l’activité3 des bodhisattva de la conversion originelle. C'est ce que l’on entend par 'proclamateurs'. 'Guides' signifie amener tous les êtres du Japon à la terre pure du Mont Sacré. Parce qu’ils ne ressortissent que de la conversion originelle, les maîtres guides de la Fin de la loi sont qualifiés de 'maîtres'.
Lorsque l'on veut expliciter ce qui a trait à ces quatre bodhisattva, on se reporte aux Commentaires, volume IX dont les Notes de l'Aide juste4 disent : « Dans le Sūtra, les quatre maîtres guides désignent les quatre vertus. Pratique-Supérieure révèle l'ego, Pratique-Illimitée la permanence, Pratique-Pure la pureté et Pratique-Pacificatrice le bonheur. Il peut se faire qu’une personne soit dotée des quatre vertus à la fois. Pratique-Supérieure est dénommé ainsi parce qu'il est sorti de la scène des deux morts5. Pratique-Illimitée tient son nom du fait qu'il a franchi les deux précipices que sont l'interruption et l'éternité6. Pratique-Pure est appelé de la sorte du fait qu'il s’est extrait de l'amas d'enchevêtrements des cinq demeures7. Pratique-Pacificatrice est ainsi nommé pour avoir harmonieusement développé les vertus de l'arbre de la voie8».
Maintenant Nichiren et les siens récitent Namu Myōhōrenguékyō et de la sorte, ils sont tous du lignage de ceux qui ont surgi de la terre.
Il est dit également : Le feu a pour action9 de brûler les choses, l’eau a pour action de les purifier, le vent a pour action de balayer poussières et saletés et la terre a pour action de sustenter les végétaux. Tels sont les bienfaits des quatre bodhisattva. Leurs actions ont beau ne pas être identiques, toutefois elles découlent toutes de Namu Myōhōrenguékyō.
Comme les quatre bodhisattva ont pris demeure dans les profondeurs il est dit de celles-ci : « source abyssale des eaux de la nature de la loi10, insondable doctrine11 ». Des profondeurs ils ont fait leur demeure. Elles sont le véritable principe. Dans les Notes de l’Aide juste il est dit : « Selon le sire de Shēng12, à propos des profondeurs, c’est en cette demeure que le principe réside. » On peut dire qu’à partir de cette demeure du principe, la pratique est exhumée et révélée.
Il est dit également : les mille herbes et les dix mille arbres ne peuvent être considérés comme différents des boddhisattva surgis de la terre13. Ainsi ces bodhisattva sont-ils reconnus comme ceux de la conversion originelle. 'Originel' du point de vue du bienfait signifie un bienfait sans commencement ni fin, supérieur à celui du passé dit des cinq cents grains de poussière14.
Ces bodhisattva sont les gardiens de la loi originelle. Cette loi originelle est Namu Myōhōrenguékyō. Le Titre est certainement leur possession et non celle des boddhisattva de la conversion empruntée15. Du corps de cette loi originelle une fonction a été extraite : l’Arrêt et examen16 et elle s’est propagée donnant le vocable d’Une pensée trois mille. Ainsi ces enseignements des grands maîtres et des maîtres des hommes17 se sont répandus comme étant la fonction de la loi merveilleuse.
L’unique caractère 'foi' reçoit et garde ce corps de la loi originelle. Seul ce caractère 'foi' est le sabre bénéfique qui délivre de l’obscurité fondamentale. Vous devez méditer la citation « la foi que l’on dit dénuée de doute18 ».
Notes de la Transmission orale sur les significations du Sūtra du lotus, fin du premier volume.
Sceau de Nichiren
Première année de l’ère Kōan19 - Tsuchinoë tora20. Consigné par Nikkō
|