第廿三久遠之事

(Shōwa teihon p 2671)
 
 

23. Au sujet du Passé ancien.

Dans la Transmission orale sur les significations il est dit : « La teneur1 de ce chapitre c'est la véritable réalisation du passé ancien2. 'Passé ancien' signifie ce qui est en l'état originel, et qui ne peut être mu ni amélioré3. Et puisqu'il s'agit des trois corps de l'improductif4, cela n'a pas eu de début pour se réaliser, cela n'a pas été mu. Cela n'est pas doté des trente-deux signes5 pas plus que des quatre-vingts caractéristiques6 ; cela ne peut être ni complété ni amélioré. En tant que bouddha qui demeure continuellement dans l'existence originelle, c'est l'état originel. Cela est exprimé par 'passé ancien'. Le passé ancien c'est Namu Myōhōrenguékyō. Et la véritable réalisation7 est ce qui s'ouvre comme étant l'improductif. »

 
  Retour à La Transmission orale sur les Significations (Ongi kuden)  
  Extrait suivant de La Transmission orale sur les Significations (Ongi kuden)  
  Retour à la page d'accueil  
 


1  Shosen (所詮) en japonais. C'est-à-dire l'enseignement, ce qui est révélé, élucidé. Rappelons que ce chapitre est enseigné pour dissiper le trouble de l'assistance après les évènements décrits dans le chapitre XV.
2  Voir Dictionnaire Miaofa.
3  Tsukurowazu (ツクロハズ), dans l'édition de référence Shōwa teïhon, ce terme est écrit en katakana pour attirer l'attention. Dans la même phrase sont également retranscrits de la sorte les mots 'ne peut être mu' (ハタラカセズ) et 'état originel' (モトノ). Plus loin dans le texte, nous retrouverons ce terme 'amélioré' avec sa graphie chinoise habituelle : 繕. Ce mot a plusieurs acceptions : réparer, guérir, complétér, mais aussi transcrire. Le concept renvoie donc à ce qui n'est ni perfectible ni même exprimable.
4  Voir Dictionnaire Miaofa.
5  Voir Dictionnaire Miaofa.
6  Voir Dictionnaire Miaofa.
7  Le texte dit '實成'qui est le deuxième terme de l'expression 'véritable réalisation du passé ancien' (久遠實成). Toutefois, il indique comme lecture makotoni hiraketari, c'est-à-dire pleinement ouvert. Cela renforce et amène le deuxième membre de la phrase et la notion d'ouverture.