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1 Cf. Dictionnaire Miaofa : rétribution des fautes.
2 La citation de cet extrait de la lettre de la nonne Sennichi est en chinois classique et la réponse de Nichiren en japonais classique (hormis les citations).
3 Cf. Dictionnaire Miaofa : citadelle infernale.
4 Il s'agit d'une citation de la partie versifiée du chapitre Parabole du Sutra du lotus. Cette longue partie versifiée est formée de vers réguliers de quatre pieds. En entier cette citation donne :
« Si des incroyants
Dénigrent ce sutra
Ils détruisent de la sorte
Les graines d'éveil du monde
Ou s'ils se renfrognent encore
Et nourrissent des doutes
Entends bien ce que seront
Les rétributions de leurs fautes
Que ce soit du vivant de l'Éveillé
Ou après son extinction
S'il en est pour médire
De sutra et traités comme celui-ci
Ou si voyant ceux qui lisent et récitent
Écrivent et protègent les sutra
Ils les méprisent et les haïssent
Ils éprouvent du ressentiment
Les rétributions des fautes de ces hommes
Entends les à nouveau maintenant
Lorsque leur vie s'achève
Ils pénètrent dans l'enfer Avici»
On peut également se reporter à la traduction de Jean-Noël Robert (Le Sutra du Lotus, Fayard, P 121)
[ref. Myohōrenguékyō, Taisekijihan p 240, en gras l'extrait repris par Nichiren dans cette lettre]
5 Shikishinsōō, sexinxiangying, 色心相応 : terme composé par concaténation de forme et esprit (色心) et de soo (相応, xiangying) : concordance, ce qui se correspond mutuellement, ce qui se combine, ce qui s'accorde. Ici l'expression le croyant dont la forme et le cœur correspondent parfaitement (色心相応の信者, shikishinsōō no shinsha) semble indiquer que pour ce croyant les actes sont l'expression adéquate de son esprit et donc de sa foi.
6 能持此経, nojishikyo, nengchicijing : ici cette locution est traitée comme un terme bouddhique pour faire un parallèle avec concordance de forme et de cœur dans la proposition précédente, j'ai essayé de rendre cette structure commune aux deux propositions. 能持 noji, nengchi signifie garder, protéger, respecter, préserver. L'expression elle-même est tirée de la dernière partie versifiée du XVIIe chapitre du Lotus (cf. Jean-Noël Robert, Le Sutra du Lotus, Fayard, p 301, et Myohōrenguékyō, Taisekijihan p 528). Le passage où se trouve ce vers établit un parallèle entre des actes pieux extraordinaires effectués du vivant du Bouddha et le fait d'être capable de garder le Lotus lors des âges mauvais.
7 介爾, geni, jieer : probablement le premier caractère, jie (介) en chinois est une simplification de 芥 même prononciation et qui signifie insignifiant, minime, vétille. Ce terme (介爾) semble propre à la littérature bouddhique et on le retrouve dans des expressions telles que la minime une pensée (介爾一念, geni ichinen, jieer yinian) par exemple qui désigne la pensée momentané de l'homme ordinaire qui change sans cesse et ne peut imaginer les trois mille (cf. Une pensée trois mille).
8 En fait, je ne comprends pas cette expression chinoise 訶遣 qui est la dernière des trois actions énumérées ici. Si un lecteur érudit a quelque lumière sur ce sujet, je lui en saurais gré.
9 Cf. Dictionnaire Miaofa : Fleur de la loi.
10 (慈悲, jihi, cibei) : voir Dictionnaire Miaofa, compassion.
11 Cf. Dictionnaire Miaofa : Guanding.
12 Le premier membre de cette citation chinoise est très elliptique (無慈詐親), il faut le rapprocher de la deuxième citation «Pour autrui, extirper le mal, cela revient à agir comme ses parents» ; c'est le même terme (親) que je traduis dans la première citation par intimité et par parents dans la seconde.
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14 Cf. Dictionnaire Miaofa : disciple.
15 Cf. Dictionnaire Miaofa : bienfaiteur.
16 Cf. Dictionnaire Miaofa : nyudo.
17 Ichi no Sawa (一ノ澤) : littéralement la Vallée. Nom d'un village dans l'île de Sado. Au début de son exil dans cette île, Nichiren a résidé dans la chapelle délabrée d'un cimetière à Tsukahara (塚原) pendant environ cinq mois puis il a été tranféré à Ichi no Sawa. Il réside dans la demeure d'un nyudo appelé le nyudo d'Ichi no Sawa et ses conditions de vie s'améliorent. C'est là qu'il demeurera jusqu'à la fin de son exil (1274), cf. Nichiren biographie. A propos de ce nyudo voir Dictionnaire Miaofa. La destinataire de cette lettre, la nonne Sennichi, connaissait sans doute ce nyudo puisqu'elle même était devenue disciple de Nichiren lorsque celui-ci était en exil à Sado.
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19 Ce sont là les noms religieux de grands maîtres du courant Tiantai. Sont ainsi désignés successivement Zhiyi, Zhanlan, Saïcho et Guanding.
20 於怖畏世。能演說之 : Cette citation provient de la fin des stances du chapitre XI du Lotus [ref : J.-N. Robert p. 233, Myohorengekyo p. 419].
21 Cf. Dictionnaire Miaofa.
22 不信 (fushin) : littéralement mécréance, impiété.
23 Cf. Dictionnaire Miaofa.
24 Le terme japonais est nawate (畔). Il s'agit de petites digues, de remblais étroits qui séparent les rizières et sur lesquels on peut marcher. Dans les ouvrages spécialisés on désigne cela sous le nom de diguette.
25 Cf. Dictionnaire Miaofa.
26 我闡大乗教。度脱苦衆生。Cette citation provient de la fin des stances du chapitres XII du Lotus [ref : J.-N. Robert p. 241, Myohorengekyo p. 431]. Ces deux vers sont effectivement prononcés par la Fille-Dragon, au début de cette stance, elle dit « être versée dans les marques des fautes et mérites», ce qui recoupe la problématique de cette lettre.
27 かたし : Nichiren reprend le même terme que dans la citation du Sutra et que nous avons traduit par difficile (難) ; toutefois il l'écrit en kana et appliqué à des personnes, le sens le plus probable est ferme, solide, stable.
28 問其義趣。是則為難 : cette citation provient des stances qui clôturent le chapitre XI du Lotus [ref : J.-N. Robert p. 231, Myohorengekyo p. 417]. Elle vient un peu avant celle qui est citée en note 20. Dans son contexte, il faut citer les deux vers précédents :
«Après ma disparition
Écouter et recevoir ce sutra
Questionner sur ses significations
Voilà qui est difficile»
29 Nichiren emploie le mot gi (義) qui faisait partie de la précédente citation du Lotus, ce terme indique des notions de signification, idée, notion mais aussi intention. L'un des sens premier de ce caractère est ce qui est juste.
30 De l'année 1275.
31 Signature Kao 花押 (monogramme fleuri).
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