|
1 Gamoku gokan (眼目五貫). Les pièces étaient trouées en leur centre ce qui permettait de les attacher ensemble en les enfilant sur un cordon. La ligature ici évoquée (kan) comprend 1000 pièces. Littéralement Gamoku signifie œil d'oie, l'aspect de cette pièce percée au centre évoquait l'œil de cet oiseau.
2 Da (駄) : charge que peut porter un animal de bât.
3 D'après le Nichiren shonin to shonin kuyo (日蓮聖人と聖人供養), de Nakamura publié par Heirakujishoten (平楽寺書店), il s'agirait de fruits de saison (huitième mois), par exemple des chataignes ou des kaki.
4 (在世, zaise, zaishi) : cette expression n'est pas en elle-même un terme bouddhique. Elle signifie l'époque durant laquelle un individu était vivant. Toutefois dans les textes bouddhiques, elle désigne l'époque où le Bouddha était vivant. En ce sens elle fonctionne comme une abréviation de 'du temps du Bouddha' (仏在世, hotoke zaise, fo zaishi). Cf. de son vivant.
5 Les cinquante années représentent la période durant laquelle le bouddha Shakyamuni aurait enseigné, c'est-à-dire depuis l'éveil jusqu'au nirvana. Les huit années réfèrent à la dernière période de son enseignement selon la classification de l'école Tiantai. Cette période est appelée Lotus et Nirvana (法華涅槃時, hokke nehan ji, fahua nieban shi, saddharma pundarika mahapari nirvana). Les huit chapitres représentent la partie essentielle de la doctrine originelle (deuxième moitié du Lotus) et qui va du 15e au 22e chapitre. Il est intéressant de remarquer la prépondérance ici du chiffre 8.
6 Yanyuan 顔淵 plus communément appelé Yanhui 顔回 (-513-482) : un des principaux disciples de Confucius. C'est sous ce nom de Hui qu'il apparaît dans les Entretiens de Confucius. Yanhui suivit son maître dans une bonne partie de ses pérégrinations (cf. Confucius et sa pensée) mais mourut avant lui ce qui fut une peine supplémentaire pour ce dernier. Il figure au rang des quelques disciples très proche et était réputé pour sa compréhension de la doctrine et ses capacités intellectuelles. Peut-être Nichiren fait-il allusion ici à ce passage du Ve chapitre des Entretiens, paragraphe 8 : « Le Maître demande à Zigong : De Hui et de toi, lequel considères-tu comme étant le meilleur ?
Zigong : Mais comment oserais-je soutenir la comparaison ? A Hui il suffit d'expliquer une chose pour qu'il en comprenne dix ; quant à moi, je suis à peine capable d'arriver à deux !
Le Maître : Hui est certes supérieur, j'en conviens » [ref. Entretiens de Confucius, traduit par Anne Cheng, Le Seuil 1981]
7 Dans le texte, nous avons un renforcement du sens par répétition rythmique dans cette dernière proposition de la phrase : kyomon kakukakutari, meimeitari (経文皦皦たり、明明たり).
8 Exactement le texte dit : lors des plus de deux cents ans de la fin de la loi. C'est-à-dire un peu plus de deux cents ans après être entré dans la période de la fin de la loi.
9 Cf. Dictionnaire Miaofa, Fleur de la loi.
10 Je traduis empreinte pour le terme surigataki (en kana dans le texte), le Showa teihon indique 摺形木, une planche de gravure.
11 Abréviation peu usuelle du nom de Shakyamuni. En sanskrit muni signifie sage, ascète.
12 Cf. Dictionnaire Miaofa : intitulé.
13 Pour ce verbe Nichiren dit kakari (かかり), le verbe kakaru signifie dans ce cas suspendre, accrocher.
14 Je ne sais pas si c'est une coquille mais l'édition que j'utilise (Showa teihon) écrit Ashura ainsi 阿閦羅 et non pas avec pour deuxième caractère 修 qui est la graphie courante. Une autre édition des œuvres de Nichiren, Nichiren daishonin gosho, Showa shintei, emploie la graphie courante : 阿修羅.
15 Sept règnes de divinités célestes (天神七代, tenjinshichidai) : selon le Nihongi, une des sources de la mythologie japonaise, avant la génération des cinq règnes des divinités terrestres fondatrices de la lignée impériale, il y aurait eu trois divinités créatrices (zokasanshin) solitaires (hitorigami) puis quatre couples de divinités ; sept générations de divinités célestes se seraient donc succédées. Il s'agit des trois règnes de [1] Kuninotokotachinomikoto (国常立尊, Vénéré Fondateur de l'éternité du Pays), [2] Kuninosatsuchinomikoto (国狭槌尊, Vénéré Martelet du Pays) et [3] Toyokumununomikoto (豊斟渟尊) qui sont suivis par les quatres règnes conjoints de [4] Uijinomikoto (淤母陀琉尊) et Suijininomikoto (淤母陀琉尊), [5] Otonojinomikoto (大斗乃弁尊) et Otomabenomikoto (大苫邊尊), [6] Omodarunomikoto (面足尊), et Kashikonenomikoto (惶根尊) et enfin [7] Izanaginomikoto (伊邪那岐尊) et Izanaminomikoto (伊邪那美尊).
16 Cinq règnes de divinités terrestres (地神五代, chijingodai) : selon la mythologie japonaise, cinq règnes de divinités qui auraient précédé la lignée impériale. Ces divinités de la Terre viennent après les sept règnes des divinités du Ciel. Il s'agit de Amaterasu Omikami (天照太神), Amenooshihomiminomikoto (天忍穂耳尊), Amatsuhikohikohononiniginomikoto (天彦彦火火出見尊), Hikohohodeminomikoto (彦火火出見尊) et enfin Ugayafukiaezunomikoto (鵜葺草葺不合尊).
17 Divinités du ciel et de la terre (神祇, jingi) : esprits du ciel et du sol. Sur ces notions qui relèvent plutôt du shintoïsme, voir sept règnes de divinités célestes et cinq règnes de divinités terrestres, divinités tutélaires.
18 Divinités incarnées (躰の神, tai no kami) : divinités elles-mêmes par opposition à leur forme apparitionnelle, cf. divinités apparitionnelles.
19 Divinités apparitionnelles (用の神, yu no kami) : apparences, corps d'emprunt que revêtent les divinités pour accomplir un but précis. Dans les mythes de l'Extrême-Orient les dieux apparaissent sous des formes diverses qu'ils empruntent et qui sont les plus adéquates pour les buts qu'il se donnent. Les humains en général les perçoivent sous ces formes d'emprunt. Notons que d'une certaine manière nous retrouvons cette capacité de travestissement chez des bodhisattva tels par exemple Contemplateur des Sons du Monde. Toutefois, dans le chapitre du Lotus qui lui est consacré, nous voyons que ce sont des personnages existants qui assument ses fonctions, plutôt qu'une volonté de sa part qui le ferait apparaître sous un déguisement. Antonyme : divinités incarnées.
20 Citation tirée de la fin de la partie en prose du chapitre XI du Lotus. La phrase complète dit : «Alors le bouddha Shakyamuni usant de pouvoirs divins accueillit les vastes assemblées et les posa toutes dans l'espace » (即時釈迦牟尼仏。以神通力接諸大衆皆在虚空) [ref : p 227 J.-N. Robert, p 411 Myohorengekyo].
21 Deux mondes, huit groupes (二界八番, nikaihachiban, erjiebafan) : l'assemblée qui prend place lors du chapitre Prologue du Sutra du lotus pour écouter le Bouddha peut être répartie en 3 groupes distinct : les bodhisattva, les auditeurs et les autres qui forment une assemblée nombreuse et composite. Ce dernier groupe est appelé foules diverses (雑衆, zasshu, zazhong). Il comprend (1) le groupe du monde des désirs, (2) le groupe du monde de la forme, (3) celui des rois dragons, (4) celui des rois chimères, (5) celui des rois gandharva, (6) celui des rois asura, (7) celui des rois garuda et pour finir (8) celui des rois humains.
22 Cf. Dictionnaire Miaofa : état originel.
23 Cf. Dictionnaire Miaofa : aspect réel des multiples dharma.
24 C'est souvent ainsi que Nichiren désigne Zhanlan 湛然 (711 - 782), l'un des moines éminents du Tiantai.
25 Cette citation est extraite du Traité Jinbi.
26 Pour reprendre cette citation en entier : « L'aspect réel est forcément les dharma, tout comme les dharma sont forcément les dix Ainsi, les dix ainsi les dix mondes et les dix mondes le corps et la terre ».
27 Cf. Dictionnaire Miaofa : grand maître Dengyo.
28 Cf. Dictionnaire Miaofa : corps de rétribution dans trois corps et aussi réception et emploi spontanés.
29 Bouddha apparaissant en sa forme vénérable (出尊形仏, shussongyobutsu, chuzunxingfo) : aspect véritable que le bouddha manifeste. D'une certaine façon le terme s'oppose à corps de manifestation (cf. trois corps). A partir d'une citation de Saicho, Nichiren évoque en ces termes le honzon.
30 Sans précédent (未曾有, mizou, weicengyou) : littéralement qui n'a jamais existé. L'expression apparaît notamment dans le chapitre II du Lotus sous la forme des méthodes (dharma) sans précédent (未曾有法, mizouho, weicengyoufa).
31 Cette citation est tirée du chapitre III du Lotus [ref. p 125 J.-N. Robert, p 247 Myohorengekyo].
32 Cf. neuvième conscience.
33 Exactement, Nichiren dit un nom de l'Inde.
34 L'expression utilisée est kudoku (功徳) ; cf. Dictionnaire Miaofa : œuvres et vertus.
35 Difficile évidemment de rendre cette façon de s'exprimer et qui est propre à la langue d'origine qui utilise les idéogrammes chinois. Les deux caractères sont 信心 (shinjin) qui signifie foi, croyance, littéralement la croyance du cœur, ce à quoi l'esprit accorde foi. Pour transposer dans notre langue on pourrait dire : « ... les trois lettres du mot foi » mais j'ai préféré rester plus proche de l'original.
36 Cette expression reprend un vers de la longue partie finale du chapitre III du Lotus [ref : p 120 J.-N. Robert, p 240 Myohorengekyo]. Toutefois elle représente une sorte de concept, cf. Dictionnaire Miaofa : Par la foi posséder l'accès.
37 Cette citation est extraite de la dernière partie versifiée du chapitre II du Lotus dite stances Bhiksu (比丘偈, Biku ge, Biqiu jie), [ref : p 90 J.-N. Robert, p 189 Myohorengekyo]. C'est le Bouddha qui s'exprime et dit :
«Je renonce définitivement aux moyens
Pour n'enseigner que la voie suprême» (正直捨方便。但説無上道).
38 Cette citation est extraite de la dernière partie versifiée du chapitre III du Lotus [ref : p 126 J.-N. Robert, p 248 Myohorengekyo]. Pour reprendre un peu le contexte, il est dit :
«Ils ne se réjouissent que de recevoir et garder
Les sutra et traités du Grand Véhicule
Tandis qu'ils n'acceptent pas
Une stance des autres sutra» (但楽受持。大乗経典。乃至不受。余経一偈).
39 Nichiren emploie ici l'expression anakashiko qu'il orthographie comme il le fait habituellement 穴賢. Généralement cette formule est utilisée par lui dans un style épistolaire pour clore une lettre. Dans ce cas on peut donner un équivalent comme 'respectueusement' par exemple. Ici l'emploi est différent. Le sens de l'expression induit des notions de déférence, de respect, mais aussi dans certaines formulations de renforcement du propos.
40 Cf. Dictionnaire Miaofa : Grand arrêt et examen.
41 Cf. Dictionnaire Miaofa : Hong.
42 Nichiren désigne ici Confucius sous le nom de Kongqiu (孔丘, Kokyu en japonais). C'est l'une des appellations de Confucius, la plus courante étant Maître Kong (孔子). Qiu (丘) était le nom de famille de Confucius.
43 Dans le confucianisme, le caractère xin (信) a plutôt le sens de sincérité ou de loyauté. Il désigne la parole de l'homme en ce qu'elle est fiable et digne de crédit (voir cinq vertus). Dans le bouddhisme le sens est quelque peu différent, toutefois le sens premier est d'accorder sa confiance aux enseignements du Bouddha.
44 Cf. Dictionnaire Miaofa : Guirlande de fleurs.
45 Cf. Dictionnaire Miaofa : Grand arrêt et examen.
46
47 Cf. Dictionnaire Miaofa : classiques extérieurs.
47bis Cf. Dictionnaire Miaofa : Li Guang et Guangwu.
48 Cinq sortes d'ascèses (五種の修行, goju no shugyo) : voir cinq pratiques merveilleuses.
49 Précepteur (和尚, kasho, heshang, upadhyaya) : en japonais on peut également prononcer osho ou washo ; ce terme étant une appellation des moines de haut rang, au Japon, selon les sectes on prononce différamment, dans le Tendai on dit kasho, osho chez les zenistes et washo pour les courants Préceptes et Paroles Véritables. A l'origine le terme upadhyaya désigne un maître spirituel (upadhi : lire, apprendre). Dans le bouddhisme monacal ancien, celui qui est chargé d'inculquer l'éthique et les préceptes au disciple. Cf. acarya.
50 Cf. Dictionnaire Miaofa : Daosui.
51 Cf. Dictionnaire Miaofa : cinq façons de l'ascèse immédiate.
52 Cf. Dictionnaire Miaofa : Pouvoirs miraculeux de l'Ainsi-venu.
53 Signature kao, c'est-à-dire sous forme de monogramme fleuri.
54 Nichinyo (日如) : généralement appelée dame Nichinyo (日如御前). Nous n'avons pratiquement aucune donnée biographique sur cette croyante sinon ce que l'on peut déduire des deux célèbres lettres que Nichiren lui a écrite, l'une sur l'aspect du gohonzon et l'autre sur l'offrande aux chapitres du Sutra du lotus. Selon certaines sources elle aurait peut être été la fille de l'épouse de Matsuno Rokuro Saemon ou la femme de Ikegami.
|