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Voir Dictionnaire Miaofa.
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Voir Dictionnaire Miaofa.
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C'est-à-dire les neuf premiers des dix mondes.
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Voir Dictionnaire Miaofa.
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kotowaru (コトハル) : dans l'édition de référence Shōwa teïhon, ce terme est écrit en katakana, c'est-à-dire en alphabet syllabique japonais souvent utilisé pour retranscrire des mots étrangers ou pour faire ressortir un mot du texte. C'est l'effet que crée ici cette graphie. Le terme signifie la compréhension d'une chose par la distinction de ses parties ou de son fonctionnement, l'explication de ce fait, la conscience de ce fait. Face à ces acceptions, et aussi pour tenir compte de l'aspect singulier de sa graphie, le terme logos nous a semblé un bon équivalent. Rappelons que logos désigne la parole, la raison, le discours, qu'il est opposé au terme muthos (qui a donné mythe, par exemple, en français).
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kotowaritaru (コトハリタル) : qui est kotowari, substantif relatif à kotowaru, cf. note ci-dessus.
7
Je traduis en utilisant ce terme inattendu de 'logos-poésie'. Le texte original dit '偈', pronociation usuelle ge, traduit généralement par 'stances' mais donne comme prononciatiation kotowari (ことはり, cf. note 6). J'ai donc tenté de rendre les deux sens à la fois, le logos (kotowari) et l'expression versifiée, les gāthā, d'où ce terme de 'logos-poésie'. Il est intéressant de noter les tranformations successives que subit ce caractère ge (偈, stances) dans les quelques lignes de ce paragraphe de la Transmission orale sur les significations. Nous commençons avec l'acception courante de stances pour passer à celle de 'logos'. Puis il est défini comme stances d'éloges qui sont le logos de l'existence originelle, enfin il recouvre sa graphie normale (偈) mais avec une prononciation originale, kotowari (logos) et dès lors, il est défini comme étant Namu Myōhōrenguékyō. Nous avons donc au fil de ce paragraphe, une transmutation du mot stances, qui désigne l'expression versifiée, et qui aboutit à Namu Myōhōrenguékyō. Ainsi l'expression commentée dans cet article de la Transmission orale sur les significations, les stances Jiga (自我偈), aboutit-elle à l'établissement de mise en relation entre le soi (自, ji), le moi (我, ga) et Namu Myōhōrenguékyō. 'Logos-poésie' évoque cette puissance véhiculée par le langage, ici à son stade extrême. On devine les capacités structurantes qui sont celles du logos par opposition au pouvoirs qui sont du domaine du mythe (cf. note 5, ci-dessus). Illustration de cette approche, on se reportera à l'essai de Walter Benjamin Sur le pouvoir d'imitation (Œuvres II, Gallimard) et notamment à la fin : « Ainsi le langage serait le degré le plus élévé du comportement mimétique et la plus parfaite archive de la ressemblance non sensible : un médium dans lequel ont intégralement migré les anciennes forces de création et de perception mimétique, au point de liquider les pouvoirs de la magie. » Cette 'migration' des anciennes forces de la magie et du mythe dans le langage fait du logos, et particulièrement du 'logos-poésie', le lieu privilégié d'expression et de résolution des tensions actives de l'existence.
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