第廿二自我偈始終之事

(Shōwa teihon p 2671)
 
 

22. Au sujet du début et de la fin des stances Jiga.

Dans la Transmission orale sur les significations il est dit : « Ji1 est le début. 'Corps2', dans le vers « Et, sans délai, l'accomplissement d'un corps de bouddha » est la fin. Tous les mots entre ces deux termes représentent 'reçoit et emploie'. Ainsi les stances Jiga sont-elles le corps qui de lui-même reçoit et emploie3. Notre propre corps s'ouvre comme étant le monde des dharma, les stances Jiga ne signifient rien d'autre que le monde des dharma, corps qui de lui-même reçoit et emploie. Ce corps qui à sa guise reçoit et emploie est Une pensée trois mille4. Dengyō dit : « Une pensée trois mille s'identifie au corps qui de lui-même reçoit et emploie, le corps qui de lui-même reçoit et emploie est la forme vénérable de révélation du Bouddha. Pour désigner cette forme vénérable de révélation du Bouddha on dit Trois corps de l'improductif5 ».
Que maintenant Nichiren et les siens récitent Namu Myōhōrenguékyō revient à cela. »

 
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1  Ji (自) est le premier caractère du premier vers de la partie versifiée du chapitre XVI. Ce premier vers se lit Ji ga toku burrai (自我得佛來) en sino-japonais et signifie : « Depuis que j'ai obtenu l'éveil ». Notons que le caractère ji signifie soi-même, spontanément, depuis. En accolant le premier mot (ji) de cette partie versifiée avec le dernier (shin), Nichiren forme le composé jishin (自身) qui signifie soi-même.
2  L'ordre des mots en chinois n'est pas le même qu'en français et le mot corps (身) conclut le vers « Et, sans délai, l'accomplissement d'un corps de bouddha » (速成就佛).
3  Voir Dictionnaire Miaofa.
4  Voir Dictionnaire Miaofa.
5  Voir Dictionnaire Miaofa.