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Lanka (Roi Lanka, 楞伽王, Ryoga-o, Lengqie wang)

Lengqie wang (Roi Lanka, 楞伽王, Ryoga o)

lenjie (monde des hommes, 人界, ningai)

libai (vénération, 禮拜, reihaï)

libération (délivrance, 解脱, gedatsu, jietuo, vimukti, vimoksa) : la libération, au sens du bouddhisme, est 1'affranchissement des liens de 1'illusion et de la souffrance inhérentes à 1'existence. Les mots sanskrits vimukti et vimoksa viennent tous deux du verbe vimuc (विमुच्) lui-même formé de vi (वि), loin de, séparé de et de muc (मुच्), libérer, délier.  
La traduction chinoise de ce terme a conservé ces deux significations. Jie () signifie diviser, séparer et, de là, délier puis éclaircir, comprendre ; tuo () signifie se défaire de quelque chose, ôter, éviter. D'où les notions de "s'affranchir des liens", "se débarrasser des entraves", "ôter ce qui gêne la compréhension".

liens de parenté [six] (六親, rokushin, liuqin)

lieu de la loi (法 座, hoza, fazuo) : lieu où s'assoit celui qui enseigne la doctrine bouddhique.

lieux [six] : voir douze entrées.

ligoudi (éloignement de la poussière, 離垢地, rikuji, vimala)

Li Guang(李廣, ?~-119): Homme de guerre chinois, expert au tir à l'arc et en équitation. Il est l'un des généraux de l'empereur Wu (武帝, règne -141~-87). Il s'illustre dans les campagnes contre les Xiongnu (匈奴), nomades turco-mongols qui durant tout le deuxième siècle exercent une menace constante sur le nord de la Chine. Nous connaissons surtout Li Guang pour les lignes qui lui sont consacrées par l'historien Sima Qian (司馬遷, -145 ~-86) dans le Shiji (史記). Notons qu'il existe un lien entre cet historien et Li Guang en ce sens où Sima Qian fut condamné pour avoir soutenu l'action du général Li Ling () qui n'était autre que le petit-fils de Li Guang. Li Guang était d'un caractère entier et fougueux. Il est notamment connu pour un certain nombre d'exploits qui illustrent sa détermination farouche. Poursuivant quelques soldats Xiongnu avec son détachement d'une centaine de cavaliers, il tombe sur le gros des troupes Xiongnu. Il n'hésite pourtant pas à attaquer cette armée forte de plusieurs milliers d'hommes jusqu'à la faire reculer. On cite souvent à son propos l'anecdote selon laquelle il aurait cru apercevoir un tigre dans l'obscurité alors qu'il s'agissait d'un rocher. Néanmons la flèche qu'il décoche reste plantée dans la pierre. Agé, il assume l'entière responsabilité du retard de son armée qui s'était égarée et dépité de n'avoir pas été choisi pour mener l'expédition de -119 contre les Xiongnu, il se suicide.
Pour plus d’informations sur les conflits entre la Chine et les Xiongnu on se reportera à l’historique suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Xiongnu.

lion (獅 子, shishi, shizi) : article en cours de rédaction, voir l'entrée relative au lion de Manjushri et iconographie.

liudao (six voies, 六 道, rokudo)

liugen (six racines, 六 根, rokkon)

liugen qingjing (purification des six racines, 六 根清淨, rokkon shojo)

liuji (six identités六 即, rokusoku)

liu polomi (six perfections, 六 波羅蜜, roku haramitsu, paramita)

Liupolomijing (Sutra des six perfections, 六 波羅蜜經, Rokuharamitsukyo)

liuqin (six liens de parenté, 六親, rokushin)

Liusha (Takla-Makan, Ryusha)

liushi (six consciences, 六 識, rokushiki)

logos (コトハリ, コトハル, kotowari, kotowaru) : on peut s'étonner de trouver le mot 'logos' dans un dictionnaire bouddhique. Pourtant il m'a semblé qu'il était le plus approprié pour traduire le concept de kotowaru tel qu'il apparaît notamment dans un article de la Transmission orale sur les significations, qui est consacré aux stances Jiga. Le terme kotowaru signifie la compréhension d'une chose par la distinction de ses parties ou de son fonctionnement, l'explication de cela, la conscience de cela. Face à ces acceptions et aussi pour tenir compte de l'aspect singulier de sa graphie en katakana, le terme logos apparaît comme un équivalent adéquat. Rappelons que logos désigne la parole, la raison, le discours, qu'il est opposé au terme muthos (qui a donné mythe, par exemple, en français). Quand on lit les traités de Nichiren, on ne peut que remarquer la logique interne, le recours au raisonnement. Contrairement à d'autres tendances du bouddhisme, il semble bien que son enseignement soit davantage proche du logos que de la pensée mythique.

loi ( 法, ho, fa, dharma) : voir dharma.

loi correcte ou juste (正 法, shoho, zhengfa, saddharma) : article en cours de rédaction

loi de ressemblance ou de semblance (像法, zoho, xiangfa, pratirupakadharma) : article en cours de rédaction

loi finale (période finale, , mappo, mofa, pascimadharma) : voir fin de la loi.

loi merveilleuse (妙法, myoho, miaofa, saddharma) : "merveilleux" signifie ce qui est inconcevable, insurpassable. "Loi" désigne le dharma bouddhique, la doctrine qui explicite le réel. Notons que le terme merveilleux est dû au traducteur Kumarajiva, le terme sanskrit sad signifiant juste, bon. Cf. myo (miao) pour l'étymologie et les acceptions de ce caractère.

lokavit (connaisseur du monde, 世間解, sekenge, shijianjie)

Longévité de l’Ainsi Venu [chapitre] (ou Durée de la vie, 如來壽量品, Nyoraï juryo hon, Rulai shouliang pin) XVIème chapitre du Sutra du lotus. Le Bouddha exhorte de façon répétée son auditoire à l’attention. Celui-ci prouvant la foi avec laquelle il s’apprête à écouter l’enseignement, il lui révèle un principe fondamental. Tous croient que le Bouddha a réalisé l’éveil à Bodhgaya. Il n’en est rien. En fait depuis un temps extrêmement reculé il est un éveillé. Tenter d’appréhender dans nos unités temporelles cette durée est vain, tout comme savoir le nombre de mondes parcourus par celui qui aurait réduit en atomes une infinité de mondes puis les aurait déposés un par un à intervalles très lointains jusqu’à épuisement. Comptons pour chacun de ces atomes un éon, le temps écoulé depuis qu’il est devenu un bouddha est plus ancien encore. Toute la vision que nous avons de la vie du Bouddha n’est qu’un expédient adapté à nos facultés, son corps de manifestation : "il n’y a ni naissance ni mort, ni retrait ni émergence, personne pour résider au monde ni passer en disparition". Le nirvana du Bouddha (son décès), lui-même est un moyen visant à provoquer chez les hommes l’esprit de rechercher la voie. Si le Bouddha demeurait en ce monde en permanence, les êtres ne comprendraient pas la valeur de son enseignement. Pour illustrer son propos, Shakyamuni use d’une parabole. Un médecin habile doit se rendre à l’étranger. Ses très nombreux fils, durant son absence, absorbent une potion qui se révèle être un poison. Quand le père revient, il trouve ses enfants en proie à de terribles douleurs. Il prépare immédiatement le remède adéquat. Certains le boivent et sont guéris mais d’autres, l’esprit troublé, n’en veulent pas. Ne pouvant leur faire entendre raison, il décide d’employer un stratagème. Il leur dit qu’il doit repartir puis envoie un messager qui annonce la mort du père. Le chagrin des enfants et leur inquiétude provoquent un sursaut salutaire, ils avalent la potion. Une fois ses fils guéris, le médecin réapparaît. Il en est de même du Bouddha qui, en fait, ne disparaît jamais, il use de la force du sentiment funèbre, du manque que crée l’absence, pour détourner les êtres de leurs vains penchants et lorsque leurs dispositions sont propices, il apparaît prêchant la loi. Pour Nichiren, ce chapitre est fondamental car il révèle la vraie nature du Bouddha, universelle et intemporelle.

long (dragon, 龍, ryu, naga)

longnu (fille dragon, 龍女, ryunyo)

lumière sereine : voir Terre de la lumière sereine (寂光土, jakkodo, jiguangtu).

lunshi (maître des doctrines, , ronji)

Luohouluo (羅 睺羅, Ragora, Rahula)

luttes et disputes acharnées (闘諍堅固, tojo kengo, douzheng jiangu) : littéralement luttes et querelles confirmées. "Confirmées" signifie ici la confirmation de la prédiction du Bouddha selon laquelle dans les cinq cents premières années de la Fin de sa loi, le sens des doctrines se perd et des querelles acharnées naissent quant à leur interprétation. L’expression tirée du Sutra de la grande assemblée (大集經, Daïshukyo, Dajijing) montre la pugnacité et l’aveuglement des protagonistes dans cette époque troublée. Cf. cinq cents dernières années.

Luyuan  (Parc aux cerfs, Parc aux gazelles, 鹿苑, Rokuon, Mrigadava)

luyuanshi (période du Parc aux cerfs, 鹿 苑時, rokuonji)

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