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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z








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Tablettes (籤, Sen, Qian) : appellation abrégée pour le Fahua xuanyi shiqian (Les Tablettes explicatives du Sens occulte de la Fleur de la loi). Ecrit de Zhanlan commentant le Fahua xuanyi de Zhiyi. Texte relevant du courant Tiantai. Remarquons la construction gigogne de ce type d'ouvrages qui sont des commentaires ou des approfondissements de commentaires. Ainsi les Tablettes explicatives du Sens occulte de la Fleur de la loi sont elles des rélexions sur le Sens occulte de la Fleur de la loi qui est lui même une vision de la Fleur de la loi, c'est à dire du Sutra du lotus.






Taho (Maints-Trésors, 多寶, Duobao, Prabhutaratna)






taigoshu (allocutaire, 對告衆duigaozhong)






Taïjo no Shakabutsu (Bouddha Shakya sur la corolle, 釋 迦佛)






tai no kami (divinités incarnées, 體の神)




Taïshaku (帝釋, Dishi, Indra)






Taïra no Yoritsuna (平頼綱) : voir Hei no Yoritsuna.




taïten (régresser, 退轉, tuizhuan)






Takla-Makan (流沙, Ryusha, Liusha) : immense zone désertique célèbre pour ses tempêtes de sable. Située dans le Turkestan oriental, à l'est de la ville Kagchar (province chinoise du Xinjiang). Les routes de la soie contournaient par le nord et par le sud ce redoutable obstacle naturel. Littéralement Ryusha signifie "flots de sable".






tambour céleste (tenku, tiangu , 天鼓) : tambour qui est localisé dans les trente-trois cieux, deuxième des six ciels du monde des désirs, royaume d'Indra. L'une des particularités de ce tambour est de battre tout seul et d'inciter graduellement les êtres au bien. En ce sens un commentaite de Zhiyi à propos du tambour signale que son battement est un enseignement spontané de la loi sans même que demande en soit faite (無 問自説). Il est mentionné dans plusieurs passages du Lotus, exprimé souvent dans les parties versifiées de cinq caractères, dans le vers "Sho ten gyaku tenku, Zhu tian ji tiangu, 諸天撃天鼓" qui apparaît notamment dans le XVIe chapitre ; à ce sujet on peut se rapporter à ce qu'en dit Nichiren dans la Transmission orale sur les significations.




Tamon tenno (roi céleste Grande-Ecoute, 多 聞天, Duowen tianwang, Vasraivana)






tanna (bienfaiteur, 檀那, danna, dana)






taoïsme (道教, dokyo, daojiao) : l’un des trois grands courants de la pensée chinoise ancienne, les deux autres étant le confucianisme et le bouddhisme. Origines, maîtres et doctrines du taoïsme, divergences avec le confucianisme, influence sur le développement des écoles bouddhiques chinoises, en savoir plus : Quelques notions sur le taoïsme.




Tathagata (Ainsi-venu, 如 來, Nyoraï, Julai)






tathata (parfaite ainsité, 如 如, nyonyo, ruru ou ainsité, , nyo, ru)






temple de l'Aspect réel ( 實 相, Jissoji)






temples de Nara [sept] (奈良七大寺, Nara shichi daïji)






ten (ciel, , tian)






Tenboringyo (Sutra de la mise en mouvement de la roue de la loi, 轉法輪經, Zhuanfalunjing, Dharmacakra pravartana sutra)




Tendai (Tiantai, 天台)






Tendaï chisha (sage du Tiantai [le], 天台智者, Tiantai zhizhe)




tenjin (êtres célestes, 天 神tianshen, devata) : voir ciel, sens 2.






tenjinshi (maître des dieux et des hommes, 天人師, tianrenshi, sasta deva manusyanam)






tenjinshichidai (sept règnes de divinités célestes天 神七代)




tenkai (monde céleste, 天 界, tianjie, deva loka) : voir ciel.






tenku (tambour céleste, tiangu , 天 鼓)




tenma hajun (démon céleste malfaisant, 天魔波旬, tianma boxun, papiyas)






tennin (divinité, 天 人, tianren, deva) : voir ciel, sens 2.






Tensho daïjin (天照太神) : on peut prononcer également Amaterasu Omi kami, littéralement la grande divinité qui illumine les cieux. Divinité tutélaire du Japon dont le sanctuaire est à Ise et qui serait à l'origine de la lignée impériale. Cette divinité du soleil apparaît dans de nombreux contes et a été incorporée parmi les bonnes divinités protectrices du bouddhisme.


     
 

terahosshi(maîtres de la loi du Temple, 寺法師)

 




Terre de la lumière sereine (寂光土, jakkodo, jiguangtu) : abréviation de "Terre de la lumière toujours paisible"(常寂光土, jojakkodo, changjiguangtu). Quatrième parmi les quatre sortes de terres bouddhiques définies par l'école Tiantai. C'est la terre véritable des bouddha où existe le corps du dharma. Sa particularité est d'être perpétuellement baigné d'une douce clarté. Sur ces quatre terres et leur relation avec les trois derniers de dix mondes cf. le traité de Nichiren Le principe d'Une pensée trois mille dans Devenir le Bouddha, éditions Arfuyen 1993.






Terre des moyens et du résiduel (方便有餘土, hoben uyodo, fangbian youyutu) : deuxième parmi les quatre sortes de terres définies par 1'école Tiantai. Les êtres qui y vivent, grâce à la pratique des moyens enseignés par le Bouddha dans le Petit Véhicule, se sont éloignés des troubles et illusions des trois mondes. Toutefois, 1'enseignement qu'ils pratiquent ne leur permet pas d'accéder à la réalité-même et il demeure en eux un résidu d'ignorance.






Terre de la résidence commune (同居土, dokyodo, tongjutu) : abréviation de "Terre de la résidence commune pour le saint et 1'ordinaire (凡聖同居土, bonshodokyodo, fanshengtongjutu)". Première parmi les quatre sortes de terres bouddhiques définies par 1'école Tiantai. Il s'agit d'une terre comme celle où nous vivons et où les auditeurs et les êtres de 1'éveil pour soi demeurent en compagnie des habitants des mondes des hommes et du ciel.






Terre de la retribution vraie (報土, jippodo, shibaotu) : abréviation de "Terre de la rétribution vraie sans obstacle ni entrave". Troisième parmi les quatre sortes de terres définies par 1'école Tiantai : celle ou vivent les bodhisattva qui ont pratiqué et réalisé 1'ascèse dite de "la contemplation de 1'aspect réel de la voie du milieu".






terre originelle (本地, honji, bendi) : ce terme apparaît surtout à partir des écoles chinoises du bouddhisme. Il revêt plusieurs acceptions qui découlent de conceptions assez proches. Lieu originel, fond essentiel de l'être, disposition originelle. Aspect authentique, corps réel d'un bouddha ou d'un bodhisattva, dans cette acception on trouve comme antonyme manifestation d'emprunt (ou incarnation d'emprunt, 垂迹, suijaku, chuiji) qui désigne la forme temporaire que peut emprunter un bouddha ou un bodhisattva pour effectuer le salut d'êtres par opposition à son corps véritable que l'on désigne par l'expression corps de la terre originelle (本地身, honjishin, bendishen). Dans le courant du Sutra du lotus, cette terre originelle est celle qui est évoquée dans le chapitre XVI où la véritable nature du bouddha est dévoilée. Il s'agit du lieu de la véritable réalisation du passé ancien (久遠實成, kuonjitsujo, jiuyuanshicheng) tel qu'il apparaît après la parabole des éons dits des cinq cents grains de poussière (五百塵點劫, gohyaku jintengo, wubai chendiangong).






Terre pure (淨土, jodo, jingtu) : terre qui n’est pas souillée par les passions (煩惱, bonno, fannao) des êtres, contrairement à notre de monde de Saha. Cette terre pure n’est pas polluée par les cinq troubles (五 濁, gojoku, wuzhuo). En fait selon les sutra, on a deux vues de cette terre pure. La première, et la plus courante, vise à la présenter par différence à notre monde. Toutes les imperfections et les souffrances de ce monde n’existent plus en terre pure qui devient donc une sorte de paradis. Selon les sutra et les bouddha qui régissent cette terre elle a différentes localisations. Pour les sutra amidistes, il s’agit de la Terre pure de félicité suprême d’Amita qui est à l’ouest de notre monde. En fait c’est essentiellement dans l’amidisme que cette notion est devenue un concept. La deuxième acception se rencontre dans d’autres sutra, par exemple le Sutra de Vimalakirti où c’est l’action du Bouddha qui purifie le monde et donc transforme notre monde souillé. Pureté et impureté dépendent du cœur. Le concept de la terre pure tel que l’amidisme l’a développé, a représenté un échappatoire pour les croyants qui vivaient des expériences douloureuses et n’est pas sans rappeler les visions de paradis de certaines religions monothéistes. Voir également amidisme.

Theravada : voir Petit Véhicule.






theravadin : adepte du Theravada.




tian (ciel, , ten)






tianjie (monde céleste, 天界, tenkai, deva loka) : voir ciel.






tiangu (tambour céleste tenku, 天鼓)
 


tianren (divinité, 天 人, tennin, deva) : voir ciel, sens 2.






tianrenshi (maître des dieux et des hommes, 天人師, tenjinshi, sasta deva manusyanam)






tianshen (êtres célestes, 天 神tenjin, devata) : voir ciel, sens 2.






Tiantai (Tendaï, 天台) : école du bouddhisme née en Chine au VIe siècle et qui tire son nom du mont Tiantai (province du Zhejiang), lieu où s'était retiré le religieux Zhiyi (538-597), principal maître de ce courant. Si Zhiyi est le principal penseur de cette école, il n’en est pas le fondateur. Selon les récits de l’école Tiantaï, le premier maître aurait été Huiwen (dates non déterminées). C’est son disciple Huisi (515–577) qui développa les méthodes contemplatives relatives au Sutra du lotus et qui fut le maître de Zhiyi. Ce dernier établit l’école sur le mont qui la désigne. La doctrine du Tiantai provient d'une combinaison d'éléments empruntes essentiellement à Nagarjuna et au courant du Lotus. Nichiren a fait siens la plupart des enseignements originels de cette école. En savoir plus : Contexte historique de la création de l’école Tiantai.






Tiantai zhizhe (sage du Tiantai [le], 天台智者, Tendaï chisha)




tiaoyu zhangfu (dompteur, 調 御丈夫, jogo jobu, purusa damyasarathi)






timu (titre, 題目, daïmoku)






Titre (題目, daïmoku, timu) : désigne le titre du Sutra du lotus tel que l'a traduit Kumarajiva (vers le quatrième siècle de notre ère) soit Miaofalianhuajing en chinois qui se prononce Myohorenguékyo en japonais. Dans les écrits de Nichiren, le Titre désigne le plus souvent Namu Myohorenguékyo, c'est à dire le titre complet du Lotus précédé de la formule votive namu. Il est donc intéressant de remarquer que le fait de désigner Namu Myohorenguékyo par l'expression Titre révèle clairement sa relation intrinsèque avec le Sutra du lotus, notion qui se perd en français par exemple lorsqu'on ne traduit pas le sens du terme daimoku et que l'on se contente d'utiliser le vocable japonais. En savoir plus : les sept caractères du Titre.






tiryag (animaux, 畜生, chikusho, chusheng)






Todaïji (東大寺) : voir sept grands temples de Nara.






Tofu : Ono no Tofu 小野の道風 (894-966) ou selon une autre prononciation Ono no Michikaze, célèbre calligraphe japonais de l'époque Heian cité par Nichiren dans la Réponse à dame nonne Ueno.





toï sokumyo (l'état actuel s'identifie à la merveille, 當位即妙, dengwei ji miao)






to issaï shobutsu (l'égalité avec tous les bouddha, 等 一切諸佛, deng yiqi zhufo, sarvabhuddasama)






Tojo Kagenobu 東条景信 (dates incertaines) : japonais, contemporain de Nichiren et issu de la caste des guerriers. Originaire de la province d’Awa (actuellement département de Chiba), il y devient intendant domanial (jito). Fervent amidiste, il n’apprécie guère les critiques qu’en 1253 Nichiren formule sur cette religion, à son retour au monastère Kiyozumi (cf. Nichiren biographie). Il conçoit une haine féroce envers Nichiren, non seulement à cause de ses convictions religieuses mais également parce que le jeune moine aide une femme de la noblesse, Nagoë no Ama, avec laquelle il a un différend juridique. Il fait pression sur le supérieur Dozen pour que Nichiren soit évincé du monastère Kiyozumi. En 1264, à la tête de plusieurs hommes d’armes, Tojo dresse une embuscade à Nichiren qui, en compagnie d’une dizaine de disciples, s’en revenait de son village natal. Néanmoins la résistance efficace des disciples de Nichiren fait que Tojo ne parvient pas à ses fins. Cependant un disciple est tué et plusieurs autres sont blessées, Nichiren également est blessé au front et sa main gauche est brisée. Cet évènement est connu sous le nom de persécution de Komatsubara.






tojo kengo (luttes et disputes acharnées, 闘 諍堅固, douzheng jiangu)






tokaku (éveil d’indifférenciation, 等覺, dengjue)






Toki Jonin  (富木常忍) : voir Nichijo.






tokudo (obtention de la voie, 得道, dedao)






tokudo (passer la voie, 度道, dudao)






tokudo (obtention du passage, 得度, dedu)




Tokusho (Possession-Victorieuse, 得勝, Desheng)




tonenmyoka (brasier et fournaise, 灯燃猛火, dengranmenghua)




tongjutu (Terre de la résidence commune, 同居土, dokyodo)






tongjiao (enseignement commun, 通教, tsukyo)






tongshiji (unicité de temps, 同時卽, dojisoku)






toriten (trente-tois cieux,忉利天, daolitian, trayastrimsa)




tōryō (pilier, 棟梁)






Tosotsu (Tusita,兜 率天, Dushuo)




totai (corps, 當體, dangti)






totaizenze (parfaite coïncidence de la substance, 當體全是, dangtiquanshi)






Toujours Sans-Mépris [bodhisattva](常不輕菩薩, Jofukyo, Changbuqing, Sadapaributha) : souvent abrégé en bodhisattva Sans-Mépris (不輕菩薩, Fukyo bosatsu, Buqing pusa). Bodhisattva dont l'histoire est contée au chapitre XX du Sutra du lotus (Chapitre du bodhisattva Toujours Sans Mépris). Dans un passé extrêmement lointain, il se livrait à une pratique qui consistait uniquement à se prosterner avec respect devant toute personne, moine ou laïc en leur prédisant qu'elle deviendrait un bouddha. En fait, il reconnaissait et honorait en chacun la nature de bouddha. Il encourut moqueries et attaques. D'ailleurs, c'est pour se railler qu'on l'a surnommé Toujours Sans-Mépris. Toutefois, au moment de mourir, il entendit l'exposé du Lotus, le retint, vit ses sens purifiés et sa longévité accrue. Du coup, tous ceux qui lui avaient nui, impressionnés, devinrent ses disciples.






tous les mouvements sont souffrance (一切行苦, issaï gyo ku, yiqie xing ku, dukhah sarva samskarah) voir quatre sceaux de la loi (le troisième) et Réponse au moine Abutsu - commentaires.






Toyokumununomikoto (豊斟渟尊) : voir sept règnes de divinités célestes.




trailokya (trois mondes, 三界, sangai, sanjie)






Traité de l'Accomplissement du Réel (成實論, Jōjitsu ron, Chéngshí lùn, Satyasiddhi-śāstra) : autre traduction possible : Traité de l'Avènement de la Vérité. Œuvre principale du penseur indien Harivarman (IIIe~IVe siècles) ; fondement de l'une des branches du bouddhisme, l'École de l'Accomplissement du Réel (成實宗, Jōjitsu shū, Chéngshí zōng). La version chinoise est due au traducteur Kumarajiva. Ce traité relève du courant du Petit-Véhicule tardif, c'est-à-dire empreint de concepts philosophiques issus de la confrontation avec les doctrines du Grand-Véhicule






Transmission orale sur les significations (御義口傳, Ongi kuden) : mise en forme effectuée par Nikko, des cours de Nichiren sur le Sutra du lotus et qui eurent lieu au mont Minobu, probablement durant l’ère Kenji (1275-1277). Cette œuvre rédigée dans une langue proche du chinois classique a été approuvée par Nichiren en 1278. Elle comprend un peu plus de cent pages et traite de deux cent trente deux articles qui révèlent la vision qu’avait Nichiren à propos de phrases choisies du Lotus. Ces articles portent chacun un titre et sont classés en suivant l’ordre des chapitres du Sutra. Pour se faire une idée de ces textes étonnants on se reportera à notre traduction de fragments de la Transmission orale.






trayastrimsa (trente-tois cieux, 忉利天, toriten, daolitian)






trente-deux marques ou trente-deux signes caractéristiques (三十二相, sanjuni so, sanshier xiang) : particularités que présente le corps du Bouddha. Une étude plus approfondie de ces trente-deux signes, de leur symbolisme serait nécessaire.






trente-trois cieux (忉利天, toriten, daolitian, trayastrimsa). Le terme chinois daoli serait une translittération du sanscrit trayastrimsa (trente-trois). Ces trente-trois cieux représentent le deuxième des six ciels inclus dans le  monde du désir (cf. Correspondance entre les six voies et les trois mondes de la cosmologie indienne). Son centre où Indra demeure est situé sur le mont Sumeru. Les êtres qui y vivent auraient une longévité de mille ans et pour eux, un de nos siècles serait l’équivalent d’une journée. On dénombre trente-trois cieux car, au centre, il y a la ville que régit Indra et chacune des quatre directions est divisée en huit cieux. Il faut essayer de se représenter tout cela en trois dimensions : sur l’axe de la hauteur, on compte les six ciels du monde du désir ; le deuxième d’entre eux, considérons le comme un plan divisé en trente-trois parties, une partie centrale autour de laquelle sont délimitées par des rayons trente-deux parties adjacentes.






trépassés faméliques (餓鬼, gaki, egui, preta) : voir esprits affamés.






trésors [trois] (三寶, sanbo, sanbao, triratna)






triade de Shakyamuni  (釋迦三尊, Shaka sanzon, Shijia sanzun) : ensemble statuaire ou pictural représentant le bouddha Shakyamuni entouré de deux servants. Le bouddha est au centre de ce groupe de trois personnages et les deux servants qui se tiennent de part et d'autre sont généralement de plus petite taille. Les deux servants associés au bouddha Shakyamuni sont Manjushri et Sage-Universel, ces deux bodhisattva expriment les qualités d’intelligence liées au fondateur du bouddhisme. Rappelons que sur le honzon de Nichiren, Manjushri et Sage-Universel figurent respectivement à droite et à gauche de la colonne centrale (le Titre), leur nom précédé par la formule votive Namu.
Une autre triade souvent représentée en Extrême-Orient est celle d’Amita. Ces servants sont Contemplateur des Sons et Puissance-Extrême et ils illustrent le caractère spectaculaire de ce bouddha.





trichiliocosme (千界, ichidaï sanzenkaï, yida sanqianjie) : littéralement ' un grand monde de trois sortes de mille'. Sans entrer trop dans le détail mille "petits" mondes forment un monde moyen. Un "petit" monde serait plus ou moins un équivalent de notre monde dans la représentation indienne antique. Mille mondes moyens forment un grand monde. Plutôt donc que trois mille mondes nous avons mille mondes à la puissance trois.






trikaya (trois corps, 三身, sanjin, sanshen)






tripitaka (trois corbeilles, 三藏, sanzo, sanzang) : nom donné au canon bouddhique, regroupant la corbeille de la discipline (vinaya pitaka), des enseignements du Bouddha (sutra pitaka) et des exégèses ou commentaires (abhidharma pitaka). Ce nom viendrait du fait que les textes anciens, rédigés sur des feuilles de palme, auraient été conservés dans des paniers (ou corbeilles, pitaka).






tripitaka (enseignement des trois corbeilles, 三藏教, sanzo kyo, sanzang jiao)






Tripitaka (Trois-Corbeilles, 三藏, Sanzo, Sanzang) : Surnom honorifique donné aux plus grands traducteurs pour la maîtrise de leur compréhension de la totalité du canon bouddhique ( cf. tripitaka). Kumarajiva ou Xuanzang ont été appelés ainsi.





triple étude : voir  trois sciences (三學, sangaku, sanxue)






triple évidence harmonieuse (圓融三諦, enzoku santaï, yuanrong sandi) : évidence de la vacuité (kutaï, kongdi), évidence de la temporalité (ketaï, jiadi) et évidence du milieu (chutaï, zhongdi) voir aspect de la pure ainsité.






triple harmonie (, sanwa, sanhe) : association harmonieuse de trois facteurs : les racines, le lieu et la conscience. L'acte perceptif, faculté essentielle du vivant, n'existe que dans cette combinaison instantanée : racines (les organes de la perception), lieu (1'objet de la perception), conscience (le sujet qui perçoit).






triple mystère (, sanmitsu, sanmi) : pratique ésotérique de l’école des Paroles Véritables (shingonshu, shenyuanzhong) qui associe une posture physique, particulièrement des mains (mystère du corps, , shinmitsu, shenmi) à l’incantation de mantra (mystère des mots, , mitsugo, miyu) et à des représentations mentales de bouddha ou bodhisattva (mystère du mental, 意 密, imitsu, yimi). Nous retrouvons là une illustration de la vieille classification bouddhique des actes qui distingue les actes corporels, vocaux et mentaux.






triple prise de refuge (歸, sanki, sangui) : prise de refuge dans les trois trésors ( le Bouddha, la loi, la communauté) qui se fait lorsque l'on décide d'embrasser la foi bouddhique. L'expression chinoise est une abréviation de sanguiyi (, sankie). Voir le script du cours sur les trois trésors.






triple observation du coeur (一心三觀, ishin sankan, yixin sanguan) : article en cours de rédaction.




Triple Sutra du lotus  : voir Sutra du lotus en trois parties (法華三 部經, Hokke sanbu kyo, Fahua sanbu jing).






triple vérité (三諦, santaï, sandi) : l'une des doctrines fondamentales de l'enseignement de Huisi (515-577), de 1'école Tiantai. Le premier élément de cette triple vérité est la vacuité (, ku, kong, sunyata) : 1'ensemble des dharma est dépourvu de nature propre. Vient ensuite le caractère provisoire (, ke, jia) : l'ensemble des dharma est pris dans un flux de transformation incessante et donc, à chaque instant, il ne présente que 1'aspect d'une combinaison temporaire d'éléments. Percevoir ces deux vérités dans leur action réciproque et simultanée est la troisième vérité, la vérité du milieu (, chu, zhong). L'aspect réel des dharma n'apparaît qu'au travers de cette triple vérité.






triratna (trois trésors,  三 寶, sanbo, sanbao)






trois attachements (三愛, sanai, sanai) : trois sortes d'impulsions fondamentales qui sont le terrain favorable pour l'apparition de la douleur (cf. le cours sur les quatre vérités, vérité de l'apparition). Nous avons donc affaire à des forces puissantes qui sont à l'origine même du processus du vivant. Remarquons que ces attachements ont des objets différents qui s'excluent mutuellement et donc présentent les uns vis à vis des autres des relations antagonistes qui sont le propre de la génération du vivant. Les trois attachements sont :

a) L'attachement aux désirs : il s'agit de l'attachement aux objets de satisfaction des cinq sens perceptifs (vue, ouie, goût, odorat et toucher). Une autre explication peut-être plus tardive et moins sûre parle de l'attachement aux cinq désirs (五欲, goyoku, wuyu) qui sont les biens, la sexualité, la nourriture et la boisson, la renommée et le sommeil.

b) L'attachement à l'existence : fondé sur la perception de l'existence d'un ego, cet attachement vise à la perpétuation de cet ego, même si logiquement chacun sait l'impossibilité d'une telle opération. Ainsi de nombreux désirs apparaissent en ce sens. Toutes les vues relatives à des paradis post mortem et éternels, toutes les opinions qui voient dans la descendance la perpétuation de soi même sont liées à cet attachement.

c) L'attachement à l'anéantissement (ou à l'inexistence) : rejet de ce monde imparfait, attrait du vide, de l'anéantissement, d'un repos éternel, de l'autodestruction sous ces différentes formes manifestent des désirs puissants qui viennent s'opposer au deuxième attachement.

Le bouddhisme ne dégage donc pas un désir qui serait primordial. Il s'intéresse d'ailleurs moins à la nature ou à l'objet du désir qu'à son existence, désir de renommée, sexualité, survie, le désir est avant tout "désirant" et sa manifestation aveugle est le terrain favorable à l'apparition de la souffrance.

Une autre liste des trois attachements comprend l'attachement aux désirs, aux formes et au sans-forme. Nous avons là une corrélation avec les trois mondes qui montre l'attachement qui lie intensément les êtres au monde dont ils ressortissent.






trois bouddha (佛, sanbutsu, sanfo) : deux sens distincts.

- Chacun des trois corps du bouddha.

- Les trois sortes de bouddha du chapitre Vision du stupa précieux du Sutra du lotus, à savoir les bouddha Shakyamuni et Maints-Trésors ainsi que les bouddha du corps fractionné des dix directions.






trois calamités (三災, sansaï, sanzai) : également traduit par trois fléaux. Selon les sources, nous trouvons différentes listes de calamités. La plus courante désigne les calamités dues à l'eau (inondation), au feu (incendie) et à la soldatesque (guerre et toutes les nuisances conséquentes aux mouvements de troupes). Ces calamités sont une source de malheurs pour les populations. Pour la première, rappelons les cours capricieux de quelques grands fleuves de l'Asie et notamment leur tendance aux crues durant la mousson, voire aux changements de tracés. Comme en Occident, les incendies ont été un véritable fléau du fait des constructions en bois et de la densité des villes. Pour ce qui est de la troisième calamité, les mouvements de troupes représentaient toujours un grand danger pour les populations civiles. D'autres listes des trois calamités, plus spécifiquement bouddhiques existent également. Les trois calamités peuvent être associées aux sept fléaux, donnant le composé trois calamités et sept fléaux (三災七 難, sansaï shichinan, sanzai qīnán). En savoir plus: Petites et grandes trois calamités.   






trois catégories (三科, sanka, sanke) : système résultant de la combinaison des cinq éléments, des douze entrées et des dix-huit domaines (voir surtout dans cet article le diagramme du système des cinq éléments, des douze entrées & des dix-huit domaines représentant le fonctionnement de ces trois catégories).
Les doctrines développées dans le bouddhisme du Grand Véhicule comprennent quelques systèmes globaux, comme celui-ci, qui se proposent d’expliciter la totalité de l’expérience de l’existence dans son instantanéité sans cesse renouvelée. Un autre système de ce type est celui qu’a formulé Zhiyi (538 – 597), Une pensée trois mille et dont l’un des termes (les cinq éléments) est commun aux deux représentations. Les trois catégories se présentent comme un système rendant compte de l’ensemble du phénoménal (, issaï, yiqie) perçu comme combinaison de mouvements (行, gyo, xing, samskara) et de produits (有為,, youwei, samskrta) ou composé (cf. premier et deuxième des quatre sceaux de la loi ).





trois corbeilles (三藏教, sanzo kyo, sanzang jiao, tripitaka)






trois corps (三身, sanjin, sanshen, trikaya) : ce sont les trois corps d'existence du Bouddha. Leur présence étant simultanée, 1'expression "triple corps" est aussi utilisée. Ces trois corps sont les suivants :
- le corps de dharma (法身, hosshin, fashen, dharmakaya) : il s'agit du vrai corps du Bouddha, imperceptible à 1'homme ordinaire, qui est à la fois l'incarnation de la doctrine bouddhique et la manifestation du "corps cosmique" du Bouddha.
- le corps de rétribution (報身, hojin, baoshen, sambhogakaya) : il représente le corps glorieux du Bouddha, baigné de la joie de la compréhension de la loi. C'est un reflet du corps de dharma, qui n'est perceptible que par les seuls bodhisattva. L'art religieux de l'Extrême-Orient a souvent representé le Bouddha sous cet aspect, en le dotant de trente-deux marques de beauté caractéristiques. Pour en décrire 1'action libre et resplendissante, ainsi que la fluidité de la perception, on use de l'expression "corps de rétribution qui spontanément reçoit et emploie".
- le corps de manifestation (應身, oshin, yingshen, nirmanakaya) : c'est 1'apparence sous laquelle 1'homme ordinaire perçoit le Bouddha lorsqu'il est en sa présence. C'est la manifestation du corps de rétribution. Certaines conceptions du corps de manifestation peuvent aller jusqu'à signifier le choix d'incarnation auquel procéderait un Bouddha : ainsi le choix de naître sous la forme de Gautama en Inde.
Ces trois corps manifestent un triple rapport : rapport au monde (
corps de dharma), rapport à soi (corps de rétribution), rapport à autrui (corps de manifestation) qui est propre à l'éveillé. A ce sujet, on se reportera au tableau qui figure à la fin des notes du chapitre de la Transmission orale sur les significations consacré aux quatrains Maintenant ces trois mondes du Sutra du lotus. En fait, toute existence entretient un rapport au monde, à soi et à autrui mais dans le cas du Bouddha ce rapport est 'organique' d'où le terme de corps.






trois corps en un seul (三身即一, sanjin soku ichi, sanshen ji yi) : le corps vivant du Bouddha est la manifestation des trois corps.






trois domaines (三世間, sanseken, sansijian) ce concept constitue 1'un des facteurs permettant d'aboutir au nombre trois mille, dans le système d'Une pensée trois mille. Ces trois domaines sont le domaine des cinq ombres, le domaine des êtres et le domaine des territoires.

- le domaine des cinq ombres indique les différences de qualité des cinq ombres, selon les dix mondes.
- le domaine des êtres montre les différentes sortes d'êtres - chacun d'eux étant constitué par les cinq ombres - qui vivent dans les dix mondes.
- le domaine des territoires représente, dans chacun des dix mondes,1'espace, l'environnement où vivent les êtres.





trois dynasties (三朝, sancho, sanzhao) : à l’instar du caractère chinois zhao qui entre dans sa composition, cette expression recouvre des significations très différentes. Par mutation du sens, zhao désigne le matin, l’aurore mais aussi la cour impériale, une dynastie, une visite, une réunion, voire une orientation. Le terme bouddhique signifie :
- les trois pays et aires culturelles que sont l’Inde, la Chine et le Japon, dans ce cas nous traduisons par "trois dynasties",
- le premier matin de l’année, du mois et du jour,
- le matin du troisième jour du mois,
- trois règnes dynastiques.
Dans les écrits de Nichiren c’est généralement le premier sens qui est utilisé (cf. La Représentation des quatre bodhisattva).





trois études : voir  trois sciences (三學, sangaku, sanxue)






trois grandes lois ésotériques (三大秘法, san daihiho) : comme autre traduction possible : trois grands dharma secrets (ou cachés). Trois principes fondamentaux autour desquels s'articule la pratique du bouddhisme de Nichiren. Il s'agit du honzon de la doctrine originelle (本門 の本尊, honmon no honzon), de l'estrade d'ordination de la doctrine originelle (本門の戒壇, honmon no kaïdan) et du Titre de la doctrine originelle (本門の題 目, honmon no daimoku). Ces trois enseignements sont réputés ésotériques car ils sont cachés dans les phrases du Sutra du lotus et plus précisément dans le Chapitre XXI (cf. le texte de Nikko intitulé La Formulation du secret de la transmission à Pratique-Supérieure des trois grandes lois ésotériques  qui traite de cette question et où, en regard des stances du Sutra, Nikko dégage les trois lois ésotériques). En savoir plus : Les trois grandes lois ésotériques dans l'œuvre de Nichiren.




troisième de Grands-Pouvoirs (大通第三, Daitsū daisan, Dàtōng disan) : expression on ne peut plus condensée qui signifie la troisième sorte d'auditeurs de l'Ainsi-venu Grands-Pouvoirs de Sagesse-Victorieuse. Elle provient du récit du chapitre de la Parabole de la ville fantasmagorique du Lotus. En effet lorsque Grands-Pouvoirs de Sagesse-Victorieuse enseigna le Sutra du lotus, la réception très différentes selon les auditeurs crée trois groupes distincts. Ses seize fils, qui sont déjà des bodhisattva, y adhèrent, un deuxième groupe constitué d'auditeurs croit et comprend mais la multitude des autres, auditoire extrêmement nombreux et varié ne conçoit que doutes et confusion (voir Le Sutra du Lotus, Jean-Noël Robert, page 181). Dans le chapitre de la Parabole de la ville fantastique, l'évocation de ce troisième groupe est assez rapide, quelques mots, mais le concept est resté pour désigner ceux-là qui sont privés de lien avec la doctrine originelle et donc sont pratiquement inapte à l'éveil. Ce terme est utilisé par Nichiren dans cette acception notamment dans le Traité qui ouvre les yeux et la Lettre de Sado.






trois mauvaises voies (三悪道, san akudo, san edao) : trois premier des dix mondes. On trouve aussi l'expression trois mauvaises destinations. Héritage des anciennes traditions de l'Inde, ces mauvaises voies étaient considérées comme des destinations post mortem qui rétribuaient une vie aux actes néfastes. Ainsi renaître parmi les prisonniers de l'enfer, les esprits affamés ou les animaux étaient perçu comme la rétribution d'actes nocifs ou dégradants.






trois mille (三千, sanzen, sanqian) : nombre résultant de la combinaison des dix mondes - lesquels se contiennent mutuellement -, des dix Ainsi et des trois domaines. La logique de ce calcul est explicitée dans le texte de Nichiren : Le principe d'Une pensee trois mille. (réf .)






trois mondes (三界, sangai, sanjie, trailokya) : système de classification issu de la cosmologie indienne et constitué du monde du désir, du monde de la forme et du monde du sans-forme. Cette triade recoupe les six premiers mondes du système des dix mondes.

- le monde du désir (欲界, yokkaï, yujie, kama dhatu) comprend la terre avec, au-dessous, les enfers et, au-dessus, les cieux. Il inclut les cinq premiers mondes (mondes de l'enfer, des esprits affamés, des animaux, des asura et des hommes), ainsi qu'une fraction du monde du ciel : celle allant jusqu'au sixième ciel, au sommet duquel trône le redoutable Roi-démon du sixième ciel (第 六天, daïrokuten mao, diliutian mowang), qui maintient les êtres dans 1'asservissement du désir et dans 1'espoir de la réalisation des espérances ;
- le monde de la forme (, shikikaï, sejie, rupadhatu) comporte quatre étages correspondant aux quatre étapes du recueillement. Il recoupe la fraction du monde du ciel comprise entre le septième et le vingt-quatrième ciel. Les êtres qui y vivent se sont éveillés à la structure réelle des choses et se sont départis de 1'aveuglement que crée 1'attachement entre objet et sujet du désir ;
- le monde du sans-forme (無色界, mushikikai, wusejie, arupadhatu) comprend quatre modes d'existence. Il recoupe la fraction du monde du ciel comprise entre le vingt-cinquième et le vingt-huitième (et dernier) ciel. Au-delà de la forme reste la conscience en un état de recueillement profond et merveilleux. Par le fait, les êtres de ce monde-là sont dits "sans forme" et se sont grandement dégagés de la loi causale.
Voir 
: Correspondance entre les six voies et les trois mondes de la cosmologie indienne.





trois obstacles et quatre démons (三障四魔, sansho shima, sanzheng simo) : évènements ou influences qui nuisent gravement à la pratique de l’ascèse bouddhique ou qui affaiblissent l’esprit. L’expression "trois obstacles" apparaît dans le Sutra du nirvana et "quatre démons" dans le Traité des dispositions du maître de yoga (瑜伽師地論, Yugashijiron, Yujiashidilun, Yogacaryabhumisastra), traité attribué à Maitreya et dont la traduction chinoise est l’oeuvre de Xuanzang. L’expression complète "trois obstacles et quatre démons" figure dans le Grand arrêt et examen de Zhiyi et Nichiren insiste bien sur le fait qu’il reprend à son compte cette notion. Il stipule également que ses disciples doivent l’avoir présente à l’esprit. En savoir plus : définition de chacun des trois obstacles et quatre démons.













 

trois ou des cinq grains de poussière (三五の塵點, sango no jinten) [temps dits des] : L’expression est une abréviation particulièrement ramassée de deux concepts issus du Sutra du lotus et qui illustrent des périodes de temps cosmiques : éons dits des trois mille grains de poussières (三千塵點劫) et les éons dits des cinq cents grains de poussières (五百塵點劫).

 

trois perceptions (三受, sanju, sanshou) : toute perception ressortit à 1'un de ces trois types de sensation : douloureux, plaisant, indifférent (ni douloureux, ni plaisant). La perception douloureuse entraîne la répulsion ou la peur, la perception plaisante 1'attachement ou le désir, et la perception indifférente le trouble apathique.






trois phases (, sanze, sanshi) : perception relativiste qu'a le bouddhisme du temps, qui comprend trois phases : le passé, le présent, le futur.






trois poisons (三毒, sandoku, sandu) : selon le bouddhisme ces trois poisons sont les symptomes des erreurs qui sont les origines d'actes malheureux pour le sujet et qui troublent puissamment sa lucidité. Le premier d'entre eux est la convoitise (, ton, tan, raga) ou concupiscence, le deuxième la colère (, jin, chen, pratigha) ou agressivité et le dernier la stupidité (, chi, chi, moha). Ils représentent donc une entrave dans l'exercice d'un jugement lucide vis à vis de phénomènes qui s'exerce par une réaction passionnelle.






trois sciences (三學, sangaku, sanxue) : également traduit trois études ou triple étude. Trois principes essentiels dont l'examen et la méditation constituent une partie importante de la pratique du bouddhisme. Il s'agit de l'éthique (戒, kai, jie, sila), de la concentration (定, jo, ding , dhyana) et de la sagesse (, e, hui, prajna). Le pratiquant du bouddhisme est donc celui qui s'entraîne à développer  ces facultés. Notons de suite le rapport étroit qu'il existe entre ces trois sciences et les perfections 2, 5 et 6 parmi les six perfections.
La science de l'éthique consiste en la connaissance des préceptes bouddhiques et une réflexion d'ordre moral sur ses propres actes. L'éthique bouddhique est un examen profond et difficile qui vise à réduire la nocivité que nos
actes peuvent induire tant pour autrui que pour nous-même.
La concentration est une forme de recueillement ou de méditation qui vise à pacifier l’esprit, à l’amener à un état de calme nécessaire à l’élaboration d'une pensée juste et lucide. Parce que l'esprit est sans cesse sollicité par des pensées confuses ou adventices, il convient de l'entraîner à mener une réflexion cohérente, à intérioriser la vigilance et l’attention dans une concentration profonde.
L'acquisition de la science de sagesse permet la résolution des troubles et des égarements et apporte une connaissance attentive des phénomènes. Cette sagesse permet le discernement lucide (cf.
prajna).
Les maîtres des écoles du Lotus en se fondant sur le XVIIe chapitre du Sutra du lotus ont interprété de façon évolutive ces trois sciences. Dans ce chapitre du Lotus, les vertus résultant de la pratique des cinq premières perfections sont jugées bien inférieures à celles que procure une seule pensée de foi et de compréhension du chapitre précédent, le chapitre de la Longévité de l’Ainsi-Venu. Or, comme il a été vu précédemment, les deux premières des trois sciences, l'éthique et la concentration figurent également  parmi les cinq perfections (2 et 5 respectivement).
Nichiren dans un traité écrit en chinois et adressé à Toki (Shishin gohon sho, 四信五品鈔, Showa teïhon p 1294) prône la science de la sagesse au détriment des deux autres. Mais cette sagesse n'est accessible que par la foi  dans le Sutra du lotus. Nous sommes là, tout à fait dans l'optique du chapitre XVII évoqué ci-dessus. Cette sagesse supérieure que procure la foi, il en fait un principe la transformation de la foi en sagesse (ishindaïe, 以信代慧, littéralement : grâce à la foi on transforme en sagesse).
Un écrit de Nikko, La Formulation du secret de la transmission à Pratique-Supérieure des trois grandes lois ésotériques (
上 行所三 大秘法口訣, Jogyo shoden sandaihiho guketsu)  établit un lien entre les trois sciences et les trois grandes lois ésotériques. Ce parallèle a été repris par la suite : à l'éthique correspond l'estrade d'ordination de  l'enseignement originel, à la concentration  le honzon  de l'enseignement  originel et à la sagesse le Titre de l'enseignement originel. En savoir plus : traduction de La Formulation du secret de la transmission à Pratique-Supérieure des trois grandes lois ésotériques.





trois traités [Ecole des] (三論宗, Sanron shu, Sanlunzhong)






trois trésors  (三寶, sanbo, sanbao, triratna) : dans de nombreux ouvrages, on trouve  souvent comme traduction 'trois joyaux'. Ce par quoi le courant bouddhiste existe, à savoir : le bouddha (佛, hotoke, fo, buddha), la loi (la doctrine bouddhique, , ho, fa, dharma), la communauté des religieux (, so, seng, sangha). L'adhésion au bouddhisme se marque en premier par la prise de refuge dans les trois trésors. C'est ce que l'on appelle la triple prise de refuge. Et tout au long de l'expérience de la pratique du bouddhisme la réflexion et l'hommage aux trois trésors sont fondamentaux. Voir le script du cours sur les trois trésors.






trois trésors  incorporés [les] (三 寶, ittaisanpo, yitisanbao)




trois trésors inhérents [les] (住持三寶, jujisanpo, zhuchisanbao)




trois trésors manifestes [les] (現前三寶, genzensanpo, xianqiansanbao)




trois véhicules (三乘, sanjo, sansheng) : expression fréquemment utilisée dans les sutra du Grand Véhicule. Il s’agit des deux véhicules auxquels s’adjoint le véhicule des bodhisattva (菩薩, bosatsujo, pusasheng, bodhisattva yana). Sur la comparaison avec trois chars, voir le troisième chapitre du Sutra du lotus. Dans la réinterprétation des doctrines bouddhiques à laquelle ce sutra se livre volontiers on assiste à une remise en cause des trois véhicules au profit d’un nouveau véhicule unique, celui des bouddha, identifié au Sutra du lotus lui-même. Voir quatre enseignements, auditeurs, éveillés pour soi, bodhisattva.






trois vérités : voir triple vérité.






trois vertus (三徳, santoku, sande) : il s’agit des trois vertus des bouddha. Il y a deux listes de trois vertus.
1. La première est relative aux trois vertus dont témoigne le Bouddha. Ce sont le corps de dharma, la prajna et la libération. Le corps de dharma représente le principe véritable (on dit également la loi, dharma) qu’atteste le Bouddha. La prajna désigne la sagesse du Bouddha qui s’est éveillé à ce principe véritable, et la libération est l’unicité concrète des deux principes précédents en la personne du Bouddha qui ainsi n’est plus tributaire des naissances et des morts et du malheur, il s’est " libéré".

2. L’autre groupe des trois vertus représente les qualités du Bouddha envers les êtres. Dans ce cas, on dit également triple vertu pour montrer que l’attitude unique du Bouddha envers les êtres est porteuse simultanément de ce que nous identifions comme trois qualités. Ce sont les vertus de souverain (主, shu, zhu), maître (師, shi, shi) et parents (親, shin, qin). La vertu de souverain désigne la capacité de protéger les êtres, celle de maître de les guider et celle de parents de les aimer.

N.B. en parlant des bodhisattva les trois vertus sont : la sagesse, l’intelligence et l’attestation pour Manjushri et le principe, la constance et la pratique pour Sage-Universel.






troubles [cinq] (五 濁, gojoku, wuzhuo)






Tsukahara (塚原) : littéralement la Plaine aux Tertres. Lieu-dit de l'île de Sado où  Nichiren trouva refuge au début de son exil (1271). Il reste environ cinq mois dans ce lieu, probablement un ancien cimetière et réside dans une chapelle délabrée, la chapelle du samadhi (三昧堂), il est ensuite transféré à Ichinosawa (一谷). 




tsukyo (enseignement commun, 通教, tongjiao)






tuizhuan (régresser, 退轉, taïten






tuoluoni (formules détentrices, 陀羅尼, darani, dharani)






Tuoluoni pin (Formules détentrices, 陀羅尼品, Darani hon) XXVIe chapitre du Sutra du lotus.






Tusita (兜率天, Tosotsu, Dushuo, Tusita) : le terme chinois est une translittération du sanskrit Tusita qui signifie bienheureux, satisfait (tus : se réjouir). Quatrième ciel du sixième monde (cf. Correspondance entre les six voies et les trois mondes de la cosmologie indienne). Le monde du ciel comprend vingt-huit cieux et celui de Tusita est le quatrième. Rappelons que parmi ces vingt-huit cieux les six premiers sont inclus dans le monde du désir. Ce ciel de Tusita est réputé comme étant un séjour particulièrement heureux. Il serait la dernière demeure des bodhisattva avant que ceux-ci n'aillent renaître dans le monde des hommes pour mener à sa fin la carrière bouddhique. Il comprendrait deux palais l'un dit de la Cour intérieure (內院, naiïn, neiyuan) et l'autre de la Cour périphérique (外院, geïn, waiyuan). Le premier serait la demeure du bodhisattva Maitreya et le second un lieu d'agrément des divinités.

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