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candāla (旃陀羅, sendarazhāntuóluócandāla) : du sanskrit चण्डाल cāṇḍāla : cruel. Hors-caste, fils d'un serviteur [śūdra] et d'une brāhmaṇī, cf. ci-dessous castes. Intouchable s'occupant de la préparation et de l'incinération des morts, ou de l'exécution des criminels. Désigne également les personnes hors-caste qui tuaient les animaux ou travaillaient leur dépouille.

capacité d'agir (能作, nosanengzuo) : principe actif qui génère l'activité perçu dans les capacités à produire cette activité. Le terme est associé à activité (所作, shosasuozuo), qui renvoie aux actes produits. On retrouve dans ce couple de termes la relation capacité (能, noneng) et objet de l'exercice de cette capacité (所, shosuo).

capacité de la vision (能見, noken, nengjian) : qualités particulières de celui qui voit et qui détermine le résultat de la vision. Le terme est associé à objet de la vision (所見, shoken, suojian). Le résultat, c'est à dire la vision est la conjonction des deux facteurs que sont l'objet de la vision et la capacité du voyant. Le terme est souvent reporté au Bouddha et à ses facultés. C'est dans cette acception qu'il est évoqué par exemple dans l'analyse du chapitre de la parabole dans le Sutra du lotus. Voir l'extrait de la Transmission orale sur les significations consacré à la parabole de la maison en flammes, notes 6 et 7.

captation accommodante (攝受, shoju, sheshou) : sho, she () attirer à soi, éduquer et ju, shou () recevoir. Autre traduction rencontrée ‘captation pacifique’. L’une des attitudes adoptée lors de la propagation du bouddhisme. D’une façon assez socratique, il s’agit d’écouter les opinions d’autrui puis progressivement de les faire évoluer pour se rapprocher des doctrines bouddhiques. Le chapitre XIV du Lotus, la Pratique commode illustre bien ce concept. Autre manière de procéder, voir persuasion coercitive (折伏, shakubuku, zhefu).

Caractère des dharma (法相宗, Hosso shu, Faxiangzhong) :  voir Ecole du caractère des dharma

caractère provisoire : voir provisoire.


castes (varna) : dans l'Inde antique division de la société en quatre classes :
1. Brahman - caste supérieure (élite sacerdotale),
2. Kshatriya - aristocratie guerrière,
3. Vaishya - citoyens ordinaires (paysans, artisans et marchands),
4. Sudra - hommes de basses besognes (travailleurs serviles).
Les castes inférieures se subdivisent en une multitude de sous-castes. Ceux qui sont hors castes sont appelés actuellement paria (intouchables).

catégories [trois] (三科, sanka, sanke)

çatur aryasatya (shatur aryasatya, quatre nobles vérités, quatre vérités, 四諦, shitaï, sidi)

catvari balani (quatre forces, 四力, shiriki, sili)

ce corps devient le bouddha (即身成, sokushin jobutsu, jishen chengfo) : article en cours de rédaction.

celui qui est entré sur la voie (入道, nyudo, rudao, sannyasin)

chaleur de la loi (煗法, nanpo, nuanfa) : voir sept sagesses in cours sur les quatre vérités.

Chan  () : voir Zen.

chanding (concentration, 禪定, zenjo, dhyana)

Changbuqing (bodhisattva Toujours Sans Mépris, 常不輕 Jofukyo, Sadapaributha)

Changbuqing pusapin (Bodhisattva Toujours Sans Mépris, 常不輕菩薩品, Jofukyo bosatsu bon) : XXe chapitre du Sutra du lotus.

Changjingjin pusa (bodhisattva Zèle-Constant, 常精進菩薩, Joshojin bosatsu)

chang yue wo jing (pérennité-bonheur-ego-pureté, 常樂我淨, jo raku ga jo)

chanhui (repentir, 懺悔, zange, ksama)

chapitres du Sutra du lotus : le Sutra du lotus comprend vingt-huit chapitres. Les quatorze premiers forment la partie dite de la doctrine empruntée et les quatorze derniers la doctrine originelle.

I - Prologue (序品, Jo hon, Xu pin)

II - Moyens (方便品, Hoben pon, Fangbian pin)

III - Parabole (譬喩品, Hiyu hon, Piyu pi)

IV - Croire et comprendre (信解品, Shinge hon, Xinjie pin)

V - Parabole des simples (藥草喩品, Yakuso yu hon, Yaocao yu pin)

VI - Annonciation (授記品, Juki hon, Shouji pin)

VII - Parabole de la ville fantasmagorique (化城喩品, Kejo yu hon, Huacheng yu pin)

VIII - Cinq cents disciples reçoivent l’annonciation (五百弟子受記品, Gohyaku deshi juki hon, Wubai dizi shouji pin)

IX - Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre (授學無學人記品, Jugaku mugaku nin ki hon, Shouxue wuxue ren ji pin)

X - Maître de la loi (法師品, Hoshi bon, Fashi pin)

XI - Vision du précieux stupa (見寶塔品, Ken hoto bon, Jian baota pin)

XII - Don des Dieux (提婆達多品, Daïbadatta hon, Dipodaduo pin)

XIII - Exhortation à la sauvegarde (勸持品, Kanji hon, Quanchi pin)

XIV - Pratique commode (安樂行, Anrakugyo hon, Anyuexing pin)

XV - Surgis de la terre (從地 踊出品, Juji yujutsu hon, Congdi yongchu pin)

XVI - Longévité de l’Ainsi-Venu (如來壽量品, Nyoraï juryo hon, Rulai shouliang pin)

XVII - Discernement des œuvres et vertus (分別功徳品, Funbetsu kudoku hon, Fenbie gongde pin)

XVIII - Oeuvres et vertus de la joie conséquente (隨喜功徳品, Zuiki kudoku hon, Suixi gongde pin)

XIX - Oeuvres et vertus du Maître de la loi (法師功徳品, Hosshi kudoku hon, Fashi gongde pin)

XX - Bodhisattva Toujours-Sans-Mépris (常不輕菩薩品, Jofukyo bosatsu bon, Changbuqing pusa)

XXI - Pouvoirs miraculeux de l’Ainsi-venu (如來神力品, Nyoraï jinriki hon, Rulai shenli pin)

XXII - Passation (囑累品, Zokuruï hon, Zhulei pin)

XXIII - Conduite originelle du bodhisattva Roi des Remèdes (藥王菩薩本事品, Yakuo bosatsu honji hon, Yaowang pusa benshi)

XXIV - Bodhisattva Son-Merveilleux (妙音菩薩品, Myoön bosatsu hon, Miaoyin pusa pin)

XXV - Porte universelle du bodhisattva Contemplateur des Sons du Monde (觀世音菩薩普門品, Kanzeon bosatsu fumon hon, Guanshiyin pusa pumen pin)

XXVI - Formules détentrices (陀羅尼品, Darani hon, Tuoluoni pin)

XXVII - Conduite originelle du roi Ornement Merveilleux (妙莊嚴王本事品, Myoshogonno honji hon, Miaozhuangyanwang benshi pin)

XXVIII - Exhortation du bodhisattva Sage-Universel (普賢菩薩勸發品, Fugen bosatsu kanbotsu hon, Puxian pusa quanfa pin)

Les chapitres XXIII à XXVIII étaient sans doute indépendants du Lotus et ont été rajoutés en raison de leur contenu. Nichiryu 日隆 (1385 – 1464), entre autres, a donc distingué dans les quatorze chapitres de la doctrine originelle une nouvelle partie des huit premiers chapitres "d’origine". Cela a été l’objet de l’un des principaux débats qui ont divisé les écoles nichirenistes et qui a abouti à la fondation de l’école des Huit chapitres (八品派, Happon ha).

Chen [Seigneur de] (陳子,  Chenzi) : dates incertaines. Il s’agit de  Xudeyan  (徐徳言),  haut  fonctionnaire du royaume de Chen (陳), période des Six dynasties, qui vécut la fin de la dynastie des Chen (589) avant la réunification de l’empire chinois sous la bannière des Sui (隋).  Il apparaît dans deux récits bien postérieurs à son existence, le Benshishi  (本事詩, Odes des faits historiques, époque Tang) et le Taipingyulan  (太平御覧, époque des Song du nord, XIe siècle). Selon ces livres, il aurait vécu à la fin de la dynastie des Chen. Marié à la fille du quatrième empereur des Chen, prévoyant que la guerre contre les Sui le porterait à être séparé de son épouse, il brisa en deux un miroir précieux dont il avait hérité et remit à celle-ci une moitié de ce joyau, gardant l’autre pour lui. Ils convinrent de se retrouver une fois par an au marché de la capitale et, au cas où l’un d’entre eux ne pouvait s’y rendre, de confier le demi miroir à un marchand, celui-ci pouvant alors dire ce qui était arrivé. Xudeyan, après un an se rendit au marché, ne voyant pas sa femme, il retrouva néanmoins l’objet et apprit que celle-ci était devenue la concubine d’un ministre des Sui. Il écrivit sur le miroir un poème pour exprimer son désespoir. Lorsque son épouse le lut, elle inscrivit une suite à ce poème et sombra dans une mélancolie profonde. Le ministre Sui, s’inquiétant de la voir ainsi apprit toute l’affaire et noblement invita Xudeyan et lui rendit sa femme. Cette histoire tardive est probablement légendaire. Le double poème est encore connu sous le nom de Complainte unie du miroir brisé ou Réunion du miroir brisé.  Dans la Réponse à dame nonne Myōshin, Nichiren doit évoquer d’autres sources littéraires, selon lesquelles une fois que l’épouse, serait devenue la concubine d’un autre, la moitié de miroir qui lui avait été confiée, se serait transformée en une pie et aurait retrouvé l’infortuné Xudeyan.

chengdao (devenir la voie, 成道, jodo)

Chéngshí lùn (Traité de l'Accomplissement du Réel, ,  Jōjitsu ron, Satyasiddhi-śāstra)

Chéngshí zōng (École de l'Accomplissement du Réel, 成實宗Jōjitsu shū)

Chenzi (Seigneur de Chen, 陳子)

Chiguo tianwang (roi céleste Gardien du Pays, 持國天王, Jikoku tenno, Dhrtarastra devaraja)

chijie (observance des préceptes, 持戒, jikaï, sila)

chijingodai (cinq règnes de divinités terrestres, 地神五代)

Chikugo : voir Nichiro.

chikusho (animaux, 畜生, chusheng, tiryag)

chimère (緊那羅, kinnara, jinnalo, kimnara) : le mot chinois est une translittération du sanscrit. Les traducteurs chinois ont donné plusieurs équivalents du terme sanscrit, le plus proche semble lenfeilen (人非人) : homme et non-homme ou "est-ce un homme?", mais on trouve aussi divinité ambiguë, divinité musicale. Les kimnara sont l’une des huit classes d’êtres surnaturels qui assistent à la prédication de sutra du Grand Véhicule, notamment du Lotus, et qui protègent la loi. Ce sont des génies ou êtres semi-divins qui sont des musiciens talentueux et réjouissent les dieux de leurs dons. Leur apparence semble se rattacher à plusieurs règnes à la fois, ils auraient des caractéristiques des hommes mais aussi des animaux et des dieux, d’où la dénomination "chimère".

chu (vérité du milieu, zhong)

chudo (voie du milieu, 中道, zhongdao, madhyamika)

chuiji (manifestation d'emprunt ou incarnation d'emprunt, 垂迹, suijaku)

chujia (religieux, 出家, shukke, pravrajita)

chusheng (animaux, 畜生, chikusho, tiryag)

chutaï (évidence du milieu, 中諦, zhongdi) : voir aspect de la pure ainsité.

chuü (être intermédiaire ou existence intermédiaire, 中有, zhongyou)

chuzunxingfo (bouddha apparaissant en sa forme vénérable, 出尊形佛shussongyobutsu)

ci (compassion, 慈悲, ji, maitri)

cibei (compassion et miséricorde, 慈悲, jihi, karuna)

ciel ou cieux (, ten, tian) : plusieurs sens qui sont liés pour ce terme :

1. Le ciel, séjour des dieux, vu la conception étagée en plusieurs strates on trouve généralement le pluriel cieux pour désigner cette région (cf. Correspondance entre les six voies et les trois mondes de la cosmologie indienne). Dans ce sens on trouve l'expression monde céleste (天界, tenkai, tianjie, deva loka) qui désigne le sixième des dix mondes (voir dix mondes et trois mondes). Voir le tableau des 10 mondes.
2. Les divinités qui résident dans les cieux ; le caractère se décline alors dans des composés tels que 天人 (littéralement, personne céleste, divinité, tennin, tianren, deva, devi au féminin) ou 天 神 (êtres célestes, tenjin, tianshen, devata). En savoir plus : Appréhension des divinités dans le bouddhisme.

Ci en 慈恩(632 – 682) : principal disciple du fameux moine pèlerin Xuanzang (602 - 664), avec qui il effectua des traductions du sanscrit en chinois. Il propagea comme ce dernier, l'enseignement de l'école Fa xiang, qui se réfère à la doctrine du Rien que conscience héritée du courant indien des yogacarin.






Cieux-Elevés (大天, Daiten, Dàtiān, Mahādeva) : le nom en sanskrit signifie plutôt Grande-Divinité (Mahādeva, महादेव). Moine bouddhiste sur lequel nous avons peu de données, on peut supposer qu'il a vécu peu après le décès du Bouddha. Il est probablement l’un des fondateurs d’une des premières écoles du Petit-Véhicule, l’Ecole Mahāsāṃghika (la Grande Assemblée, 大衆部). En tant que tel il passe à la postérité comme un schismatique particulièrement insigne et toutes sortes de méfaits lui sont attribuées.




cinq afflictions (五濁, gojoku, wuzhuo) : voir cinq troubles.






cinq actes sans rémission (無 間業, go mukengo, wu wujianyue, panca anantarya karman) : voir cinq forfaits.

cinq bonnes divinités successives (五 番善神, gobanzenjin, wufanshanshen) : terme sous lequel on regroupe ceux qui ont fait serment dans le chapitre des Formules détentrices (XXVI) du Lotus de protéger les croyants de ce sutra. Ce sont successivement :

1. le bodhisattva Roi des Remèdes (藥王菩薩, Yakuo bosatsu, Yaowang pusa, Baisajyaraja),
2. le bodhisattva Don-Héroïque (勇施菩薩, Yuze bosatsu, Yongshi pusa),
3. le roi céleste Grande-Ecoute (多聞天, Tamon tenno, Duowen tianwang, Vasraivana),
4. le roi céleste Gardien du Pays (持國天王, Jikoku tenno, Chiguo tianwang, Dhrtarastra devaraja) et
5. les dix ogresses (十羅刹女, jurasetsunyo, shiluochanu, raksasi).

cinq cents dernières années (後五百歳, gogohyakusaï, houwubaisui) ou cinq cents années suivantes : expression dont la signification varie quelque peu selon le contexte. Elle apparaît dans le chapitre Conduite originelle du bodhisattva Roi des Remèdes du Sutra du lotus, encore que le sens ne soit pas très explicite (réf.). On la retrouve également dans le Sutra de la grande assemblée (Daïshukyo, Dajijing) où elle signifie la dernière des cinq périodes de cinq cents ans chacune que prédit ce sutra. Cette période se caractérise par l’abondance des luttes et disputes acharnées. Dans ce cas, selon un décompte en cours à l’époque de Nichiren, le début de cette période de cinq siècles est également le début de l’ère de fin de la loi. Au sujet de ce décompte voir la note 10 in la Représentation des quatre bodhisattva.Un autre sens indique les cinq siècles qui suivent l’extinction du bouddha Shakyamuni; dans ce cas-là, on traduit plutôt par "cinq cents années suivantes".

Cinq cents disciples reçoivent l’annonciation (五百弟子受記品, Gohyaku deshi juki hon, Wubai dizi shouji pin) : VIIIe chapitre du Sutra du lotus. Le Bouddha révèle que son disciple Plénitude (富樓那, Furuna, Fulouna, Purna) qui déploie tant de zèle pour la propagation de la loi a également œuvré pour propager les enseignements d’autres bouddha dans le passé, d’où l’habileté dont il fait preuve à présent. Il en sera de même dans le futur, jusqu’à ce qu’il devienne lui-même un éveillé. Le Bouddha indique quel sera son nom et les caractéristiques merveilleuses des mondes où il vivra. Mille deux cents arhats présents se réjouissent de l’annonce conférée à leur co-disciple et prient le Bouddha de leur conférer également l’annonciation de l’éveil. Celui-ci accepte mais donne une prédiction en quelque sorte collective pour cinq cents d’entre eux qui auront tous le même nom. Les cinq cents exultent et estiment que l’éveil d’arhat auquel ils étaient parvenus ne relevait que d’une sagesse mineure. Ils usent d’une parabole pour décrire leur ignorance passée de l’éveil véritable. Un homme après de copieuses libations chez un ami s’endort ivre. Son ami qui est riche, a pitié du sort de ce malheureux et décide de coudre dans la doublure de son vêtement une perle d’une grande valeur et part. A son réveil l’homme quitte le pays mais continue de mener une existence miséreuse. Bien plus tard les deux hommes se rencontrent à nouveau. L’homme riche est surpris de l’existence précaire de son ami. Il lui révèle la perle cousue dansl’habit que l’autre porte toujours. Dès lors, grâce à cette perle, il échappe à la misère et peut vivre à son gré. Il en est de même de la sagesse des arhats; ignorants du joyau qu’ils portent en eux, ils se livrent à des exercices pénibles pour un gain minime.

cinq céréales (五穀, gokoku, wuku) : cinq sortes de céréales : le riz, le millet glutineux, le millet non glutineux, le blé et les haricots. Egalement terme générique pour désigner les céréales et les grains.

cinq composants ou éléments (五蘊, goün, wuyun, panca skandha) : ce principe fondamental du bouddhisme est un descriptif du fonctionnement de l'être. Là où l'individu perçoit l'existence d'un ego, le bouddhisme découvre un processus qui est la combinaison provisoire de cinq éléments, à savoir : la forme, la perception (ou sensation), la conception (ou pensée), la volition (ou pulsion) et la conscience. Autres traductions cinq ombres, cinq masses ; on trouve également souvent l’expression cinq agrégats qui prête à confusion en ce sens où un agrégat est une masse produite par la réunion de substances diverses, or en fait c’est le résultat produit par l’union des cinq éléments qui est un agrégat et non chacun d’entre eux. En savoir plus : Descriptif des cinq éléments et des neuf consciences.






cinq constances (五忍 , gonin, wǔrěn) : liste de cinq qualités développées dans le Sutra du souverain vertueux. Le terme constance (, rěn en chinois) traduit le sanskrit kānti (क्षान्ति ) qui signifie patience, indulgence, constance.  Les cinq constances sont la constance dans la maîtrise [de soi] (伏忍, bukunin, fúrěn), la constance dans la foi (信 忍, shinnin, xìnrěn), la constance dans l'adaptabilité (順 忍, junnin, shunrěn), la constance dans la non naissance des phénomènes (無生忍, mushōnin,wúshēngrěn, voir ci-dessous constance de la non naissance des phénomènes) et enfin la constance dans la cessation (寂滅忍, jakumetsuninjímièrěn). Comme on l'aura constaté, il s'agit d'une liste un peu hétéroclite. Les trois premières constances renvoient à des qualités qui peuvent être renforcées avec persévérance et les deux dernières à une perception dans laquelle on tente d'appliquer des éléments de la philosophie bouddhique. On trouve d'autres listes qui reprennent certains de ces éléments, notamment les trois constances.






cinq désirs (五欲, goyoku, wuyu, panca kama-gunah) : attachement aux objets de satisfaction des cinq sens perceptifs (vue, ouie, goût, odorat et toucher). Une autre explication peut-être plus tardive et moins sûre parle de l'attachement aux cinq désirs que sont les biens, la sexualité, la nourriture et la boisson, la renommée et le sommeil.






cinq éléments : voir cinq composants.

cinq façons de l'ascèse immédiate (五種頓修, goshutonshu, wuzhongdunxiu) : concept issu du courant Tiantai. Cinq façons réfère aux cinq pratiques merveilleuses, d'ailleurs cette expression se retrouve souvent dans le composé 'pratique merveilleuse des cinq façons de l'ascèse immédiate (五 種頓修の妙行, goshutonshunomyogyo)'. La notion d'immédiateté signifie que l'accomplissement de la première des cinq pratiques, recevoir et garder le Sutra du lotus, contient immédiatement la réalisation du fruit de l'ensemble de ces pratiques, car cette première pratique se situe au niveau de la détermination mentale, les autres en représentent alors une forme d'expression.

cinq forfaits (五逆罪, gogyakuzaï, wunizui) : également traduit cinq crimes ou cinq fautes cardinales; ceci dit, le terme forfait rend bien l’idée exprimée par le mot chinois ni () : ce qui est contraire, inverse à l’ordre des choses. Ces cinq forfaits sont les crimes les plus lourds, commettre l’un d’entre eux est cause de damnation immédiate. Ils sont donc appelés les cinq actes sans rémission (無間業, go mukengo, wu wujianyue, panca anantarya karman). Selon les textes et les périodes d’enseignement, la liste des cinq forfaits varie. Nous en donnerons ici les exemples les plus courants. En savoir plus : Quelques exemples des cinq forfaits.






cinq ombres (五陰, goön, wuyin) : autre terminologie pour cinq composants ou éléments. Le terme ombre signifie "ce qui masque". Pour l'homme ordinaire, ces cinq ombres lui cachent le monde du Bouddha, alors que les cinq ombres du Bouddha s'étendent sur la douleur des hommes, pour l'apaiser.

cinq organes ou cinq viscères (五臓, gozo, wuzang) : conception de la médecine et de la philosophie chinoise traditionnelle. Il s'agit du cœur, du foie, de la rate, des poumons et des reins.

cinq perfections ou cinq perfectionnements (五波羅蜜, go haramitsu, wu polomi, panca paramita) : expression assez rare qui apparaît notamment dans le XVIIe chapitre du Sutra du lotus. Il s’agit des cinq premières des six perfections ; la dernière perfection est mise de côté. Dans ce XVIIe chapitre, les mérites conséquents à la pratique des cinq perfections sont jugés bien inférieurs à ceux que procure la compréhension du chapitre précédent, le chapitre de la Longévité de l’Ainsi-Venu. A ce sujet, on se reportera également à l'article trois sciences.

cinq périodes (五時, goji, wushi) : l’un des procédés de distinction des enseignements (教判, kyoban, jiaopan) formulés par le chinois Zhiyi (538-597). Ce système vise à présenter une classification des enseignements du bouddha selon un critère de chronologie. Pour une classification en fonction du contenu doctrinal, voir quatre enseignements. Le système des cinq périodes repose sur l’idée que l’enseignement du Bouddha comprend des périodes distinctes avec des caractéristiques déterminées. Il sous-entend l’idée d’une pédagogie dont la perception des grandes lignes est nécessaire pour comprendre le bouddhisme. Faute de quoi, on erre dans les enseignements sans voir le fil conducteur. Zhiyi distingue cinq périodes et pour chacune d’elles, les sutra qui lui sont relatifs ont des caractéristiques communes. La dernière période est l’aboutissement de l’enseignement du Bouddha. Ces cinq périodes sont :

1 – Période de la Guirlande de fleurs, (華嚴時, Kegon ji, Huayan shi, Avatamsaka),
2 – Période des Traditions (阿含時, Agon ji, Ahan shi, Agama),
3 – Période de Déploiement (方等時, Hoto ji, Fangdeng shi, Vailpulya),
4 – Période de la Perfection de la prajna (般若, Hannya ji, Panruo shi, Prajna paramita) et
5 – Période Lotus et Nirvana (法華涅槃時, Hokke nehan ji, Fahua nieban shi, Saddharma pundarika mahaparinirvana) En savoir plus : Détail sur les cinq périodes.

cinq périodes de son temps (一代五時, ichidaï goji, yidai wushi) : système de classification de la totalité des sutra du bouddha Shakyamuni établi par le chinois Zhiyi et qui dégage dans la totalité de la durée de l’enseignement du Bouddha, de l’éveil jusqu’à l’extinction finale, cinq périodes aux contenus et durées spécifiques. Cf. cinq périodes.

cinq persévérances (五忍, gonin, wǔrěn) : voir cinq constances

cinq pratiques merveilleuses (種妙行, gojumyogyo, wuzhongmiaoxing) : recevoir et garder, lire, réciter, expliquer et copier le Sutra du lotus.

cinq règnes de divinités terrestres (地神五代, chijingodai) : selon la mythologie japonaise, cinq règnes de divinités qui auraient précédé la lignée impériale. Ces divinités de la Terre viennent après les sept règnes des divinités du Ciel. Il s'agit de Amaterasu Omikami (天照太神), Amenooshihomiminomikoto (天忍穂耳尊), Amatsuhikohikohononiniginomikoto (天津彦彦火瓊瓊杵尊), Hikohohodeminomikoto (彦火火出見尊) et enfin Ugayafukiaezunomikoto (鵜葺草葺不合尊).

cinq sortes d'ascèses (五種の修行, goju no shugyo) : voir cinq pratiques merveilleuses.

cinq sortes de maîtres de la loi (五種法師, gojuhosshi, wuzhongfashi) : personnes qui effectuent l’une des cinq pratiques merveilleuses (種妙行, gojumyogyo, wuzhongmiaoxing) et qui sont donc désignées comme Maître de la loi acceptant et gardant, Maître de la loi lecteur, Maître de la loi récitant, Maître de la loi expliquant et enfin Maître de la loi copiant. Dans l’optique qui nous intéresse ici, l’objet de ces pratiques est le Sutra du lotus. Cf. chapitre XIX, Oeuvres et vertus du maître de la loi.

cinq troubles (五濁, gojoku, wuzhuo, panca kachaya) : également traduit cinq afflictions. Expression tirée du deuxième chapitre du Sutra du lotus (réf.). Ces cinq troubles caractérisent les périodes où les bouddha apparaissent et qui sont donc, selon les termes du Sutra du lotus, des âges mauvais. Le terme que nous traduisons par trouble, est rendu par 'affliction' par Burnouf et commenté de la sorte dans les notes de sa traduction du Sutra du lotus (p 354) : "... le mot kachaya, 'décoction servant à la teinture' exprime dans la langue de Budhistes, l'atteinte et l'influence des causes de corruption qui font dégénérer un Kalpa ou un âge du monde".  Ces cinq troubles sont les troubles de l’âge cosmique (ou troubles de l’éon littéralement, 劫 濁, kojoku, jiezhuo, kalpa kachaya), les troubles des passions (煩惱濁, bonnojoku, fannaozhuo, klesa kachaya), les troubles des êtres (衆生濁, shujojokuzhongshengzhuo, sattva kachaya), les troubles des vues (見濁, kenjoku, jianzhuo) et les troubles de la durées de la vie (命濁myojoku, mingzhuo). Selon Zhiyi, dans son commentaire du Lotus, les Mots et phrases de la Fleur de la loi, parmi ces cinq troubles, les troubles des passions et des vues sont fondamentaux, les autres en découlent. En effet les troubles des passions et des vues entraînent la naissance d’êtres marqués par les troubles, la limitation de la durée de leur vie qui leur est une affliction supplémentaire et la somme de toutes ces frustrations affecte la qualité de l’âge cosmique.

cinquante-deux degrés (五十二位, gojuni i, wushier wei) : description en cinquante-deux termes de la carrière des bodhisattva dans le Grand Véhicule. Ce parcours commence avec l’ouverture de l’esprit d’éveil et la prise de foi pour s’achever dans l’éveil merveilleux. En fait, les étapes de ce processus transparaissent de façon plus ou moins complète dans certains sutra du Grand Véhicule et tout particulièrement ans le Sutra du collier de bodhisattva (菩薩瓔珞本業經, Bosatsuyorakuhongokyo, Pusayinglobenyejing, souvent appelé en français le Sutra du pectoral). Néanmoins le concept est utilisé sous forme de système par les fondateurs du Tiantai notamment par Huisi (515-577) puis Zhiyi (538-597). A l’origine ces cinquante-deux degrés concernaient la carrière des bodhisattva de l’enseignement distinct, les maîtres du Tiantai les ont appliqués à l’enseignement global.

Les cinquante-deux degrés sont constitués des dix degrés de la foi, des dix stations, des dix pratiques, des dix transferts,des dix dispositions, de l’éveil d’indifférenciation et de l’éveil merveilleux. Ce chemin de l’éveil fractionné en cinquante-deux étapes semble se situer plutôt dans une perspective graduelle que soudaine. Pourtant cette appréciation doit être nuancée. A la lecture de l’expérience de Huisi (cf. Paul Magnin - réf) telle que Daoxuan (VIIe siècle) la rapporte, nous voyons ce maître passer par des phases successives de pratique, de crise spirituelle et d’éveil.Ces cinquante deux degrés ne semblent donc pas cinquante deux étapes successives mais une description riche en informations de la voie de l’éveil. En savoir plus : Tableau des 52 degrés de l'Eveil.

cinq vertus (, gojo, wuchang) : vertus fondamentales du confucianisme : l'humanité (, ren), la justice (, yi), les rites (, li), la sagesse (, zhi) et la sincérité (, xin). Littéralement wuchang signifie 'cinq impérissables'. Juste énoncer comme nous venons de le faire ces cinq qualités par des équivalents français plus ou moins appropriés est sans doute très réducteur. Toutefois, il convient de noter que ces cinq vertus, si elles font partie du corpus confucéen, n'ont pas été formulées sous forme de système par Confucius lui-même mais par ses commentateurs. Dans de nombreux passages des Entretiens, Confucius discute avec ses disciples de ces vertus et parmi elles, plus fréquemment, de l'humanité (, ren), des rites (, li) ou de la sincérité (, xin) qui tiennent une place fondamentale dans son enseignement. 

cinq voies (, godo, wudao) : cinq premières parmi les six voies.






Cishi (Le Compatissant,慈氏Jishi) : traduction chinoise du nom du bodhisattva Maitreya. Ce bodhisattva est le plus souvent désigné en chinois par la translittération de son nom : Miluo (彌勒). Notons qu'en sanskrit le mot maitreya vient de maitra (मैत्र ) qui signifie amical.




citadelle infernale (無間大城, mugen daïjo, wujian dacheng) : mugen, wujian, sans intervalle, sans rémission, désigne un enfer particulièrement rude ou les damnés subissent des souffrances continuelles. On le retrouve dans plusieurs composés notamment enfer sans rémission. Daïjo, dacheng, désigne une grande muraille ; selon les textes, ce terrible enfer serait entouré de sept murailles de métal.

classiques extérieurs : (外典, geten, waidian) : extérieurs ou hétérodoxes selon les traductions. Extérieur signifie extérieur aux enseignements du bouddhisme, il s'agit donc des livres et enseignements des voies extérieures. Le caractère dian (典, ten en japonais) qui désigne les classiques renvoie le plus souvent à la culture chinoise et aux classiques confucéens. En ce sens, nous avons quand même une nuance avec la notion de voies extérieures évoquée précédemment car les voies extérieures désignent des doctrines indiennes et chinoises (indiennes le plus souvent) alors que les classiques extérieurs semblent davantage ressortir du monde chinois.

Commentaire du Sutra du grand nirvana (大涅槃經疏, Daniepanjingshu, Dainehangyosho) : commentaire du Sutra du nirvana rédigé par Guanding. Nichiren a fait quelques citations de cette œuvre notamment du passage : "Pour autrui, extirper le mal, cela revient à agir comme ses parents" (為彼除悪即是彼親).

compassion et miséricorde (慈悲, jihi, cibei, karuna) : ce terme est également souvent rendu en français par un seul mot ; par exemple compassion ou bienveillance. Toutefois il apparaît également fréquemment dans des composés tels que 'grandes compassion et miséricorde (, daijihi, dacibei, mahamaitri mahakaruna)' où les deux idéogrammes qui forment ce terme fonctionnent d'une façon un peu plus autonome. Le premier (, ji, ci, maitri) désigne l'affection, un amour compatissant voire maternel, le second (, hibei, karuna) réfère à une émotion plus poignante telle que l'affliction ou la commisération, d'où notre choix de traduction. Les deux caractères ensemble montrent l'attitude fondamentale des bouddha ou bodhisattva envers les êtres qui se traduit par une compassion active. La juste appréhension de l'ego et des passions permet l'exercice de cette compassion.

Compatisant [Le] (慈 氏Cishi, Jishi)


composé (有爲, , youweï, samskrta) : ce qui est formé, composé. Au mot à mot, ce qui existe par formation. Les multiples phénomènes apparaissent par production conditionnée et sont donc impermanents. Dans cette perspective il s'agit à la fois de ce qui est produit et "productif" (voir ce terme : 有作, usa, youzuo).
Termes opposés muï, wuweï (無爲, le non-productif) ou bien aussi l'improductif (無 作, musa, wuzuo ),  l'une des qualités du Bouddha. Il y aurait d'ailleurs une réflexion intéressante à mener dans une comparaison entre les conceptions qui dominent actuellement où la productivité semble une qualité insigne et la pensée bouddhique qui estime que tout ce qui est produit est à la fois périssable et dénué de nature propre.

concentration (禪定, zenjo, chanding, dhyana) : définition en cours de rédaction. Cf. six perfections.






concordance (相應 , soö, xiangying, yukta) :  adéquation, correspondance, accord ; ce qui se correspond () mutuellement () mais aussi ce qui se correspond , donc ce qui s'associe, ce qui se combine. On trouve également la translittération du sanscrit  yukta : 欲吃多 (yuchiduo, yokukita).





Conduite originelle du bodhisattva Roi des Remèdes [chapitre](藥王菩薩本事品, Yakuo bosatsu honji hon, Yaowang pusa benshi) : XXIIIe chapitre du Sutra du lotus. Le Bouddha est interrogé sur la présence dans l’assistance du bodhisattva Roi des Remèdes. Il évoque un bouddha du passé très lointain, Vertu de Pures Clartés Solaire et Lunaire (日月淨明徳, Nichigatsujomyotoku, Riyueqingmingde) qui exposa le Lotus en son temps. Un de ses disciples particulièrement zélé, parvenu en un état de recueillement profond, décida de faire offrande à ce bouddha. Il fit pleuvoir des fleurs et des parfums puis décida de faire offrande de son propre corps. Il avala des parfums et s’en oignit puis mit le feu à son corps. Une clarté immense se répandit alors et la combustion dura mille deux cents ans. Dans son incarnation suivante, ce disciple naquit de famille royale et voulut encore faire offrande au bouddha cité précédemment. Mais celui-ci se préparait au nirvana, aussi confia-t-il sa loi à ce disciple. Ce dernier décida de brûler son bras pour faire offrande aux reliques. Mais, après la combustion le bras se reconstitua. Ce disciple ardent n’était autre que Roi des Remèdes. Le Bouddha réitère les pouvoirs du Lotus qui, seul, peut sauver tous les êtres. Puis, fait rare, ce chapitre est confié au bodhisattva qui a été l’interlocuteur du Bouddha durant son exposé.

Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux [chapitre] (妙莊嚴王本事品, Myoshogonno honji hon, Miaozhuangyanwang benshi pin) : XXVIIe chapitre du Sutra du lotus. Le Bouddha évoque le passé extrêmement lointain d’un éveillé dont le royaume s’appelait Ornement de Lumière (光明莊嚴, Komyoshogon, Guangmiaozhuangyan). Ornement-Merveilleux, un roi de cette région, avait deux fils, Pur-Réceptacle (淨藏, Jozo, Jingzang) et Pur-Regard (淨眼, Jogen, Jingyan). Ceux-ci s’étaient convertis au bouddhisme et pratiquaient la voie de bodhisattva. Ils désiraient devenir les disciples du bouddha de ce temps-là et en firent part à leur mère. Mais celle-ci leur demanda de convaincre le roi leur père de venir avec eux. Les princes craignaient son refus car le roi était un croyant fidèle du brahmanisme. Sur les conseils de la reine ils montrèrent à leur père toutes sortes de numéros d’adresse extraordinaires. Le roi ébahi de ces prodiges, les accompagna pour voir leur maître (nous trouvons là la fameuse comparaison où la possibilité de rencontrer un bouddha apparaît aussi rare que l’éclosion de la fleur du figuier sauvage ou le fait pour une tortue borgne de croiser dans l’océan un bois flottant creusé). L’éveillé enseigna la loi bouddhique au roi qui confia son mandat à son frère et se fit moine. Le roi réalisa que ses deux fils étaient ses amis du bien (善知識, zenchishiki, shanzhishi). Shakyamuni révèle que ce roi et sa reine étaient, des existences passées de deux des bodhisattva présents dans l’assistance et, les deux princes, les deux frères Roi des Remèdes et Supérieur ès Remèdes.

Conduite-Supérieure : voir Pratique Supérieure (上行Jogyo, Shanxing, Visistacaritra).

confucianisme : voir Confucius.

Confucius (, Koshi, Kongzi) : Le nom Confucius est une adaptation latinisée de Kongzi, "Maître Kong". Sage chinois qui vécut au VIe siècle avant notre ère. Originaire de la principauté de Lu (, Shandong actuel), il est actif durant la fin de la période dite des Printemps et Automne (春秋, chun qiu, -722~-481). Les renseignements que nous avons sur lui proviennent essentiellement des Chroniques historiques (史記, Shiji) de Sima Qian (司馬遷 -145 ? - -86). Selon cette source, Confucius aurait mené une vie errante cherchant en vain un prince vertueux pour l'employer et appliquer ses recommandations. Âgé et déçu, il revient dans la principauté de Lu et y fonde son école. En savoir plus : Confucius et sa pensée, on peut se reporter également à une conférence que j'ai donnée sur Confucius dans le cadre d'une série consacrée aux grandes spiritualités de la Chine et au Forum des Lecteurs où une discussion traite de passages des Entretiens de Confucius.






Congdi yongchu pin (Surgis de la terre, 從地踊出品, Juji yujutsu hon) : XVe chapitre du Sutra du lotus.

congrégation des êtres humains et célestes (人天大會, ninden daikai, rentian dahui) : rassemblement des êtres des cinquième et sixième mondes, c'est-à-dire les hommes et les dieux, qui se produit lorsque le Bouddha commence à exposer sa doctrine.

congrégations [quatre] (varga)

connaisseur du monde (世間解, sekenge, shijianjie, lokavit) : sixième parmi les dix épithètes qui qualifient un bouddha.

conquête difficile (難勝地, nanshoji, nanshengdi, sudurjaya)

consciences : voir six consciences.

Conseils (勘文, Kanmon, Kanwen) : peut également se prononcer kamon en japonais. Avis que les confucéens exprimaient sur la demande du trône en se référant aux exemples du passé. Dans la tradition du bouddhisme de Nichiren, ce terme désigne les remontrances adressées au pouvoir dans la lignée du Traité sur la Pacification du pays et l'établissement de l'orthodoxie (立正安國論, Risshō ankokuron). Au début de la Lettre de Sado, un ouvrage qui s'appelle les Conseils et édits (勘文宣旨, Kanmonsenji) est évoqué ; dans ce contexte, les édits (宣旨) désignent les paroles ou décisions de l'empereur probablement suite aux conseils.

constance (ninrěn, kānti) : voir cinq constances.

constance de la non naissance des phénomènes (無生法忍, mushōhōnin, wúshēngfǎrěn, anutpattika dharma kṣānti) : stabilité de l'état d'esprit qui résulte de l'éveil au fait que les phénomènes ne naissent ni ne meurent. Dis de la sorte, la chose peu sembler un peu bizarre, elle procède pourtant de la compréhension de ce que les phénomènes n'ont pas de nature propre mais manifestent la production conditionnée. Voir également cinq constances.

Contemplateur des Sons du Monde [bodhisattva] (觀世音菩薩, Kanzeon bosatsu, abrégé sous la forme Kannon 觀音, Guanshiyin pusa abrégé en Guanyin 觀 音, Avalokitesvara) : une des figures les plus populaires du bouddhisme et sans doute le personnage le plus représenté par l’iconographie. Son nom assez étrange est le fait intentionnel ou non des traducteurs chinois. En sanskrit, Avalokita signifie "qui abaisse son regard" et Isvara, seigneur. La liaison entre les deux termes n’a pas été retenue et l’on a compris le deuxième terme comme étant svara : bruit, son. Ceci dit, la poésie classique chinoise était volontiers symboliste et ce genre de rapprochements entre des types de perceptions différents ne devait pas déplaire. Quoi qu’il en soit la popularité du culte rendu à ce bodhisattva a été immense. En savoir plus sur le bodhisattva Contemplateur des Sons.

contemplation (禪定, zenjo, chanding, dhyana) : voir concentration.

conversion empruntée (迹化, shakke, jihua) : désigne les êtres convertis par le Bouddha tel qu’il apparaît dans la première moitié du Sutra du lotus. Plus particulièrement, liens existant entre le Bouddha et les disciples qui n’ont pas encore reçu la doctrine originelle, notamment l’enseignement du chapitre XVI qui révèle la véritable longévité du Bouddha et le temps depuis lequel il a réalisé l’éveil. Antonyme : conversion originelle.

conversion originelle (本化, honke, benhua) : peut également se prononcer honge en japonais ; dont la conversion remonte à l’origine telle qu’elle apparaît dans le chapitre XV du Sutra du lotus. Désigne les bodhisattva surgis de la terre qui apparaissent dans ce chapitre et particulièrement les quatre qui les mènent (cf. quatre bodhisattva, doctrine originelle). Antonyme : conversion empruntée.

converti (所化, shoke, suohua) : adepte, celui qui est instruit par un enseignant. Antonyme : instructeur (能化, noke, nenghua). On retrouve dans ce couple de termes la relation capacité (能, no, neng) et objet de l'exercice de cette capacité (所, sho, suo).

Corbeille de la Loi (法藏, Hozo) : fils de Souhait de Brahma-Mer de Joyaux dont il est question dans la Lettre à Sire Matsuno (Showa teïhon p 1277).

corbeille des exégèses ou commentaires (abhidharmapitaka) : voir tripitaka (trois corbeilles).

corbeille des préceptes (vinayapitaka) : voir tripitaka (trois corbeilles).

corbeille des sutra (sutrapitaka) : voir tripitaka (trois corbeilles).




Corbeille de Vacuité-Totale [bodhisattva] (虛空藏菩薩, Kokuzo bosatsu, Xukongcang pusa, Akasa garbha) : bodhisattva qui symbolise la sagesse infinie et les bienfaits de la vacuité. Souvent représenté sur un trône de lotus, il tient de sa main droite l'épée de l'intelligence et de la gauche le joyau qui exauce les vœux. Le monastère Kiyozumi où Nichiren fit ses études avait été fondé pour rendre un culte à une statue de ce bodhisattva.

corps (當體, totai, dangti) : il n'est pas facile de donner un équivalent à ce terme en français. Il désigne le corps, la substance corporelle ou charnelle, l'incarnation, la personne même.

corps de dharma (法身, hosshin, fashen, dharmakaya) : définition en cours de rédaction. Voir trois corps.






corps de la terre originelle (本地身, honjishin, bendishen) : définition en cours de rédaction, 31X07.




corps de manifestation (應身, oshin, yingshen, nirmanakaya) : définition en cours de rédaction. Voir trois corps.

corps de rétribution (報身, hojin, baoshen, sambhogakaya) : définition en cours de rédaction. Voir trois corps.

corps du Bouddha impérissable comme l'or ou corps de diamant (金身, konjin ou 金剛身, kongoshin, jinshen ou jingangshen) : article en cours de rédaction.

corps fractionné des dix directions : voir bouddha des dix directions.

corps infecté ou putride (毒身, dokushin, dushen) : littéralement corps empoisonné. L'expression désigne le corps qui est infecté par les trois poisons (三毒, sandoku, sandu) : la convoitise (, ton, tan, raga), la colère (, jin, chen, pratigha) et la stupidité (, chi, chi, moha). Toutefois j'ai traduit par putride car je crois qu'ici (Réponse au moine Abutsu, Showa teïhon p 1508), cette expression, même si elle provient de la terminologie bouddhique, désigne surtout le corps vieillissant et malade.

Cour intérieure (內院, Naiïn, Neiyuan) : palais central du ciel de Tusita. Selon des textes tardifs, cette cour intérieure où réside Maitreya serait le séjour des bodhisattva avant leur dernière incarnation. Le ciel de Tusita  abrite un autre palais  appelé Cour périphérique (外院, Geïn, Waiyuan) qui lui est un lieu d'agrément pour les divinités.

Cour périphérique (外院, Geïn, Waiyuan) : voir Cour intérieure.

Croire et comprendre [chapitre] (信解品, Shinge hon, Xinjie pin) : IVe chapitre du Sutra du lotus. A lui seul, le titre de ce chapitre décrit le cheminement bouddhique. En entendant la prédiction faite à Shariputra, d’autres grands auditeurs expriment leur joie. Ils sont vieux et affaiblis, pensent avoir obtenu l’extinction mais n’ont pas de joie. Or ce nouvel enseignement les revigore et ils comprennent qu’ils ne possèdent pas l’éveil ultime. Ils expriment leurs sentiments sous la forme d’une parabole. Un jeune homme, pour une raison inconnue, s’enfuit du foyer paternel. Il voyage mais vit dans la misère. Son père tente de le retrouver mais n’y parvenant pas, s’installe en chemin dans une ville. Il fait fortune. Un jour le fils passant par cette ville souhaite demander du travail à l’homme riche qu’il ne reconnaît pas. Voyant le faste de sa demeure, il renonce, mais son père l’a aperçu et reconnu. Il envoie des serviteurs à sa poursuite mais le fils défaille de peur. Le père comprenant les mauvaises pensées de son fils décide d’user d’un expédient ; on le laisse partir et il se rend dans un village pauvre. Là, deux serviteurs à l’aspect misérable le recrutent pour s’occuper des immondices de la riche demeure. Le père constate qu’il s’occupe diligemment de son travail et déguisé en serviteur le prend sous sa protection et parfait son éducation. Après plusieurs années, le père sentant sa fin approcher, révèle à tous la vérité. Comme le père, le Bouddha a usé d’expédients en enseignant les trois véhicules. Comme le fils, les auditeurs se sont mépris sur leur propre identité, sur la position qu’ils avaient atteintes et sur leur relation avec le Bouddha.



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