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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


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madhyamika (voie du milieu, 中道, chudo, zhongdao)

maen no sumika (demeures des artifices démoniaques, 魔縁の住家)

Mahâbhijñāānâbhibhū (Grands-Pouvoirs de Sagesse-Victorieuse, 大通智勝, Daitsū Chishō, Dàtōng Zhìshèng)

Mahādeva (Cieux-Elevés, 大天, Daiten, Dàtiān)

mahamaitri mahakaruna (grandes compassion et miséricorde, daijidaihi, dacidabei) : voir compassion et miséricorde.

Mahaparinirvana sutra (Sutra du grand nirvana, 大般涅槃經, Daihatsu nehangyo, Daban niepanjing)

Mahāparinirvāṇa sūtra (Sutra Bānníhuán, 般泥洹經Hatsunaiongyō, Bānníhuánjīng)

Mahāsattva-kumāra-rāja (摩訶薩埵王子, Makasatta ōjiMóhēsàtuo wángzǐ) voir prince Sattva.

Mahasthamaprapta (bodhisattva Puissance-Extrême, 勢至菩薩, Seïshi bosatsu, Shizhi pusa)

Mahayana (Grand Véhicule, 大乘, Daïjo, Dasheng)

mahayana sutra (sutra  du  Grand Véhicule, 大乘經, daijokyo, dashengjing)

Mahesvara (Seigneur-Souverain ou grand Seigneur-Souverain, 大自在天, DaijizaitenDazizaitian)

Maints-Trésors (多寶, Taho, Duobao, Prabhutaratna) : bouddha du passé apparaissant essentiellement dans le XIème chapitre du Sutra du Lotus. Selon son vœu, après son extinction, là où le Sutra du lotus est révélé, le stupa de ce bouddha qui contient sa dépouille apparaît, attestant de la sorte la validité de l'enseignement.

Maître de la loi [chapitre] (法師品, Hoshi bon, Fashi pin) : Xe chapitre du Sutra du lotus. Dans ce chapitre, le Bouddha enseigne qu'après sa disparition, ceux qui prêcheront le Sutra du lotus sont des bodhisattva qui ont déjà réalisé l'éveil suprême mais qui par pitié pour les êtres ont fait vœu de renaître parmi eux. Dès lors les calomnier ou leur nuire est une faute grave. Le Bouddha déclare également que parmi tous les enseignements le Lotus est difficile à croire et à comprendre. Plus méritants donc seront ceux qui vénèrent ce Sutra et ceux qui le prêchent rempliront les fonctions du Bouddha, ils sont les maîtres de la loi.

maître de la loi (法師, hosshi, fashi, dharma bhanaka) : à l'origine, moine connaisseur de la doctrine, capable de l'enseigner et se livrant à une pratique exemplaire. Par la suite le terme a désigné un rang élevé de la hiérarchie des moines voire un titre honorifique.

maîtres de la loi [cinq sortes de] (五種法師, gojuhosshi, wuzhongfashi)

maîtres de la loi du Temple (寺法師, terahosshi) : moines de la branche Jimon (寺門) du courant Tendai.

Maître de l'enfer (閻魔, Enma, Yanmo, Yama)

maître des dieux et des hommes (天人師, tenjinshi, tianrenshi, sasta deva manusyanam) : neuvième parmi les dix épithètes qui qualifient un bouddha.


maître des doctrines (, ronji, lunshi) : peut aussi se prononcer ronshi en japonais, également traduit par "maître des traités". Deux sens :
- érudit qui maîtrise la troisième "corbeille" (pitaka) du canon bouddhique, celle des traités (Abhidharma) qui classifient et développent les notions philosophiques et scolastiques contenues dans les sutra.
- maître qui écrit des traités bouddhiques.
Cf. maître des hommes, expression souvent associée. Il est intéressant de noter le parallélisme avec les deux expressions acarya (précepteur) et upadhyaya (censeur) qui expriment une distinction des fonctions entre ceux qui enseignent la doctrine et ceux qui tiennent un rôle de maître spirituel.

maître des hommes (人師, ninshi, renshi) : maître apte à guider les hommes. Généralement ce terme ne désigne pas le Bouddha lui-même mais plutôt des maîtres de discipline, c'et à dire les experts de la deuxième corbeille parmi les trois qui constituent le canon bouddhique. Pour le Bouddha on emploie le terme "grand maître et guide" (daïdoshi, dadaoshi) ». Cf. maître des doctrines, acarya.

Maître es remèdes : voir Roi des Remèdes.

maître des traités (, ronji, lunshi)

maître et guide [grand] 大導師, daïdoshi, dadaoshi)

Maitreya [bodhisattva] (彌勒菩薩, Miroku bosatsu, Miluo pusa) : bodhisattva qui apparaît dans de nombreux sutra. Son nom en chinois est une translittération. Il a parfois été traduit  en Cishi (慈氏, Le Compatissant). La tradition bouddhique en fait un disciple du Bouddha du nom d'Ajita (Invaincu ou Invincible), originaire d'une famille de brahman de l'Inde méridionnale mais le fait n'est pas avéré.  Maitreya est réputé être le prochain bouddha, le bouddha du futur et il réside actuellement dans le ciel Tusita où il instruit les divinités sur la loi bouddhique en attendant de revenir dans notre monde pour terminer sa carrière et devenir un bouddha. De ce fait, le culte de Maitreya présente des aspects messianiques. Il a commencé de se développer en Chine vers le quatrième siècle notamment sous l'impulsion du moine Daoan (312-385). On aspire donc à renaître dans la demeure de Maitreya son palais central du ciel de Tusita. Plus modestement dans plusieurs sutra du Grand Véhicule, il a un rôle de questionneur qui permet au Bouddha d'énoncer son enseignement, c'est ainsi qu'il apparaît par exemple au seizième chapitre du Lotus. Ces différents éléments, eux-mêmes issus de plusieurs traditions, ne présentent pas une cohérence intrinsèque du personnage. Aujourd'hui également différents courants plus ou moins bouddhiques ou syncrétistes se réclament de ce bodhisattva.

maitri (compassion, , ji, ci)

Makasatta ōji (摩訶薩埵王子,Móhēsàtuo wángzǐ, Mahāsattva-kumāra-rāja) voir prince Sattva.

Maka shikan (Grand arrêt et examen, 訶止觀, Mohe zhiguan)

Maming (Ashvagosha, 馬鳴,  Memyo)

mana (末那, manas, mona)

manas (末那, mana, mona) : septième pami les neuf consciences. Le terme chinois est une translittération du sanskrit manas (मनस् : esprit, intellect, pensée) ; les traductions qui ont été tentées ont abouti à l'expression  siliangshi (思量識 : c'est-à-dire la conscience qui pense et mesure). Alors que les six premières consciences sont l'aboutissement du système perceptif lié aux domaines visuel, auditif, olfactif, gustatif, corporel et mental, la septième conscience est d'ordre intellectif, et désigne le "conscient", c'est à dire la perception du moi par le sujet. Cette conscience du moi produit toutes sortes d'attachements et de passions. C'est de la limitation au fonctionnement de cette conscience, dont témoigne l'expérience quotidienne, que naît une idée fausse et limitée de l'individu qui se fonde sur l'orgueil, l'attachement au moi ou les désirs personnels. Toutefois, cette septième conscience est intermédiaire entre la sixième et la huitième. Les auteurs anciens insistent sur son activité continuelle de réflexion; c'est cet aspect permanent de l'activité mentale qui crée la continuité du sujet et donc le sentiment (certain) qu'il a de sa propre existence. La sixième conscience n'a pas cette activité consciente permanente et la huitième conscience n'a pas la fonction discriminante et réflexive qui caractérise cette septième conscience ; ce qui expliquerait l'identification quasi automatique du sujet avec l'activité de cette conscience.

manifestation d'emprunt (ou incarnation d'emprunt, 垂迹, suijaku, chuiji) : aspect transitoire sous lequel apparaît un bouddha, un bodhisattva ou une divinité pour le salut des êtres. L'expresion chinoise est formée de 垂 (sui, chui) : descendre, condescendre , conférer, et 迹 (jakuji) : trace, emprunt. Quelques divinités locales ont été incorporées au panthéon bouddhique comme étant des incarnations d'emprunt de bouddha ou bodhisattva. Antonyme : corps de la terre originelle (本地身, honjishin, bendishen).

Manjushri ou Manjuçri [bodhisattva] (文殊師利菩薩, Monjushiri bosatsu, Wenshushili pusa) : en chinois et japonais souvent abrégé au deux premiers idéogrammes qui constituent son nom Wenshupusa et Monjubosatsu (文殊菩薩). La transcription du nom du bodhisattva en chinois semble une translittération du sanskrit encore que les idéogrammes soient signifiants, Wenshu pouvant se comprendre "distingué par la culture" or ce bodhisattva est lié à l’intelligence et au savoir. Manju signifie "magnifique" et çri "majesté", avec une connotation religieuse. Dans l’iconographie bouddhique, lui et le bodhisattva Sage-Universel participent à la triade du bouddha Shakyamuni. En tant que tel, on le représente sur une sorte de lion bleu (cf. photo) du plus bel effet. Il est inspirateur de l’acquisition des trois vertus que sont la sagesse, l’intelligence et l’attestation. Selon le Sutra du nirvana, il serait originaire de Sravasti et issu d’une famille de brahmanes. Après avoir rejoint la communauté des moines il aurait converti et guidé de nombreuses personnes. Dans les sutra, il se présente souvent comme interlocuteur ou questionneur du Bouddha. Il apparaît dans plusieurs chapitres du Lotus, notamment le premier et le douzième. Généralement associé à Sage-Universel (Samantabhadra), il personnifie le développement des qualités intellectives que la pratique de la loi bouddhique entraîne. Il a également un rôle prépondérant quant à la sauvegarde de la doctrine durant les cinq cents années suivantes (後 五百歳, gogohyakusaï, houwubosui). Son culte s’est développé en Chine dès le IVe siècle et au Japon quelques trois cents ans plus tard. En se fondant sur le Sutra de la guirlande de fleurs, les chinois ont localisé sa demeure sur le mont Wutaï dans le Shanxi.

mantra (paroles véritables, 眞言, shingon, shenyuan)

mappo (fin de la loi, , mofa, pascimadharma)

masse (ère finale, 末 世, moshi)

Mara : voir Roi-démon du sixième ciel (第六天, daïrokuten mao, diliutian mowang, Mara)

matsudaï (âges derniers, 末代)

Matsuno Rokuro Saemon (松野六郎左衛門) :  nyudo (celui qui est entré sur la voie, un renonçant), ancien samouraï, habitait dans la province de Suruga (actuellement département de Shizuoka). Il était le père de deux disciples importants de Nichiren, Nichiji et Ueno Ama. Une lettre de Nichiren nous apprend qu'il avait également plusieurs autres enfants. A la fois lui-même et son épouse ont reçu de nombreuses lettres de Nichiren. On suppose qu'il est mort en 1278.

Maudgalyayana (目連, Mokuren, Mulian) : l'un des dix grands disciples du bouddha Shakyamuni, le premier pour les pouvoirs surnaturels. Figure également parmi les quatre grands auditeurs. Ami d'enfance de Shariputra.

mauvaises destinées (悪趣, akushu, equ, durgati) : on trouve aussi l'expression mauvaises voies (惡 道, akudo, edao, durgati). Voir six voies.

mauvaises voies (惡 道, akudo, edao, durgati) : définition en cours de rédaction. Voir six voies, trois mauvaises voies, quatre mauvaises voies.

Memyo (Ashvagosha, 馬鳴,  Maming)

Mencius (孟子, Mengzi) : définition en cours de rédaction.

meng (rêve,, yume)

menjuguketsu (attribution personnelle et notification de vive voix, 面授口決mianshoukoujue)

Mère des enfants démons (鬼子母, Kishimo, Guizimu, Hariti) : nom légèrement abrégé sous lequel apparaît la Déesse Mère des Enfants Démons dans le chapitre des Formules détentrices.

metsudo (extinction, 滅度, mieduo)

mianshoukoujue (attribution personnelle et notification de vive voix, 面授口決menjuguketsu)

miao (, myo, sad)

miaofa (loi merveilleuse, 妙法, myoho, saddharma)

Miaofalianhuajing (Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse, 妙法蓮華經, Myohorenguekyo, Saddharma pundarika sutra)

Miaole dashi (妙樂大師Myoraku daïshi) : voir Zhanlan (湛然).

miaoli (principe merveilleux, 妙理, myori)

Miaoyin pusa (bodhisattva Son-Merveilleux, 妙音菩薩, Myoön bosatsu)

Miaoyin pusa pin (Bodhisattva Son Merveilleux, 妙音菩薩品, Myoön bosatsu hon) XXIVe chapitre du Sutra du lotus.

Miaozhuangyanwang (Roi Ornement-Merveilleux, 妙莊嚴王, Myoshogonno, Shubhavyuha raja)

Miaozhuangyanwang benshi pin (Conduite originelle du roi Ornement Merveilleux, 妙莊嚴王本事品, Myoshogonno honji hon) XXVIIe chapitre du Sutra du lotus.

mieduo (extinction, 滅度, metsudo)

mijin (particules, 微塵, weichen, paramanu) : voir éons dits des cinq cents grains de poussière.

Miluo pusa (彌勒菩薩, Maitreya [bodhisattva], Miroku bosatsu)

Minamoto no Yoritomo 源頼朝 (1147-1199) : noble japonais fondateur du bakufu de Kamakura. En 1192, après avoir défait ses rivaux du clan des Taïra, ce chef du clan Minamoto se voit conférer le titre de seiï taishogun (征夷大将軍, généralissime chargé de soumettre les barbares, cf. shogun). Disposant dès lors d'une délégation générale du pouvoir militaire, Yoritomo assume bientôt l'intégralité des pouvoirs politiques et administratifs de l'Etat et substitue son autorité à celle de l'Empereur, il est à même de garantir les droits et possessions des guerriers les plus importants qui deviennent ses vassaux et n’ont donc plus de relation directe avec la cour impériale. Après la mort de Yoritomo, les Hojo, famille dont sa femme était issue, se font les tuteurs de ses fils dont ils se débarrassent et désignent eux même les shogun successifs. Ils deviennent les Régents (執權, shikken) du bakufu.

ming se (noms et forme, 名色, myo shiki, nama rupa)

Mingwang (Rois de Lumières, 明王, Myoö, Vidyaraja)

mingxingzu (pourvu de sciences et de pratiques, 明行足, myogyosoku, vidyacarana sampanna)

mingziji (identité de mots, 名字即, myojisoku)

Minobu san (mont Minobu, 身延山)

Miroku bosatsu (彌勒菩薩, Maitreya [bodhisattva], Miluo pusa)

Miurashi no ran (三浦氏の乱sédition du clan Miura)

Mi zhong (Ecole du Mystère, 密宗)

mizou (sans précédent, 未曾有, weicengyou)

mofa (loi finale, , mappo, pascimadharma)

Móhēsàtuo wángzǐ (摩訶薩埵王子, Makasatta ōjiMahāsattva-kumāra-rāja) voir prince Sattva.

Mohe zhiguan (Grand arrêt et examen, 摩訶止觀, Maka shikan)

moi (我, ga, wo) : article en cours de rédaction.

moines aînés [six] (六老僧, roku roso)

 

moines de la montagne (山僧, sanzo) : deux acceptions pour ce terme :

1. Autrefois, les temples étaient souvent édifiés dans des montagnes ou des lieux reculés, le nom de la montagne permettait ainsi aux moines de ces temples de se désigner.

2. Au Japon, ce terme d ésigne les moines du temple Enryakuji sur le mont Hiei, on dit aussi sanmon (山門) par opposition à jimon (寺門), appellation du temple Onjoji (園城寺) qui est une autre branche du courant Tendai.

moines guerriers (soheï 僧兵 ou shuto 衆徒) : voir l'Histoire des moines guerriers au Japon de Gaston Renondeau.

moine mendiant (比丘, biku, biqiu, bhiksu)

Mokuren (目連, Maudgalyayana, Mulian)

mona (manas, 末 那, mana)

monde (, kaï, jie, dhatu) : on trouve aussi comme autres traductions plan, domaine etc,  parfois aussi l'expression "état" qui est plutôt inappropriée. Notion héritée de la cosmologie indienne (cf. trois mondes). Un monde est donc un espace (limité) doté de caractéristiques propres. Il contient des dharma, d’où le composé "monde des dharma" (hokaï, fajie, dharmadatu). De nombreux concepts bouddhiques font appel à cette possibilité de classification du réel qu’implique la notion de mondes distincts, on se reportera notamment à trois mondes et au système des dix mondes, éléments fondamentaux de la compréhension des courants bouddhiques relevant du Sutra du lotus et de la philosophie de Zhiyi (538-597).

monde céleste (天界, tenkai, tianjie, deva loka) : voir ciel.

mondes [dix] (十界, jikkai, shijie)

monde de la forme (, shikikaï, sejie, rupadhatu) : article en cours de rédaction. Cf. trois mondes.

monde de Saha (娑婆世界, shaba sekai, suopo sejie, saha) : monde qui est le nôtre et dont le centre, selon la cosmologie indienne traditionnelle, est constitué par le mont Sumeru. Les êtres qui y vivent endurent toutes sortes de difficultés et souffrances du fait de leurs actes antérieurs qui ont amené leur naissance en ce monde. Littéralement saha signifie endurance.

monde des dharma (法界, hokaï, fajie, dharma datu) : espace qui contient les dharma. Cf. monde.

monde du désir (欲界, yokkaï, yujie, kama dhatu) : article en cours de rédaction. Cf. trois mondes.

monde du sans-forme (無色界, mushikikai, wusejie, arupadhatu) : article en cours de rédaction. Cf. trois mondes.

mondes tricosmiques : voir éons dits des cinq cents grains de poussière.

Mongols : Voir Nichiren et la menace mongole.

Monjushiri bosatsu (Manjushri, 文殊師利, Wenshushili pusa)

Mont Hieï (比叡山, Hieïzan) : colline proche de Kyoto où Saïcho (767-822) se construisit un ermitage en 786 et auquel il donna le nom de "Chapelle de l’Arrêt et examen du Grand Véhicule" (Ichijoshikanïn). Il y avait déjà un sanctuaire shinto sur cette colline, le Hiyoshi (autre prononciation Hie) jinja. Le modeste ermitage se transforma peu à peu en un ensemble de monastères assez imposant appelé l’Enryakuji et qui, depuis l’origine du Tendaï au Japon, est le siège de cette école. L’Enryakuji comprend trois monastères principaux : le Stupa de l’est (Toto), le Stupa de l’ouest (Saïto) et le Yokawa. Dès le dixième siècle, en plus des religieux conventionnels, des moines guerriers dont la mission consistait à protéger les terres de l’Enryakuji font leur apparition dans ce monastère. Ils se font rapidement connaître pour leur brutalité et leur rapidité d’action et ont constitué, au fil des siècles, une source de turbulences et de désordres. En 1571 le shogun Oda Nobunaga les vainc et incendie le monastère qui sera reconstruit sans toutefois recouvrer son influence passée.

Mont Minobu (身延山, Minobu san) : montagne proche du mont Fuji dans l'ancienne province de Kaï (aujourd'hui département de Yamanashi). Nichiren s'y retira à son retour de d'exil de Sado après sa troisième remontrance au gouvernement du bakufu de Kamakura. Il y passa la dernière partie de sa vie de 1274 à 1282 (cf. Nichiren biographie). Probablement peu après la mort de Nichiren, la structure religieuse du mont Minobu est appelée Kuonji.

Mont Sacré du Vautour (靈鷲山, Ryojusen parfois abrégé en Ryosen, 靈山, Lingjiushan, Grdhrakuta) :  mont où a été enseigné le Sutra du lotus. Egalement traduit par pic du Vautour, des Vautours, des Aigles, etc. L'origine est incertaine, la forme du sommet évoquerait une tête de vautour ou bien il y aurait eu sur une montagne voisine un lieu où l'on abandonnait les cadavres d'où la présence de rapaces charognards. La première raison semble plus poétique et l'on imagine mal le Sutra du lotus être enseigné à proximité d'un charnier.

Monts Hua (華山, Huàshān) : Kazan en japonais. L’un des cinq monts sacrés de la Chine. Cette chaîne de montagnes, réputée pour la beauté de ses paysages, est située dans la province du Shaanxi, à une centaine de kilomètres de l’ancienne capitale Xian. Le sommet culminant est le pic Luoyanfeng (落雁峰: pic où se pose l’oie), altitude 2154 m. Quelques vues des monts Hua : zh.wikipedia.

Mont Sumeru (須弥山, Shumisen, Xumishan) : parfois abrégé en Meru. La plus haute des montagnes, axe du monde dans la cosmologie de 1'Inde antique. Situé au centre des quatre continents gouvernés par les quatre grands rois du ciel, le Mont Sumeru est le paradis d'Indra, dieu du tonnerre, de 1'éclair, du vent et de la pluie, que le bouddhisme a incorporé à son panthéon de divinités protectrices. Voir monde de Saha, Jambudvipa, trente-trois cieux.

Mont Tiantai (天台山, Tendaisan, Tiantaishan) : montagne situé dans la province chinoise du Zhejiang et où Zhiyi s'est retiré en 575 pour enseigner ses disciples. La tradition issue de Zhiyi et de ses prédécesseurs est le plus souvent désignée sous l'appellation Tiantai. Zhiyi lui-même s'est vu conféré la distinction impériale de Grand Maître sous le nom de grand maître du Tiantai. Sur les conseils de Guanding, un temple est bâti et achevé en 605, le monastère Guoqing (Guoqingsi). De nombreux autres bâtiments, parfois de dimensions impressionnantes, seront ajoutés ensuite. De nos jours le monastère Guoqing se présente comme un vaste ensemble de temples. On peut en avoir une idée par quelques photos visibles sur le site La Chine, Revue mensuelle : http://www.rmhb.com.cn/chpic/htdocs/rmhb/france/200202/f3-4.htm.

moshi (ère finale, 末世, masse)


Mots et phrases de la Fleur de la loi (法華文句, Fahua wenju) : Hokke mongu en japonais. Abréviation usuelle du titre du Miaofa lianhuajing wenju (妙法蓮華經文句, Myohorenguékyo mongu) : Mots et phrases du Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse, un des traités fondamentaux du Tiantai. Rédigé par Guanding (561–632) il reprend les enseignements de son maître Zhiyi (538 – 597) sur le Sutra du lotus. Ce traité d'environ quatre cents pages selon les éditions, propose un découpage thématique du Sutra du lotus et, pour chacun de ses chapitres, une analyse très poussée de certains des mots et phrases. Cette interprétation que propose Zhiyi a marqué profondément tout le courant ultérieur de compréhension du Lotus.
Voir aussi quatre identités et six différences (同六異, shido rokuï).

Moyens [chapitre des] (方便品, Hoben pon, Fangbian pin) : IIe chapitre du Sutra du Lotus. Egalement traduit Expédients salvifiques. Le Bouddha émerge du recueillement dans lequel il était entré au chapitre précédent et s’adresse à Shariputra. Il lui explique que la sagesse des bouddha est très profonde et que pour permettre aux disciples de l’approcher, il a usé de toutes sortes de méthodes sans pour autant révéler la loi primordiale qui elle ne se peut concevoir qu’entre les bouddha (ici a lieu la fameuse énumération des dix ainsi). Malgré sa sagesse Shariputra ne peut imaginer cette loi si profonde. Les arhats présents dans l’assemblée sont troublés. Ils croyaient avoir réalisé la délivrance et voilà que le Bouddha évoque quelque chose de supérieur. Shariputra se fait leur porte-parole et demande par trois fois au Bouddha de préciser son propos. Quand celui-ci se prépare à le faire, cinq mille croyants présents dans l’assemblée saluent le Bouddha et quittent les lieux, leur orgueil les portants à croire qu’ils savent déjà tout cela. Le Bouddha commence alors son exposé. Les bouddha n’apparaissent que pour faire partager la vision d’éveil aux êtres. Il n’y a pas deux ou trois véhicules comme cela a été enseigné précédemment mais un seul. Les stades d’auditeurs ou d’éveillés pour soi inculqués auparavant ne sont pas l’objectif de la pratique bouddhique mais un moyen utilisé par le Bouddha pour faire progresser ses disciples. Le bouddha a fait le vœu de rendre les êtres pareils à lui sans différence aucune. Ce vœu s’accomplit maintenant que le Sutra du lotus est révélé et le Bouddha prédit à Shariputra, aux autres auditeurs et bodhisattva présents qu’ils deviendront des bouddha.
La volonté de distinguer très nettement la fin des moyens, dans 1'enseignement du Bouddha, est 1'une des constantes de la pensée de Nichiren.
Voir également ouvrir les trois et révéler l'unique.
 

moyens (方便, hoben, fangbian, upaya) : enseignements et procédés que le Bouddha utilise pour amener à lui les êtres. Le Sutra du lotus, notamment dans le chapitre des Moyens, révèle que 1'important ne réside ni dans ces procédés eux-mêmes, ni dans leur signification, mais dans ce à quoi ils sont censés mener. La volonté de distinguer très nettement la fin des moyens, dans 1'enseignement du Bouddha, est 1'une des constantes de la pensée de Nichiren.

moyens [Terre des] : voir Terre des moyens et du résiduel (方便有餘土, hoben uyodo, fangbian youyutu).

Mrigadava  (Parc aux cerfs, Parc aux gazelles, 鹿苑, Rokuon, Luyuan)

mugen daïjo (citadelle infernale, 無間大城, wujian dacheng)

mujo (suprême, 無 上, wushang)

mujoshi (suprême, 無 上士, wushangshi, anuttara)

mujodoshin (esprit de la voie suprême, 無上道心, wushangdaoxin)

mujoge (stance de l'impermanence, 無常偈, wuchangjie)

Mujonen (Pensée-Magnanime, 無諍念, Wuzhengnian)

Mulian (目連, Maudgalyayana, Mokuren)

multiples dharma (shoho, zhufa, 諸法) : ce que nous distinguons comme constituants du réel. Voir la fin de l'article dharma.

multiples dharma sont sans ego [les] (諸法無我, sho ho muga, zhu fa wuwo, anatmanah sarvadharmah) : les multiples dharma désignent les phénomènes. Le mot chinois que nous traduisons par "ego" est wo (我, e en prononciation ancienne et littéraire) qui signifie moi ou je, d'où notre choix du latin ego qui s'est intégré à notre langue depuis l'époque moderne. Dans de nombreuses traductions l'expression wuwo (muga) est rendue par "dépourvu de nature propre" ou "sans nature propre". "Sans ego" signifie à la fois "qui n'est pas l'ego" et "dépourvu d'ego". L'ego ici représente une entité ou une substance qui ne serait pas soumise à la naissance, à la disparition ni à l'altération et donc, par le fait, serait éternelle. Remarquons que le bouddhisme ne se prononce pas sur la possibilité d'une telle existence mais déclare que ce n'est pas là son objet.

multiples mouvements (諸行, shogyo, zhuxing, sarvasamskarah) : tout ce qui se produit (有爲, le composé) et qui est donc ce qui naît, ce qui disparaît et ce qui change. Rien n'est jamais dans un état de stabilité et donc l'état dans lequel toute chose se présente est forcément transitoire et par là même impermanent. Voir Lettre au moine Abutsu : commentaires et le premier des quatre sceaux de la loi : l'impermanence des multiples mouvements ((諸 行無常, shogyo mujo, zhuxing wuchang, anitya sarva samskara)

mumyo (ignorance originelle ou Obscur, 無明, wuming, avidya)

Munetsuchi (Etang des Ardeurs froidies, 無熱池Wúrè chí, Anavatapta)

Munetsunō chi (無熱惱池Wúrènǎo chí)

Muryogikyo (Sutra des sens innombrables, 無量義經, Wuliangyijing)

musa (improductif, 無作, wuzuo)

mushi (sans-commencement, 無始, wushi)

mushikikai (monde du sans-forme, 無色界, wusejie, arupadhatu)

mushōhōnin (constance de la non naissance des phénomènes, 無生法忍, wúshēngfǎrěn, anutpattika dharma kṣānti)

mutokudo (non-obtention de la voie, 得道, wudedao)

mutuelle adéquation (二物相合, nimotsusogo, erwuxianghe) : voir Approches de la notion d'identité.

myo (, miao, sad) : traduction chinoise faite par Kumarajiva du mot sanskrit sad, qui figure dans le titre du Sutra du lotus. Miao désigne à la fois ce qui est merveilleux, profond, subtil, mystérieux, admirable, excellent, parfait. Nichiren indique que myo désigne le coeur même de la pensée, dont les mots et les concepts, de par leur nature, ne peuvent rendre compte. Myo est le qualificatif de 1'experience propre au bouddhisme qui est impossible à exprimer, parce qu'elle est au delà de 1'entendement de celui qui ne 1'a pas vécue. En savoir plus : le caractère myo, etymologie, graphie, évolution du sens.

myogyosoku (pourvu de sciences et de pratiques, 明行足, mingxingzu, vidyacarana sampanna)

myoho (loi merveilleuse, 妙 法, miaofa, saddharma)

Myohorenguekyo (Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse, 妙法蓮華經, Miaofalianhuajing, Saddharma pundarika sutra)

myojisoku (identité de mots, 名字即, mingziji)

Myoö (Rois de Lumières, 明王, Mingwang, Vidyaraja)

Myoön bosatsu (bodhisattva Son-Merveilleux,  妙音菩薩,Miaoyin pusa)

Myoön bosatsu hon (Bodhisattva Son Merveilleux, 妙音菩薩品, Miaoyin pusa pin) XXIVe chapitre du Sutra du lotus.

Myoraku daïshi (妙樂大師, Miaole dashi) : voir Zhanlan (湛然).

myori (principe merveilleux, 妙理, miaoli)

myo shiki (noms et forme, 名色, ming se, nama rupa)

Myōshin [Dame nonne](妙心尼御前, Myōshinamagoze) : dates imprécises, croyante qui vivait dans la région du mont Fuji. Elle prend foi lorsque son mari tombe gravement malade. Après le décès de son époux, elle approfondit sa foi et devient une religieuse. Au fil de la correspondance qu'elle entretient avec Nichiren, c'est probablement elle que nous retrouvons sous différents noms : Nonne de Kubo (窪尼, Kubonoama),  Nonne Jimyō (持妙尼, Jimyōama). Voir la Réponse à dame nonne Myōshin.

Myoshogonno (Roi Ornement-Merveilleux, 妙莊嚴王, Miaozhuangyanwang, Shubhavyuha raja)

Myoshogonno honji hon (Conduite originelle du roi Ornement-Merveilleux, 妙莊嚴王本事品, Miaozhuangyanwang benshi pin) XXVIIe chapitre du Sutra du lotus.

mystère : voir triple mystère (), Ecole du Mystère (密宗).

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