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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


Sadapaributha (bodhisattva Toujours Sans Mépris, 常不輕, Jofukyo, Changbuqing)

saddharma (loi correcte ou juste, 正法, shoho, zhengfa)

Saddharma pundarika sutra (Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse, 妙法蓮華經, Myohorenguekyo, Miaofalianhuajing)

sadhumati (perspicacité, 善慧地, zenneji, shanhuidi)

Sado no Kuni (佐渡の國) : île de Sado, située dans la mer du Japon en face du port de Niigata, département de Niigata. Le climat notamment en hiver est rigoureux mais pas sibérien comme certaines biographies le laissent entendre ; nous sommes à peu près à la même latitude que Séoul ou Sendaï.

Saemon (左衞門) : terme japonais signifiant littéralement 'garde de gauche des portes'. Cette expression a été employée durant l'ancienne période de Nara et provenait de la tradition chinoise où la porte impériale était gardée par un officier de chaque côté. A l'époque de Nichiren l'expression est souvent une marque de respect que l'on accole au nom d'une personne qui sert ou a servi dans l'administration du bakufu. Ainsi plusieurs diciples tels Niike, Shijo ou Matsuno entre autres sont qualifiés de saemon, de même que l'opposant Hei no Yoritsuna.

sage (, shonin, shenglen) : dans le bouddhisme ce terme, d'origine confucéenne, désigne une personne d'une sagesse remarquable mais également d'une grande compassion. L'étymologie du caractère sheng () est intéressante. Le caractère est composé d'une oreille () pour le sens et d'un idéogramme représentant une bouche () au-dessus d'un roi (). Ici, cette partie de  l'idéogramme est moins significative que phonétique. L'oreille, qui est la clef du caractère, désigne celui qui est à l'écoute des voix des dieux et en comprend le sens. Il s'agit donc de celui qui a l'intelligence des choses.

sage du Tiantai [le] (天台智者,Tendaï chisha, Tiantai zhizhe) : nom honorifique désignant le chinois Zhiyi (538-597) fondateur de l’école bouddhique du mont Tiantai

sages ou saints [quatre] (, shisho, sisheng)

sagesse : voir prajna.

Sage-Universel (普賢菩薩, Fugen bosatsu, Puxian pusa, Samantabhadra) : bodhisattva qui apparaît dans plusieurs sutra du Grand Véhicule, notamment la Guirlande de fleurs et le Lotus qui lui consacre son dernier chapitre et le sutra conclusif qui lui est généralement attaché : le Sutra de la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel. Avec Manjushri, Sage-Universel fait partie de la triade de Shakyamuni. Il est généralement représenté assis sur le dos un éléphant blanc à six défenses, vu que c’est ainsi qu’il apparaît aux croyants. Il est inspirateur de l’acquisition des trois vertus que sont le principe, la constance et la pratique alors que Manjushri avec lequel il est généralement associé symbolise le développement des vertus de la sagesse, de l’intelligence et de l’attestation. Cf. Exhortation du bodhisattva Sage-Universel et Sutra de la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel.

saha (monde de saha, 娑婆世 界, shabasekai, suoposejie)

Saïcho 最澄 (767 – 822) : également connu sous son titre honorifique de Grand maître de la Transmission des Enseignements (傳教大師, Dengyo daïshi). Moine japonais introducteur de l’école chinoise du mont Tiantai au Japon. En savoir plus : Saicho et l'implantation du Tiantai au Japon.

Sajiki [dame nonne] (Sajiki no ama gozen, 棧敷の尼御前) : nous avons assez peu d'informations sur cette disciple de Nichiren qui lui a adressé deux lettres, elle figure également, avec d'autres disciples de Kamakura parmi les destinataires de la Lettre de Sado. Peut-être a-t-elle un lien de parenté avec Nisshō (belle-soeur ?).

salut des êtres et l’empathie [le] (救護衆生不離衆生相, kugoshujo furishujoso, jiuhuzhongsheng bulizhongshengxiang, sattvanimittarahita sattvaparitrana) : premier des dix transferts.

Samantabhadra (Sage-Universel, 普賢菩薩, Fugen bosatsu, Puxian pusa)

samaya (三摩耶, sanmaya, sānmóyé, samaya) : terme sanskrit (समय) rendu directement en chinois par translittération. On trouve également d'autres variantes, notamment (三昧耶, sanmaiya, sānmèiyé). La multiplicité des sens de ce mot a rendu difficile pour les traducteurs chinois de trouver un équivalent exact et nous avons pris le même parti. Samaya peut désigner une occasion, un évènement, une circonstance, une convention, un accord, mais aussi une règle ou une pratique. C'est l'expression que l'on retrouve au début de nombreux sutra "En ce temps-là, le Bouddha ...". Dans le bouddhisme ésotérique, il revêt différents sens notamment celui de voeu originel effectué par un bouddha ou un bodhisattva pour sauver les êtres.  Dans ce sens, notamment dans la tradition de l'école des Paroles Véritables, il est associé à l'expression forme vénérable pour former le composé forme vénérable de samaya (三摩耶尊 形, sanmaya-songyo, sānmóyé-zunxing) qui désigne la forme (ou l'objet) qui représente ce voeu. C'est par exemple le lotus pour le bodhisattva Contemplateur des Sons du Monde, le pot d'onguent pour l'Ainsi-venu Maître es Remèdes ou l'épée pour le Roi de la Sagesse Immuable.


sambhogakaya (corps de rétribution, 報身, hojin, baoshen)

samuraï () : pour l'époque qui nous intéresse (XIIIe siècle), ce terme désigne les guerriers (bushi) qui ont un lien de vassalité directe avec le bakufu (shogounat). Etymologiquement, le terme samurai vient de la forme verbale saburaü (さぶらう,候ふ, 侍ふ) qui signifie être le servant.

samuraï dokoro (侍所) : ou Bureau des guerriers, institution du bakufu de la période de Kamakura (1185-1333). L'un des trois organes centraux de l'administration du bakufu. Ce bureau des guerriers, fondé en 1180, est dirigé par un intendant (別當, betto) ; son pouvoir est important car il tient la liste des vassaux et peut les convoquer ou leur donner des ordres.

samsara : article en cours de rédaction.

samskrta (composé, 有爲, , youweï)

samyak sambuddha (juste et universel en son savoir, 正遍知, shohenchi, zhengbianzhi)

sanai, sanai (三愛, trois attachements)

san akudo (trois mauvaises voies, 三 悪道, san edao)

sanbao (trois trésors, 三寶, sanbo, triratna)

sanbo (trois trésors, 三寶, sanbao, triratna)

sanbutsu (trois bouddha, 三佛, sanfo)

sancho (trois dynasties, 三朝, sanzhao)

san daihiho (trois grandes lois ésotériques三大秘法)

Sandaïrankoku (Santirna [pays de], 删提嵐國, Shantilanguo)

sande (trois vertus, 三徳, santoku)

sandi (triple vérité, 三諦, santaï)

sandoku (trois poisons, 三毒, sandu)

sandu (trois poisons, 三毒, sandoku)

san edao (trois mauvaises voies, 三悪道, san akudo)

sanfo (trois bouddha, 三佛, sanbutsu)

sangai (trois mondes, 三界, sanjie)

sangaku (trois sciences, 三學, sanxue)

sangha : communauté des religieux, voir trois trésors.

sango no jinten (trois ou des cinq grains de poussière, 三五の塵點)

sangui (triple prise de refuge, 歸, sanki)

sanhe (triple harmonie, , sanwa)

sanjie (trois mondes, 三界, sangai)

sanjin (trois corps, 三身, sanshen, trikaya)

sanjin soku ichi (trois corps en un seul, 三身即一, sanshen ji yi)

sanjo (trois véhicules, 三乘, sansheng)

sanju (trois perceptions, 三受, sanshou)

sanjuni so (trente deux signes caractéristiques, 三十二相, sanshier xiang)

sanki (triple prise de refuge, 歸, sangui)

Sanlun zhong (école des Trois Traités, 三論宗, Sanron shu)

sanmaya (samaya, 三摩耶, sānmóyé, samaya)

Sanmi bo (三位房) : voir Nichigyo(日 行).

sanmi (triple mystère, , sanmitsu)

sanmitsu (triple mystère, , sanmi)

sānmóyé (samaya, 三摩耶, sanmaya, samaya)

sannyasin (celui qui est entré sur la voie, 入 道, nyudo, rudao)

Sanron shu (école des Trois traités, 三論宗, Sanlun zhong)

sanqian (trois mille, 三千, sanzen)

sans-commencement (無始, mushi, wushi) : relatif à un passé si lointain qu'il est illusoire de 1'appréhender, afin de lui déterminer une origine temporelle. Pour le bouddhisme, le monde n'a jamais eu ni commencement, ni créateur.

sans précédent (未曾有, mizou, weicengyou) : littéralement qui n'a jamais existé. L'expression apparaît notament dans le chapitre II du Lotus sous la forme des méthodes (dharma) sans précédent (未 曾有法, mizouho, weicengyoufa).

sansaï (trois calamités, 三災, sanzai)

sanseken (trois domaines, 三世間, sansijian)

sanshen (trois corps, 三身, sanjin, trikaya)

sansheng (trois véhicules, 三乘, sanjo)

sanshen ji yi (trois corps en un seul, 三身即一, sanjin soku ichi)

sanshi (trois phases, , sanze)

sanshier xiang (trente-deux signes caractéristiques, 三十二相, sanjuni so)

sanshou (trois perceptions, 三受, sanju)

sansijian (trois domaines, 三世間, sanseken)

Sans-Mépris [bodhisattva] : voir Toujours Sans-Mépris (常不輕菩薩, Jofukyo, Changbuqing, Sadapaributha).

sans modification, le lieu originel (不改本位, Fukai hon i, bugai benwei) : le lieu originel, ou degré originel c'est à dire celui de l'éveil, demeure inchangé chez tous les êtres. Cf. l'état actuel s'identifie à la merveille.

sansho shima (trois obstacles et quatre démons, 三障 四魔, sanzheng simo)

santam nirvanan (sérénité et pureté du nirvana, 涅槃寂靜, nehan jaku jo, niepan ji jing)

Santirna [pays de] (删提嵐國, Sandaïrankoku, Shantilanguo) : le nom en chinois est une translittération du sanskrit. Dans l’un des nombreux récits des vies antérieures du bouddha Shakyamuni, il aurait vécu dans ce pays sous le nom de Souhait de Brahma-Mer de Joyaux (寶 海, Hokaïbonji, Baohaifanzhi) et en aurait été le grand chambellan. L’histoire est racontée dans le Sutra de la fleur de miséricorde (悲華經, Hikekyo, Beihuajing, Karuna pundarika sutra). Ce récit est le sujet essentiel d’une courte lettre de Nichiren adressée à Matsuno Rokuro, Nouvelles à sire Matsuno.

santaï (triple vérité, 三諦, sandi)

santoku (trois vertus, 三徳, sande)

san wa (triple harmonie, , san he)

sanxue (trois sciences, 三 學, sangaku)

sanzai (trois calamités, 三災, sansaï)

sanze (trois phases, , sanshi)

sanzen (trois mille, 三千, sanqian)

sanzheng simo (trois obstacles et quatre démons, 三障四魔, sansho shima)

sanzhao (trois dynasties, 三朝, sancho)

sanzang jiao (enseignement des trois corbeilles, 三藏教, sanzo kyo, tripitaka) : voir trois corbeilles.

sanzo (moines de la montagne, 山僧)

sanzo kyo (enseignement des trois corbeilles, 三藏教, sanzang jiao, tripitaka) : voir trois corbeilles.

sarana (prendre refuge, kie, guiyi)

sarvabhuddasama (l'égalité avec tous les bouddha, 等一切諸佛, to issaï shobutsu, deng yiqi zhufo)

Sarvadharmâpravttinirdeśa sūtra (Sutra de l’Absence de mouvements des multiples dharma, 諸法無行經,Shohōmugyōkyō, Zhūfǎwúxíngjīng)

sasta deva manusyanam (maître des dieux et des hommes, 天人師, tenjinshi, tianrenshi)

Satta ōji (Sattva [prince] ,薩 埵王子, Sàtuo wángzǐ)

sattva (êtres, 衆生, shujo, zhongsheng)

Sattva [prince] (薩埵王子, Satta ōji, Sàtuo wángzǐ) : nom abrégé de Makasatta ōji (摩訶薩埵王子,Móhēsàtuo wángzǐ, Mahāsattva-kumāra-rāja), prince Sattva. Il s’agirait d’une existence antérieure du bouddha Shakyamuni, celui-ci se livrait aux pratiques de bodhisattva, et selon le Sutra de la lumière d’or ce prince aurait offert son propre corps à une tigresse pour nourrir ses petits.

sattvanimittarahita sattvaparitrana (le salut des êtres et l’empathie, 救護衆生不離衆生相, kugoshujo furishujoso, jiuhuzhongsheng bulizhongshengxiang)

Sàtuo wángzǐ (Sattva [prince] ,薩 埵王子, Satta ōji)

Satyasiddhi-śāstra (Traité de l'Accomplissement du Réel, ,  Jōjitsu ron, Chéngshí lùn)

Sawa [nyudo de] (の入道) : voir Ichi no Sawa.

sbires infernaux (獄吏, gokuri) : voir gardes infernaux (獄 卒, gokusotsu).

sceaux de la loi [quatre] (法印, hoïn, fayin, dharma mudra)

sédition du clan Miura (三浦氏の乱Miurashi no ran) : voir bataille de l'ère Hoji.

Seichoji (清澄寺) : voir Kiyozumidera.

Seigneur-Souverain ou grand Seigneur-Souverain (大自在天, DaijizaitenDazizaitian, Mahesvara) : Le terme est une contraction de maha isvara, le grand seigneur et il désigne la divinité qui est au sommet du monde de la forme, c'est donc le dieu suprême du monde matériel. Probablement eu égard à son rôle de souverain du monde les Chinois ont traduit son nom en Dazizaitian, celui qui est auto existant. Dans la mythologie indienne il s'agit de Siva, probablement pour son pouvoir de destruction du monde.

Seïshi bosatsu (bodhisattva Puissance-Extrême, 勢至菩薩, Shizhi pusa, Mahasthamaprapta)

sejie (monde de la forme, , shikikaï, rupadhatu)

sekenge (connaisseur du monde, 世間解, shijianjie, lokavit)

selon la loi et non la personne (依法不依人, eho fu ejin, yifa bu yiren) : premier des quatre appuis.

selon la sagesse et non les jugements (依智不依識, echi fu eshiki, yizhi bu yishi) : troisième des quatre appuis.

selon la signification et non les mots (依義不依語, egibuego, yiyi bu yiyu) : deuxième des quatre appuis.

selon les sutra aux sens définitifs et non les autres (依了義經不依不了義經, eryogikyo fu efuryogikyo, yiliaoyijing bu yibuliaoyijing) : dernier des quatre appuis.

semblance de la loi (像法, zoho, xiangfa) : première période de déclin de l'enseignement d'un bouddha.  Cette période succède à celle de la loi juste et précède celle de la fin de la loi. Elle se caractérise par une déperdition partielle de la compréhension de la teneur profonde de l'enseignement mais les apparences sont encore sauvegardées. Selon les sutra, on a toutes sortes de durées pour ces diffèrentes périodes. La vue communément admise à l'époque de Nichiren est celle que l'on trouve par exemple dans le Vieux sutra du Nirvana (古涅槃經, Konehangyo,Guniepanjing) et selon laquelle les deux périodes de la loi juste et de la semblance de la loi dureraient chacune mille ans ans et la fin de la loi dix mille. Cf. fin de la loi, cinq cents dernières années et note 10 in la Représentation des quatre bodhisattva.

Sen (Tablettes, , Qian)


sengo (actes anciens, 先業xianyue, purva karman)

sendara  (旃陀羅, zhāntuóluó, candāla)

senlo (profusion, shinra, 森羅)

Sennichi ama (la nonne Sennichi, 千日尼) : disciple deNichiren et femme d'Abutsu ; nous avons assez peu de données sur sa biographie. Elle et son mari rencontrent Nichiren au début de son exil sur l'île de Sado. Plusieurs lettres importantes lui sont adressées.

Sens occulte ou Occulte (Le sens occulte de la Fleur de la loi, 法華玄義, Hokke gengi, Gen ou Gengi, Fahua xuanyi) : enseignement de Zhiyi recueilli par son disciple Guanding. Texte relevant du courant TiantaiCf. Quatre identités et six différences.

sept fléaux (七難, shichinan, qīnán) : selon les sutra cette liste varie. Dans le Sutra du souverain vertueux, ces sept fléaux sont énoncés comme suit : anomalie du soleil et de la lune (日 月失度, c’est-à-dire aspect étrange, éclipse, apparition de plusieurs soleils), anomalie des astres, embrasement, déluge, ouragan, sécheresse, soudards.
Dans le Sutra de Maître es Remèdes il s’agit d’épidémie, invasion étrangère, sédition interne, perturbation du cours des astres, éclipses, perturbation climatique et enfin sécheresse.

sept grands temples de Nara (奈良七大寺, Nara shichi daïji) : sept temples ou monastères construits à Nara, l’ancienne capitale du sud durant les VIIe et VIIIe siècles. Ces grands temples ont été fondés par la cour ou de grandes familles. Ils ont été le foyer de la diffusion assez élitiste des premières écoles bouddhiques continentales importées au Japon. La liste généralement reconnue de ces sept temples comprend :
Le Todaïji (Grand Temple oriental) qui ressortit du Kegon (Guirlande de fleurs) mais où est également enseigné la scolastique du Kosa (Kusha) et l’école Hosso (Faxiang, Caractères des dharma).

Le Kofukuji (Temple de la Félicité), temple de la famille des Fujiwara où l’on enseigne le Kosa et l’école de l'Accomplissement du Réel (成實宗, Jōjitsu shū).

Le Gangoji (Temple de l’Origine prospère) où l’on retrouve un mixte des écoles Trois traités et Accomplissement du Réel.
Le Daïanji (Temple de la Grande Paix) qui ressortit de la tradition Jojitsu.
Le Yakushiji (Temple du Maître es Remèdes) qui enseigne les écoles des Trois traités et Hosso.
Le Saïdaïji (Grand Temple occidental) de l’école des Préceptes (Risshu).
Le Horyuji (Temple de la Prospérité de la loi ) qui enseigne également l’école Hosso.
Le contrôle de La cour impériale intervenait grandement dans le contrôle des nominations et des règlements de ces temples.

sept joyaux (七寶, shippo, qibao) : autre traduction : sept matières précieuses. Sept sortes de joyaux dont la liste varie légèrement selon les sutra. Dans le Sutra du lotus, ils ornent le stupa de Maints-Trésors qui apparaît dans le chapitre XI Vision du précieux stupa. Il s’agit de l’or, de l’argent, du béryl, de la nacre, de l’agate, de perles et du corail. Dans la symbolique du bouddhisme du Lotus, ces sept joyaux sont mis en relation avec les sept trésors de la sagesse (shichishozaï) : l’écoute, la foi, les préceptes, la concentration, l’avancée, l’abandon et la retenue ou avec les sept ouvertures du visage (oreilles, yeux, narines et bouche). Nous trouvons cela notamment dans la Transmission orale sur les significations (Ongi kuden).

sept règnes de divinités célestes (天神七代, tenjinshichidai) : selon le Nihongi, une des sources de la mythologie japonaise, avant la génération des cinq règnes des divinités terrestres fondatrices de la lignée impériale, il y aurait eu trois divinités créatrices (zokasanshin) solitaires (hitorigami) puis quatre couple de divinités. Sept divinités célestes se seraient ainsi succédées. Il s'agit des trois règnes de [1] Kuninotokotachinomikoto (國常立尊, Vénéré Fondateur de l'éternité du Pays), [2] Kuninosatsuchinomikoto (國狭槌尊, Vénéré Martelet du Pays) et [3] Toyokumununomikoto (豊斟渟尊) qui sont suivis par les quatres règnes conjoints de [4] Uijinomikoto (土煮尊) et Suijininomikoto (沙土煮尊), [5] Otonojinomikoto (大戸之道尊) et Otomabenomikoto (大苫辺尊), [6] Omodarunomikoto (面足尊), et Kashikonenomikoto (惶根尊) et enfin [7] Izanaginomikoto (伊弉諾尊) et Izanaminomikoto (弉 册尊).

sérénité et pureté du nirvana (涅槃寂靜, nehan jaku jo, niban ji jing, santam nirvanan) : dernier des quatre sceaux de la loi.Voir Réponse au moine Abutsu - commentaires, nirvana.

servants (脇士, kyoji, xieshi) : généralement traduit en français par acolyte. Personnages représentés de chaque côté d’une statue d’un bouddha et qui, en tant que disciples, l’assistent. Ces représentations bien connues sous le nom de triades montrent un personnage central (un bouddha) flanqué de deux personnages plus petits (des bodhisattva). Les plus usuelles sont la triade de Shakyamuni avec Manjushri et Sage-Universel pour servants qui expriment les qualités d’intelligence liées à ce bouddha et la triade d’Amita dont les servants Contemplateur des Sons et Puissance-Extrême, illustrent le caractère spectaculaire. Dans le traité de Nichiren La Représentation des quatre bodhisattva, il décrit une pentade, groupe de cinq personnages, constituée de Shakyamuni avec pour servants les quatre bodhisattva surgis de la terre. Selon lui cette statuaire qui n’a jamais été présentée jusqu’alors, est la plus adaptée à l’époque.

seson (Vénéré du monde, 世尊, shizun, bhagavat)

Sessen doji (Garçon des Monts enneigés, 雪山童子, Xueshan tongzi)

setsudoshamon (enseignants de la voie, 説道 沙門, shuodaoshamen)

setsuwa (説話) : genre littéraire de récits de contes ou de légendes. Les récits bouddhiques, généralement édifiants, sont majoritaires dans cette littérature. Plusieurs lettres de Nichiren sont centrées sur de genre de récits qu'il développe souvent d'une façon très vivante voire dramatique. Citons entre autres : la Réponse à dame nonne Ueno qui relate l'histoire du calligraphe Yilong, les Nouvelles à sire Matsuno à propos du pays Santirna, ou la Réponse à sire Matsuno et la légende du Garçon des Monts enneigés. Une étude intéressante sur l'utilisation par Nichiren de ce genre littéraire a été effectuée par Laurel Rasplica Rodd et est lisible sur le site de l'université Nanzan.

se xin (forme et pensée, 色心, shiki shin, ruppa citta)

sexinxiangying (la forme et le coeur correspondent parfaitement色心相應shikishinsoö

shaba sekai (monde de saha, 娑婆世 界, suopo sejie, saha)

Shaka butsu, Shijia fo (釋迦佛) : abréviations de Shakamuni butsu, Shijiamouni fo, le bouddha Shakyamuni.

Shaka sanzon  (triade de Shakyamuni, 釋迦三 尊, Shijia sanzun)

shakke (conversion empruntée, 迹化, jihua)

shakubuku (persuasion coercitive, 折伏, zhefu)

shakubutsu (bouddha d’emprunt, , jifo)

shakumon (doctrine empruntée, 迹門, jimen)

Shakyamuni (釋迦牟尼, Shakamuni, Shijiamouni) : Eveillé, fondateur du bouddhisme. Apparaît sous diverses appellations : le Bouddha (, Hotoke, Fo), bouddha Shakyamuni (釋迦牟尼佛, Shakamuni butsu, Shijiamouni fo), le vénéré Shakya (, Shakuson, Shizun), le vénéré du monde (世尊, Seson, Shizun), etc. En fait il faudrait distinguer deux personnages : le personnage historique sur lequel un certain nombre d’informations sont connues maintenant et le personnage légendaire tel que la tradition bouddhique l’a façonné. N’étant pas adepte de la légende dorée, nous nous en tiendrons au peu que l’on sait du personnage historique. On pourra toujours se reporter aux nombreux livres d’initiation au bouddhisme pour voir comment la tradition a construit le personnage du Bouddha pour en faire une sorte de dieu pour l’adoration des foules. En savoir plus : la Vie du bouddha Shakyamuni.

shamen (沙門, shamon, sramana)

shami, shami (沙弥, sramanera)

shamon (沙門, shamen, sramana)

shangen (racines bénéfiques, 善根, zengon)

shanhuidi (perspicacité, 善慧地, zenneji, sadhumati)

shanqu (bonnes destinées, 趣, zenshu, sugati)

shanshi (bien parti, 善逝, zensei, sugata)

Shantilanguo (Santirna [pays de], 删提嵐國, Sandaïrankoku)

Shanxing (Pratique-Supérieure, Conduite-Supérieure, 上行Jogyo, Visistacaritra)

Shanxing (Bonne-Etoile, , Zensho)

shanzhishi (ami du bien, 善知識, zenchishiki)

Sharihotsu (舍利弗, Shariputra, Shelifu)

Shariputra (舍利弗, Sharihotsu, Shelifu, Sariputra) : Disciple religieux du bouddha Shakyamuni. Issu d'une famille de brahmanes de Magadha, il rechercha l'enseignement de différents maîtres novateurs de l'époque jusqu'à ce qu'il rencontre un disciple du Bouddha qui le convainc. Avec son ami Maudgalyayana qui avait suivi le même parcours, il se rend auprès du bouddha et se convertit. Il apprend la doctrine et devient un des principaux disciples. Le Bouddha reconnaît ses capacités intellectuelles exceptionnelles. il est considéré comme l'un des dix grands disciples du bouddha Shakyamuni, le premier pour la sagesse. Figure également parmi les quatre grands auditeurs. Tant par sa sagesse que son respect de l'éthique Shariputra occupe une place prépondérante parmi les disciples, il peut enseigner le dharma ou tenir le rôle d'interlocuteur privilégé du Bouddha. Il meurt victime de persécuteurs.

sha ze shin ni (une fois départi de ce corp, 捨是身已, she shi shen yi)

Shelifu (舍利弗, Sharihotsu, Shariputra )

shengdaoshamen (vainqueurs de la voie, 勝道沙門, shodoshamon)

sheng mie mie yi jimie wei le (une fois naissance et disparition éteintes/L'extinction paisible se fait joie, 生滅滅已 寂滅爲樂, shometsu mettchi jakumetsu i raku)

shenglen (sage, , shonin)

shengsi (vies et morts, 生死, shoji, jati marana)

shengsi ji niepan (les vies et morts s’identifient au nirvana, 生死即涅槃, shoji soku nehan)

shengwen (auditeurs, 聲聞, shomon, sravaka)

sheng zhu yi mie (naissance, stabilité, altération, disparition, 住異滅, sho ju i metsu) : voir quatre modes du composé (shiu iso, siyu weixiang)

Shèngyì (Intention-Victorieuse, 勝意, Shōi, Jayamati)

shenmi (mystère du corps, shinmitsu)

shenyuan (paroles véritables, 眞言, shingon, mantra)

Shenyuan zhong (Ecole des Paroles Véritables, 眞言宗, Shingon shu)

she shi shen yi (une fois départi de ce corps, 捨是身已, sha ze shin ni)

sheshou (captation accommodante, 攝受, shoju)

Shi ou Shikan (Zhi, ou Zhiguan, 止觀) : abréviations japonaises du Mohe Zhiguan ((訶止觀, Maka shikan), le Grand arrêt et examen de Zhiyi.

shi akudo (quatre mauvaises voies, 悪道, si edao)

shiba jie (dix-huit domaines, 十八界, juhakkaï, 18 dhatu)

shibaotu (Terre de la retribution vraie, 報土, jippodo)

shi bosatsu (quatre bodhisattva, 四菩薩, si pusa)

shichengzhengjue (réalisation première de l’éveil correct, 始成正覺, shijoseigaku)

shichinan (sept fléaux, 七難qīnán)

shidashengjiao (enseignements du Grand Véhicule véritable, 實大乘, jitsu daïjokyo)

shidaïtenno (quatre grands rois du ciel, 天王, sidatianwang)

shidi (dix dispositions, 十地, juji )

shidi (disposition première, 初地, shoji)

shido rokuï (quatre identités et des six différences, 同六異)

shier ru (douze entrées, 十二, juni nyu, dvadasa ayatana)

shier yinyuan (douze liens causaux,十二因緣, juni innen, dvadasa pratitya samutpada)

shifang (dix directions,十方, jippo)

Shiga [Déesse de clarté ](志賀の明神Shiganomyōjin) : voir Princesse Sayo de Matsura (松浦佐用姫).

shigaku (éveil initial, 始覺, shijue)

shige (quatre stances, 四 偈, sijie)

shi guzeïgan (quatre vœux du serment de propagation du bodhisattva, 四弘誓願, si hongshiyuan)

shihao (dix épithètes, 十號, jugo)

shihuixiang (dix transferts, 十廻向, jueko)

shiji (proximité de l'étant, 卽是, sokuze)

shijianji (identité de temps, 時間卽, jikansoku) : voir unicité de temps (同時卽, dojisoku, tongshiji).

shijianjie (connaisseur du monde, 世 間解, sekenge, lokavit)

Shijia sanzun  (triade de Shakyamuni, 釋 迦三 尊, Shaka sanzon)

shijie (dix mondes,十界, jikkai)

shijie huju (présence mutuelle des dix mondes, 十互具, jikkai gogu)

Shijo Kingo 四条金吾 (1230-1300) : disciple laïc de Nichiren, l'un des plus proches et avec qui il a échangé une nombreuse correspondance dont il reste encore environ une quarantaine de lettres. Certaines sont parmi les plus connues ; il émane d'elles affection et bienveillance. Son nom complet est Shijo Nakatsukasa Saburo Saëmon no Jo Yorimoto. Notons la tendance à fabriquer des noms à rallonge en accolant des titres honorifiques de provenance chinoise, ainsi Saëmon no Jo (officier garde de gauche des portes) auquel est adjoint le terme Kingo (Personnalité en or) qui ne représente pas à proprement parler des nom personnels ou des patronymes. En savoir plus : Shijo Kingo, le courage du sacrifice suprême et les aléas du siècle.  

shijoseigaku (réalisation première de l’éveil correct, 始成正覺, shichengzhengjue)

shijue (éveil initial, 始覺, shigaku)

Shikan ou Shi, (止觀, Arrêt ou Grand arrêt et examen, Mohe Zhiguan)

shikikaï (monde de la forme, , sejie, rupadhatu)

shiki shin (forme et pensée, 色心, se xin, ruppa citta)

shikishinsoö (la forme et le coeur correspondent parfaitement色心相應sexinxiangying

shikishinsoö no shinsha (le croyant dont la forme et le coeur correspondent parfaitement, 色心相應の信 者)

shiku (quatre souffrances, , siku)

shikyo (quatre enseignements, 四教, sijiao)

shiluochanu (dix ogresses, 十羅 刹女, jurasetsunyo, raksasi)

Shinge hon (Croire et comprendre, 信解品, Xinjie pin) : IVe chapitre du Sutra du lotus.

Shingon shu (Ecole des Paroles Véritables, 眞言宗, Shenyuan zhong)

shingyo (actes psychiques, 心行, xinxing)

shinmitsu (mystère du corps, shenmi) : voir triple mystère.

shinra (profusion, senlo, 森羅)

Shinran : voir l'Amidisme au Japon.

shippo (sept joyaux, 七寶, qibao)

shiriki (quatre forces, 四力, sili, catvari balani)

shi rushi (dix Ainsi, ju nyoze)

shishi (lion, 獅子, shizi)

Shishijia (Sisyaka, 室史迦, Shisshika) : voir La fin de la loi selon le Vibhasa.

Shishionnō (Roi du Rugissement-Léonin, 師子音王, Shīzǐyīnwang, Siṃhaghoṣa Rāja,  सिंहघोषराज) [bouddha]

shisho (quatre sages ou saints, 四聖, sisheng)

shishushamon (quatre sortes de religieux, 四種沙門, sizhongshamen)

Shisshika (Sisyaka, 室史迦, Shishijia) : voir La fin de la loi selon le Vibhasa.

shishu: (quatre gens, 四衆, sìzhòng)

shi shu no hana (quatre variétés de fleurs)

shisshin (gâchis du cœur, 失心, shixin)

shisu feibang (quatorze offenses,  誹謗, jushi hibo)

shitaï (quatre vérités, 四諦, sidi, catur aryasatya)

shitoku (quatre vertus, 四 徳, side)

shiu iso (quatre modes du composé, 四有爲相, siyu weixiang)

shixiang (aspect réel, 實相, jisso)

shixiang zhenru (aspect de la pure ainsité ou aspect réel des choses,實相眞如, jisso shinnyo)

shixin (dix degrés de la foi, 十信, jisshin)

shixin (gâchis du cœur, 失心, shisshin)

shizi (lion, 獅子,shishi)

Shizhi pusa (bodhisattva Puissance-Extrême, 勢至菩薩, Seïshi bosatsu, Mahasthamaprapta)

Shīzǐyīnwang (Roi du Rugissement-Léonin, 師子音王, Shishionnō, Siṃhaghoṣa Rāja, सिंहघोषराज) [bouddha]

shizun (Vénéré du monde, 世尊, seson, bhagavat)

shodoshamon (vainqueurs de la voie, 勝道沙門, shengdaoshamen)

shogun (将軍) : pour l’époque (XIIIe siècle) qui nous intéresse, abréviation de Sei i taïshogun (征夷大将軍), littéralement : généralissime (大 将軍, taishogun) chargé de soumettre (, sei) les barbares (, i). Titre donné par l'empereur à Minamoto no Yoritomo, le chef du clan Minamoto après la défaite des Taïra en 1192. Disposant d'une délégation générale du pouvoir militaire, Yoritomo assume bientôt l'intégralité des pouvoirs politiques et administratifs de l'Etat et substitue son autorité à celle de l'empereur, il est à même de garantir les droits et possessions des guerriers les plus importants qui deviennent ses vassaux et n’ont donc plus de relation directe avec la cour impériale. Après la mort de Yoritomo, les Hojo, famille dont sa femme était issue, se font les tuteurs de ses fils dont ils se débarrassent et désignent eux même les shogun. Ils deviennent les régents (執權, shikken) du Bakufu.

shohenchi (juste et universel en son savoir, 正遍知, zhengbianzhi, samyak sambuddha)

shoho (loi correcte, 正法, zheng fa, saddharma)

shoho (multiples dharma, zhufa, 諸法)

shohojisso (aspect réel des multiples dharma, 諸法實相zhufashixiang)

sho ho muga (les multiples dharma sont sans ego, 諸法無我, zhu fa wuwo, anatmanah sarvadharmah)

Shohōmugyōkyō (Sutra de l’Absence de mouvements des multiples dharma, 諸法無行經, Zhūfǎwúxíngjīng, Sarvadharmâpravttinirdeśa sūtra)

Shōi (Intention-Victorieuse, 勝意, Shèngyì, Jayamati)

shoji (vies et morts, 生死, shengsi, jati marana)

shoji (disposition première, 初地, shidi)

shojin ( progression, 精進, jingjin, virya)

shoji soku nehan (vies et morts s’identifient au nirvana, 生死即涅槃, shengsi ji niepan)

Shojo (Petit Véhicule, Xiaosheng, Hinayana)

shoju (captation accommodante, 攝受, sheshou)

sho ju i metsu (naissance, stabilité, altération, disparition, 住異滅, sheng zhu yi mie) : voir quatre modes du composé (shiu iso, siyu weixiang)

shoke (converti所化, suohua)

shoken (objet de la vision, 所見, suojian)

shometsu mettchi jakumetsu i raku (Une fois naissance et disparition éteintes/L'extinction paisible se fait joie, 生滅滅已 寂滅爲樂, sheng mie mie yi jimie wei le) : deuxième partie de la célèbre stance du treizième volume du Sutra du nirvana qui est dite par Indra déguisé en démon au garçon des Monts enneigés et qui permet à ce dernier d'appréhender la loi bouddhique :

"Les multiples mouvements sont impermanents
Car soumis à la loi de naissance et disparition
Une fois naissance et disparition éteintes
L'extinction paisible se fait joie"
Cf. Réponse à Sire Matsuno et le cours sur les quatre sceaux de la loi.

shomon (auditeurs, 聲聞, shengwen, sravaka)

shonin (sage, , shenglen)

shosa (activité, 所作, suozuo)

Shotoku : voir Jogu.

shouchi (recevoir et garder, 受持, juji)

Shouji pin (Annonciation, 授記品, Juki hon) : VIe chapitre du Sutra du lotus.

shouti (intitulé,首題, shudai)

Shouxue wuxue  ren ji  pin (Annonciation conférée aux apprentis et à ceux qui n’ont plus à apprendre, 授 學無學人記品, Jugaku mugaku nin ki hon) IXe chapitre du Sutra du lotus.

Showa teihon (昭和定本) : abréviation de Nichiren Shonin Ibun Showa teihon (日蓮聖人遺文 昭和定本). Edition japonaise des écrits de Nichiren particulièrement scrupuleuse et documentée qui tient lieu généralement de référence. Elle a été compilée durant l'ère Showa, d'où son nom.

Shubhavyuha raja (Roi Ornement-Merveilleux, 妙莊嚴王, Myoshogonno, Miaozhuangyanwang)

Shubodai (Subhuti, 菩 提, Xuputi)

shudai (intitulé,首題, shouti)

Shudatsu (Sudatta, 須達, Xuda)

shugo no zenjin (divinités tutélaires, 守護の善神)

shugyo (ascèse, 修 行, xiuxing)

shuji (graine, 種子, zhŏngzíbīja)

shujo (êtres, 衆生, zhongsheng, sattva)

shukke (religieux, 出家, chujia, pravrajita)

shukugo (actes résidants宿業, suyue)

Shukuökebosatsu (bodhisattva Splendeur-Royale des Constellations, 宿王華菩薩, Suowanghuapusa)

Shumi (Sumeru, 須弥山, Xumi)

shuodaoshamen (enseignants de la voie, 説道沙門, setsudoshamon)

shura (修羅, xiuluo) : abréviation japonaise de ashura ; voir asura.

shussongyobutsu (bouddha apparaissant en sa forme vénérable, 出尊形佛chuzunxingfo)

sidatianwang (quatre grands rois du ciel, 天 王, shidaïtenno)

Siddharta : prénom (vraisemblablement inventé tardivement) du bouddha Shakyamuni.

side (quatre vertus, 四徳, shitoku)

sidi (quatre vérités, 四諦, shitaï, catur aryasatya)

si edao (quatre mauvaises voies, 悪道, shi akudo)

si hongshiyuan (quatre vœux du serment de propagation du bodhisattva, 四弘誓願, shi guzeïgan)

sijiao (quatre enseignements, 四教, shikyo)

sijie (quatre stances, 四偈, shige)

siku (quatre souffrances, , shiku)

sila (observance des préceptes, 持戒, jikai, chijie)

sili (quatre forces, 四力, shiriki, catvari balani)

Siṃhaghoṣa Rāja (Roi du Rugissement-Léonin, 師子音王, Shishionnō, Shīzǐyīnwang,  सिंहघोषराज) [bouddha]

si pusa (quatre bodhisattva, 四菩薩, shi bosatsu)

sisheng (quatre sages ou saints, 四聖, shisho)

sisya (disciple, 弟子, deshidizi)

Sisyaka (室史迦, Shisshika, Shishijia) : voir La fin de la loi selon le Vibhasa.

six consciences (六識, rokushiki, liushi) : six premières parmi les neuf consciences. Il s'agit des consciences auquelles aboutissent les perceptions visuelles, auditives, olfactives, gustatives, tactiles et mentales. Voir aussi dix-huit domaines.

six identités (六即, rokusoku, liuji) : concept élaboré par Zhiyi (538-597) et qui apparaît dans plusieurs de ses ouvrages notamment dans le Grand Arrêt et examen (摩訶止觀, Maka shikan, Mohe zhiguan). Les six identités sont :

- 1. L'identité de principe (理即, risoku, liji),
- 2. L'identité de mots (ou de dénominations, 名字即, myojisoku, mingziji),
- 3. L'identité de la pratique contemplative (觀行即, kangyosoku, guanxingji),
- 4. L'identité de ressemblance (相 似即, soïsoku, xiangyiji),
- 5. L'identité de la vérité fractionnée (ou progressive, 分眞即, bunshinsoku, fenshenji) et
- 6. L'identité absolue (究竟即, kyukyosoku, jiujingji).
Il semble que selon les textes, cette expression revête deux acceptions assez différentes bien que la liste des six identités soit la même. En savoir plus : les six identités, un concept qu'il convient d'examiner soigneusement.

six liens de parenté (六親, rokushin, liuqin) : notion ancienne désignant les membres très proche de la famille. Cette liste varie un peu mais nous y trouvons toujours ceux qui sont liés au premier degré : père, frère cadet, frère aîné, enfant, époux, épouse ou encore : père, mère, frère cadet, frère aîné, enfant, épouse. Ces liens correspondent à la structure familiale de la Chine ancienne. Les sœurs, par exemple, n'y figurent pas, vu qu'une fois mariées elles appartiennent à une autre famille. On trouve aussi dans la tradition bouddhique les six liens de parentés du moine mendiant (bhiksu) : père, mère, frère cadet, frère aîné, sœur aînée, sœur cadette.

six lieux (六境, rokkyo, liujing) : voir douze entrées.


six moines aînés (六老僧, roku roso) : disciples religieux désignés par Nichiren pour continuer son œuvre. Il s’agit de :
Nissho (1221 - 1323),
Nichiro (1245 - 1320),
Nikko (1246 - 1333),
Nichiji (1250 - ?),
Nitcho (1252 - 1317 ?) et
Niko (1253 - 1314 ). Voir les Successeurs de Nichiren.

six perfections (六波羅蜜, roku haramitsu, liu polomi, paramita) : on trouve également comme traduction six vertus. Le chinois est une translittération abrégée du sanscrit. L’expression complète est polomituo, haramitta (波羅蜜多) en japonais. Plusieurs explications ont été données du terme paramita, la plus usuelle vient de la construction param, l’autre rive, et ita, atteindre. En ce sens, ce mot désignerait les pratiques permettant de s’éloigner du cycle des vies et morts pour atteindre la rive opposée du nirvana. Toutefois, il semblerait que le sens originel soit quelque peu différent de cette interprétation et vienne de l’expression parama (परम) et ta () : ce qui est le plus élevé. D’ailleurs la vieille traduction chinoise qui n’est guère plus utilisée, allait dans ce sens : duwuji (度無極 , domugoku en japonais), induisant l’idée de ce qui se rapproche de l’absolu dans la qualité et elle indiquait bien la perfection à laquelle chacune de ses actions doit tendre. Ainsi, si l’on prend la première de ces six perfections, il ne s’agit pas simplement du don mais d’une qualité de l’acte de charité qui doit tendre vers la perfection. En ce sens ces six perfections montrent le chemin des pratiques bouddhiques qu’empruntent les croyants laïcs et religieux.
En savoir plus : Détail des six perfections et leur relation avec le diagramme des huit voies.

six racines (六根, rokkon, liugen) : "racines" a le sens d’organes sensoriels, le bouddhisme considérant que ces organes sont nos "racines" sur le monde. Le terme sankrit que les traducteurs chinois ont rendu par "racine" est indriya qui signifie capacité. Il s’agit donc bien des organes de la perception que sont l’œil, l’ouïe, le nez, la langue, le corps et le mental (dans ses capacités imaginatives et perceptives). Pour mieux appréhender cette notion de la perception sensorielle qui est fondamentale dans la doctrine bouddhique, voir : triple harmonie, trois catégories, douze entrées, dix-huit domaines, cinq éléments et aussi purification des six racines, œuvres et vertus et le chapitre XIX du Sutra du lotus, Oeuvres et vertus du Maître de la loi.

six sens : voir six racines.

six voies (六道, rokudo, liudao) : ce sont les six destinées du samsara c'est à dire l'enfer, le monde des esprits affamés, ceux des animaux, des asura, des hommes et les cieux. Dans cette conception, les êtres ('se répartissent en six sortes. Ils renaissent post mortem dans l'une de ces destinées (gati). Les quatre premières qui sont infra-humaines sont jugés comme étant de mauvaises destinées (悪趣, akushu, equ, durgati) en comparaison de la condition d'homme. Les deux dernières sont elles bénéfiques (善趣, zenshu, shanqu, sugati). La théorie des dix mondes s'est constituée en ajoutant à ces six voies antérieures au bouddhime, les quatre voies saintes propres aux éveils bouddhiques. Certaines listes anciennes ne comptent que cinq voies ou destinations ; dans ce cas les asura sont omis ou comptés avec les esprits affamés.

siyou weixiang (quatre modes du composé, 四有爲相, shiu iso)

sìzhòng: (quatre gens, 四衆, shishu)

sizhongshamen (quatre sortes de religieux, 四種沙門, shishushamon)

skandha [panca] (cinq éléments, 五蘊, goün, wuyin)

soïsoku (identité de ressemblance, 相似即, xiangyiji)

soi (, ji, zi) : l'une des traductions du terme (ji, zi). En chinois, ce terme désigne soi, soi-même. Il est amusant de noter qu'à l'origine, ce caractère signifiait le nez. Pour se désigner, en Extrême-Orient, on pointe l'index vers le nez. Une autre étymologie que j'ai trouvée dans les dictionnaires, indique que lors de la naisance c'est le nez qui paraît en premier ...  Dans le bouddhisme, ce terme est devenu un concept désignant le soi, c'est-à-dire ce qui se produit de soi-même, qui est du domaine du spontané, de la nature, de l'instinctif. En ce sens, il est mis en relation avec le moi (我, ga, wo), l'ego ; à ce sujet, on peut consulter plusieurs passages de la Transmission orale sur les significations relatifs à cette thématique. Toujours dans cette acception, c'est aussi l'une des traductions du sanskrit atman, on, se, soi, l'âme, l'esprit, la nature, le Soi ou Âme universelle (on trouve aussi la translittération adama, 阿怛摩). Une autre acception du terme en chinois, est 'de, depuis' comme par exemple au début des stances Jiga.

soku (identité, )

sokushin jobutsu (ce corps devient le bouddha, 即身成, jishen chengfo)

sokuze (proximité de l'étant, 卽是, shiji)

song (éloge, 頌, ju)

songyo (forme vénérable, 尊 形, zunxing)

soö (concordance, 相應 xiangying, yukta)

souffrances [quatre] (, shiku, siku, dukkha sacca)

Souhait de Brahma Mer de Joyau (寶海, Hokaïbonji, Baohaifanzhi) : selon le Sutra de la fleur de miséricorde, incarnation passée du bouddha Shakyamuni. Grand chambellan du Santirna, il fit vœu de sauver ce pays qui était devenu un repaire de criminels alors que le roi et les très nombreux princes (mille) était partis se réfugier en Terre pure. Voir Lettre à Sire Matsuno.

Sources Jaunes (黄泉, Kosen, Huangquan) : dans les systèmes de correspondance traditionnels des chinois la couleur jaune est associée à l'élément terre. Peut-être d'ailleurs, l'origine de cette notion vient-elle de l'observation de l'environnement. Le limon que charrie le Fleuve Jaune lui donne sa couleur. Les Sources Jaunes évoquent des sources souterraines qui seraient le séjour des morts et se rattachent aux croyances les plus anciennes de la Chine. Pour citer Marcel Granet (La Religion des Chinois, 1922, chapitre I, la Religion paysanne, Les croyances antiques) : "Les Sources jaunes, d'abord, parurent toutes proches de la terre natale ; en creusant la fosse des tombes, on pensait les atteindre presque et ouvrir aux âmes un chemin facile vers le pays des morts. Mais la mort détermine un changement d'orientation, tandis que les vivants ouvrent leurs demeures au Midi et se tournent vers le Sud, les défunts sont enterrés au Nord, la tête au Nord. Dès que les Chinois se firent de leur terre une idée plus vaste et qu'ils voulurent donner aux morts de toute la Chine une demeure commune, ils la placèrent aux extrémités de leur pays, vers le Nord, et, comme pour eux, le Nord c'était le Bas, les Sources jaunes furent logées dans les profondeurs du Septentrion. On ne pouvait séparer le sort des hommes de celui des choses : l'eau, sacralisée en hiver, était féminine, était yin ; on admit que sa résidence, où on la forçait à se retirer pour l'hiver par l'incantation des fêtes d'automne, pôle souterrain où convergeaient toutes les eaux du monde, était aussi la résidence du yin. Les Sources jaunes, retraite des âmes aspirant à revivre, furent encore la prison où, vaincu par le yin, le yang, guettant le renouveau, attendait le moment où il pourrait frapper le sol du talon, faire jaillir les sources et ramener sur terre la vie et les eaux fécondantes. Et l'on pensa que, retraite des morts et réservoir de vie, les Sources jaunes étaient le lieu d'où émanait le principe des humeurs fécondes qui donnent aux humains la puis­sance créatrice.. Les Sources jaunes étaient choses qu'on évoquait seulement pour les plus terribles serments, et dont on évitait de parler".

Splendeur-Royale des Constellations [bodhisattva](宿王華菩薩, Shukuökebosatsu, Suowanghuapusa) : bodhisattva à qui Shakyamuni a confié le chapitre XXIII du Lotus. (Conduite originelle du bodhisattva Roi des Remèdes).

sramana (沙門那, shamonna, shamenna couramment abrégé en 沙門, shamon, shamen) : religieux qui a quitté sa famille pour se livrer à une ascèse.

sramanera (沙弥, shami, shami) : le terme chinois est une translittération mais on trouve également comme traduction qince (勤策, gonsaku). Dans l'Inde antique et aux débuts de la communauté religieuse bouddhique, novice, garçon âgé jusqu'à 12 ans qui étudie en vue de devenir un religieux confirmé. Voir acarya et les différentes composantes de la communauté dans le script du cours sur les trois trésors.

sravaka (auditeurs, 聲 聞, shomon, shengwen)

stances (, ge jie, gatha) : le terme chinois jie est une abréviation de jieta (偈他) qui est l'une des translittérations de gatha. On trouve aussi jiata (伽陀). Gatha une chanson ou un poème sous forme versifiée. Dans les sutra du Grand-Véhicule, on trouve souvent une réexposition des idées énoncées sous forme de stances. Ces stances sont souvent composées de quatrains en sanskit de huit pieds et en chinois de quatre cinq ou sept caractères, créant ainsi un rythme régulier et soutenu propice à la déclamation. 

stances Des Significations des dharma (於諸法之義, Oshohoshigi ge, wuzhufazhiyi jie) : voir quatre stances.

stances Jiga (自 我偈, Jiga ge, Ziwo jie) : voir Jiga.

stations [dix]

Subhuti (菩提, Shubodai, Xuputi) : disciple de Shakyamuni, frère du riche donateur Anathapindika (Sudatta). Le Bouddha lui reconnaît de nombreuses qualités notamment le fait de développer chez ses bienfaiteurs une propension à méditer sur la bonté. C'est surtout dans les sutra du Grand Véhicule que ce religieux devient un interlocuteur privilégié du Bouddha. Il apparaît dans le VIème chapitre du Sutra du lotus : Annonciation et dialogue avec Shakyamuni dans plusieurs sutra de la prajna, notamment dans le célèbre Sutra du diamant.

Sudatta (須達, Shudatsu, Xuda) : riche disciple du Bouddha Shakyamuni, réputé pour sa compassion et sa piété et appelé pour cela Anathapindika (celui qui donne aux nécéssiteux). C'est grâce à ses dons que fut construit le grand monastère de Bodhimandala.

sudurjaya (conquête difficile, 難勝地, nanshoji, nanshengdi)

sugata (bien parti, 善逝, zensei, shanshi)

sugati (bonnes destinées, 趣, zenshu, shanqu)

suijaku (manifestation d'emprunt ou incarnation d'emprunt, 垂迹, chuiji)

Suijininomikoto (沙土煮尊) : voir sept règnes de divintés célestes.

Suixi gongde pin (Oeuvres et vertus de la joie conséquente, 隨喜功徳品, Zuiki kudoku hon) : XVIIIe chapitre du Sutra du lotus.

suíyuánzhēnrú (véritable ainsité selon les conditions, 隨縁真如zuienshinnyo)

Suladuo (Surata, 蘇剌多, Surata) : voir La fin de la loi selon le Vibhasa.

Sumeru : voir mont Sumeru.

sunyata (vacuité, , ku, kong)

suohua (converti所化shoke)

suojian (objet de la vision, 所見, shoken)

suoposejie (monde de saha, 娑婆世界, shabasekai, saha)

Suowanghuapusa (bodhisattva Splendeur-Royale des Constellations, 宿王華菩薩, Shukuökebosatsu)

suozuo (activité, 所作, shosa)

Supérieur ès Remèdes [bodhisattva] (藥上菩薩, Yakujo bosatsu, Yaoshan pusa, Baishajya samudgata) : frère cadet du bodhisattva Roi des Remèdes. Voir Sutra du lotus chapitres XXIII et XXVII.

suprême (無上, mujo, wusheng) : littéralement sans supérieur.

suprême (無上士, mujoshi, wushangshi, anuttara) : septième parmi les dix épithètes qui qualifient un bouddha.


Surata (蘇剌多, Surata, Suladuo) : voir La fin de la loi selon le Vibhasa.

Surgis de la Terre [bodhisattva] (地踊の菩薩, Jiyu no bosatsu, diyong pusa) : également appelés bodhisattva de la doctrine originelle.  Personnages apparaissant dans le chapitre XV du Sutra du lotus.  Rappelons que pour Nichiren la prédiction de l’apparition de ces bodhisattva dans la période de la fin de la loi revêt une importance fondamentale. Durant une bonne partie de sa carrière, on perçoit dans ses écrits un questionnement sur l’identité du bodhisattva Pratique-Supérieure en relation avec la mission que Nichiren s’est fixé. Sur le Gohonzon de Nichiren, les quatre dirigeants des bodhisattva Surgis de la Terre apparaissent dans la partie supérieure, à côté des bouddha Shakyamuni et Maints-Trésors. Leur nom est précédé de la locution votive Namu.

Surgis de la terre [chapitre] (從地踊出品, Juji yujutsu hon, Congdi yongchu pin) XVe chapitre du Sutra du lotus. Dans ce chapitre les bodhisattva qui assistent au prêche du Bouddha lui annoncent leur volonté de répandre les enseignements du Lotus après sa mort. Le Bouddha les en dissuade en leur apprenant que ce monde contient déjà intrinsèquement des bodhisattva qui seront capables de sauvegarder et de prêcher le Sutra du lotus. Effectivement, la terre tremble alors et à la stupéfaction de l'assemblée, une multitude de bodhisattva admirables qui auront pour tâche de propager le Lotus après la disparition du Bouddha surgit de son sein. Ces bodhisattva sont conduits par Pratique-Supérieure (Jogyo, Shanxing), puis suivent Pratique-Illimitée (Muhengyo, Wubianxing), Pratique-Pure (Jogyo, Qinxing) et enfin Pratique-Pacificatrice (Anryugyo, Anlixing).

sutra antérieurs (爾前經, nizenkyo, erqianjing) : sutra exposés avant le du Sutra du lotus. Cf. antérieur.

Sutra Bānníhuán (般泥洹經, Hatsunaiongyō, Bānníhuánjīng, Mahāparinirvāṇa sūtra) : version chinoise du Sutra du grand nirvana effectuée vers le quatrième siècle sous la dynastie des Jin orientaux (東晉). Y sont relatées l’entrée du Bouddha dans le nirvana, la crémation et l’offrande aux reliques.

Sutra de l’Absence de mouvements des multiples dharma (諸法無行經, Shohōmugyōkyō, Zhūfǎwúxíngjīng, Sarvadharmâpravttinirdeśa sūtra: traduction chinoise du Sarvadharmâpravttinirdeśa effectuée par Kumārajīva. Ce sutra, qui est encore commenté de nos jours, traite de la nature des dharma.

Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse (妙法蓮華經, Myohorenguekyo, Miaofalianhuajing, Saddharma pundarika sutra) : communement appelé Sutra du lotus. C'est 1'une des traductions chinoises, sans doute la plus célèbre, du Saddharma pundarika sutra. Traduction essentiellement effectuée au debut du Ve siècle par Kumarajiva (344-413), quelques ajouts 1'ayant completée par la suite. Ce sutra apocryphe, qui aurait été rédigé vers le début du IIIe siècle, est devenu 1'un des textes de référence de plusieurs des principaux penseurs du bouddhisme (Huisi, Zhiyi, Saicho, Nichiren) et nourrit 1'un des courants de cette religion. Plusieurs écoles du bouddhisme ont reconnu dans ce sutra 1'enseignement le plus élevé du Bouddha. A propos du Sutra du lotus, présentation et traduction en français, cf. Sutra du Lotus, traduction de Jean-Noël Robert, Fayard 1997 pour la version chinoise de Kumarajiva et Le Lotus de la bonne Loi, traduction d'Emile Burnouf, Adrien Maisonneuve, réédition 2007. (Voir également chapitres).

Sutra de la fleur de miséricorde (悲華經, Hikekyo, Beihuajing, Karuna pundarika sutra) : également appelé Sutra de la fleur de lotus de miséricorde (悲蓮華經, Hirengekyo, Beilianhuajing, Karuna pundarika sutra). Sutra du Grand Véhicule dont la version chinoise est l’œuvre du traducteur indien Dharmaksema (nom reconstitué d’après le chinois Danmaluochen, 曇無羅讖 ; plus connu au Japon sous le nom abrégé de Donmusen, 曇無讖). L’un des thèmes de ce sutra est l’infinie compassion du bouddha Shakyamuni qui le porte à sauver les êtres.


Sutra de la grande assemblée (大集, Daïshukyo, Dajijing) : en japonais on prononce également Daïjukyo voire Daïjikkyo. Abréviation usuelle du Sutra du déploiement de la grande assemblée (大方等大集經, Daïhododaïshukyo, Dafandengdajijing). La traduction en chinois est due à un Indien dont le nom est incertain et que les Chinois nomment Tanwuchan (385-433 ?). Sutra de la période du déploiement (cf. cinq périodes) dans lequel les enseignements du Grand Véhicule sont révélés devant une vaste assemblée qui comprend les bouddha des dix directions et des bodhisattva. Nichiren cite ce sutra notamment au regard des prédictions qui y sont faites concernant les trois calamités (三災, sansaï, sanzai) et de la datation (après cinq périodes de cinq cents ans, cf. cinq cents dernières années) de l'ère de la fin de la loi .

Sutra de la guirlande de fleurs (華嚴經, Kegonkyo, Huayanjing, Avatamsaka sutra) : sutra du Grand Véhicule, traduit du sanskrit en chinois par Buddhabhadra (368-429). Texte de référence de 1'école chinoise Huayan, établie au VIIe siècle, puis introduite au Japon au VIIIe siècle, sous le nom d'école Kegon.


Sutra de la mise en mouvement de la roue de la loi (轉法輪經, Tenboringyo Zhuanfalunjing, Dharmacakrapravartana sutra) : sutra où sont énoncées les quatre vérités (shitaï, sidi, catur aryasatya) : "O moines, la naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, la fréquentation de ceux que l'on déteste est souffrance, la séparation de ceux que l'on aime est souffrance, la non obtention de ce que l'on désire est souffrance et, finalement, tout ce qui touche au corps ou à l'esprit est souffrance. Telle est la noble vérité quant à la souffrance.
"Et maintenant, ô moines, menés dans le cycle des renaissances, nous sommes avides de joie. Partout un désir puissant nous fait espérer plaisirs et bonheurs. Il s'agit de l'attachement aux désirs, à l'existence et à l'anéantissement. Telle est la noble vérité de l'origine de l'apparition de la souffrance.
"Mais, ô moines, que cette soif et ces désirs soient apaisés sans reste, abandonnés, écartés sans attachement, voila la noble vérité de l'extinction de la souffrance.
"Car, ô moines, la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, le moyen d'existence juste, la progression juste, l'attention juste et la concentration juste constituent l'octuple voie qui est la noble vérité de la voie de l'extinction de la souffrance" (réf.)[traduction du chinois : Alain Gouvret]

sutra de la prajna (般若經, Hannyakyo, Panruojing, Prajnaparamita sutra) : sutra qui éclaircissent les principes profonds de la perfection de la prajna. Partie qui regroupe les sutra bouddhiques relatifs à ce thème. Dans la classification de Zhiyi, sutra enseignés durant les vingt-deux années de la période de la Perfection de la prajna (cf. cinq périodes). Abbréviation des titres de certains des sutra les plus célèbres de cette période.

Sutra de l’enseignement du Bouddha quant à la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel (佛説觀普賢菩薩行法經, Butsu setsukan Fugen bosatsu gyoho kyo, Fo sho guan Puxian pusa xingfa jing) : généralement connu sous l’abréviation Sutra de la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel (觀普賢菩薩行法經, Kan Fugen bosatsu gyoho kyo, Guan Puxian pusa xingfa jing). Sutra généralement rattaché au Sutra du lotus dont il forme la clôture selon l'école Tiantai. La traduction de ce bref sutra en un chapitre est due à Dharmamitra (356 – 442). Une version de Kumarajiva, aujourd’hui perdue, aurait existé. La prédication du Bouddha se passe trois mois avant son nirvana. Les descriptions de Sage-Universel (Samantabhadra) sur sa monture sont assez étonnantes avec des effets de zoom et de kaléidoscope. Pour voir apparaître ce bodhisattva ou Shakyamuni ou le stupa de Maints-Trésors, ce sutra conseille de se livrer au repentir. Ce repentir n’est pas une opération culpabilisante. Au contraire, il génère des visions joyeuses en rêve qui poussent le pratiquant à se repentir encore, accroissant de la sorte la force des visions jusqu’à se retrouver parmi l’assemblée à qui le Bouddha enseigne le Sutra du lotus au mont sacré du Vautour. Alors le pratiquant se livre à la purification des organes de ses six sens, toujours à l’aide du repentir. Il reçoit les enseignements essentiels du bouddhisme. Le Bouddha demande à Ananda de se rappeler et de conserver cette méthode de repentir et de contemplation afin que dans le futur ceux qui l’appliquent puissent réaliser l’éveil. Même s’il est d’une tonalité quelque peu différente de celle du Lotus, il est incontestable que ce sutra ce rattache à la mystique «lotusienne». Le Sutra du lotus ainsi que son exposé y sont constamment évoqués et bien sûr, le personnage de Sage-Universel est tout trouvé pour faire le lien avec le dernier chapitre du Lotus.

Sutra de Lumière d'Or (金光明經 , Konkōmyōkyō, JīnguāngmíngjīngSuvarnaprabhāsasutra) : sutra qui a fait l'objet de plusieurs traductions en chinois, la première datant du début du Ve siècle. Il est célèbre pour sa description de la protection du pays par les quatre rois du ciel et par les autres divinités. Toutefois cette protection dépend de la vertu du souverain du pays. Ce sutra fait partie avec le Sutra du lotus  et le Sutra du souverain vertueux des trois textes honorés pour la protection du pays.

Sutra de Nom-Pur (ou Sutra de Vimalakirti, 淨名經, Jomyokyo, Jingmingjing, Vimalakirti nirdesa sutra) : il s'agit du Vimalakirti nirdesa sutra, texte du Grand Véhicule traduit du sanskrit en chinois par Kumarajiva. Il est également désigné parfois sous le nom de Yuimakyo, Weimojing (維摩) ; d'après une abréviation du nom du personnage Vimalakirti dont la translittération en chinois donne (維摩詰, Weimojie). Nous pouvons être comblés car il existe deux traduction de ce sutra en français ; l'une est due à E. Lamotte et l'autre, plus récente à P. Carré(réf.)[].

Sutra des sens innombrables (無量義經, Muryogikyo, Wuliangyijing) : ce sutra de trois chapitres est connu en Chine depuis le Ve siècle. On n'a toutefois pas de trace de l'original en sanskrit. Sa traduction en chinois serait l'oeuvre d'un certain Dharmajatayasas, nom indien reconstitué à partir du chinois Tanmojiatuoyeshe. L'école Tiantai en a fait une sorte de sutra d'introduction au Lotus. Dans cette optique, il est considéré comme l'une des parties du Sutra du lotus en trois parties (ou Triple Sutra du lotus, Hokke sanbu kyo, Fahua sanbu jing), le Sutra de la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel (Kan Fugen bosatsu gyoho kyo, Guan Puxian pusa xingfa jing) étant lui la dernière partie de ce triptyque. La tradition bouddhique reprend généralement cette compréhension. Pourtant le lien avec le Sutra du lotus tient essentiellement à un passage du premier chapitre du Lotus qui dit qu'après que l'auditoire ce soit rassemblé, le Bouddha a enseigné un sutra du Grand Véhicule intitulé Les Sens innombrables (p 49 J. N. Robert, p 124 Myohorengekyo, Taisekiji han).

Sutra des six perfections (六波羅蜜經, Rokuharamitsukyo, Liupolomijing) : abréviation courante du titre du Daijorishu rokuharamitttakyo, Dashengliquliupolomitojing (大乘趣理六波羅蜜多經), le Sutra des six perfections de l'intérêt aux principes du Grand Véhicule. Sutra qui ressortit des sutra de la prajna et qui explique les six perfections auxquelles les bodhisattva s'entraînent.

Sutra de Maître es Remèdes (藥師經, Yakushikyō, Yàoshī jīng) : abréviation courante du titre du Yakushi rurikō nyorai hongan kōtoku kyō, Yàoshī liúlíguāng rúlái běnyuàn gōngdé jīng, (藥師琉璃光如來本願功德經), le Sutra des oeuvres et vertus du voeu originel de l'Ainsi-venu Maître es Remèdes-Clarté de Lazulite. Il s'agit de l'une des traductions, celle effectuée par Xuanzang, du Bhaiṣajyaguru-vaiḍurya-prabha-rāja-sūtra. Dans ce sutra, le Bouddha explique à Manjushri les oeuvres et vertus de l'Ainsi-venu Maître es Remèdes. Lorsque ce dernier effectuait les pratiques de bodhisattva, il prononça douze voeux pour le bienfait des êtres. Ce sutra décrit sept calamités (épidémie, invasion étrangère, sédition interne, perturbation du cours des astres, éclipses, perturbation climatique et enfin sécheresse) auxquelles la vénération de l'Ainsi-venu Maître es Remèdes permet d'échapper afin de rendre paisible le monde.

sutra développés et appropriés (方等, hōdōkaikyō, fāngděngqìjīng) : expression formée de sutra développés (方等) avec pour renforcer le sens 'appropriés' (). Approprié signifie qui convient, adapté. Voir 5 périodes, la troisième (Période de déploiement (方等時, hoto ji, fangdeng shi, vailpulya).

Sutra du cœur de la perfection de la prajna (般若波羅蜜多心, Hannyaharamitta shin gyo, Panruopolomituo xin jing, Prajnaparamita Hrdaya) : également connu sous son titre abrégé Sutra du cœur de la prajna (Hannya shin gyo, Panruo xin jing) ou plus simplement encore Sutra du cœur (心經, Shin gyo, Xin jing). Ce titre est celui de la traduction de Xuanzang (600-664), il existe également une traduction plus ancienne de Kumarajiva intitulée (Maka hannyaharamitta daïmyojukyo, Mohe panruopolomituo damingzhoujing, Sutra de la grande clarté des incantations de l'immense perfection de la prajna). Ce sutra développe les conceptions relatives à la vacuité des phénomènes qui ont été le fondement de la réflexion du penseur Nagarjuna.

Sutra du collier de bodhisattva (菩薩瓔珞本業經, Bosatsuyorakuhongokyo, Pusayinglobenyejing) : souvent appelé en français le Sutra du pectoral.

Sutra du diamant (金剛, Kongokyo, Jingangjing, Vajracchedika) : appellation la plus connue du Sutra de la perfection de la prajna de diamant (金剛般 若波羅蜜多, Kongohannyaharamittakyo, Jingangpanruopolomituojing, Vajracchedika). Comme son nom l'indique, ce sutra extrêmement célèbre ressortit de la partie des sutra appelée Perfection de la prajna. La plupart des grands traducteurs se sont essayés à la version chinoise, parmi lesquels Kumarajiva (344?-413?), Tanwuchan (385-433 ?), Bodhiruci (première moitié du VIe siècle), Dharmagupta (?-619), Xuanzang (600-664) et Yijing (635-713). C'est dire l'intérêt suscité par ce court sutra auprès des érudits. Ce sutra décrit l'enseignement que donne le bouddha au disciple Subhuti. Il prône l'abandon des attachements et la vision de la vacuité, et montre l'impermanence des phénomènes. La sagesse du Bouddha y est comparée au diamant avec lequel elle partage le tranchant, la valeur et l'éclat. La renommée de ce sutra tient sans doute à sa brièveté et à la richesse de ses enseignements, qui permettent d'imaginer d'une façon vivante le Bouddha parlant à Subhuti. On trouve une version en français du texte Kumarajiva sur http://wusong.free.fr/scripto/diamant.htm.

sutra du Grand Véhicule (大乘, daïjokyo, dachengjing) : très nombreux sutra relevant du courant du Grand Véhicule. En savoir plus : les sutra du Grand Véhicule.

Sutra du lotus (法華經, Hokekyo, Fahuajing) : abreviation la plus courante en chinois et en japonais pour désigner le Sutra de la fleur de lotus de la loi merveilleuse (妙法蓮華經, Myohorenguekyo, Miaofalianhuajing, Saddharma pundarika sutra). Les façons d'abréger différant en français et en chinois, nous utilisons l'expression Sutra du lotus ; littéralement Fahuajing (法華經, Hokekyo) signifie le Sutra de la fleur de la loi.

Sutra du lotus en trois parties (ou Triple Sutra du lotus , 法華三部經, Hokke sanbu kyo, Fahua sanbu jing) : tryptique formé du Sutra des sens innombrables, du Sutra du lotus et du Sutra de la méthode de contemplation du bodhisattva Sage-Universel. Le fait d'adjoindre au Lotus ces deux sutra vient de la tradition Tiantai. La plupart des éditions modernes du Lotus en chinois suivent cette tradition, de même plusieurs traductions notamment celle de J. - N. Robert en français. Les cours de Nichiren sur le Lotus tels qu'ils ont été consignés dans La Transmission orale sur les significations, nous montrent que l'étude de ces deux sutra se faisait après celle des vingt-huit chapitres. Nichiren s'inscrit donc sur ce point dans cette tradition qui prévalait à son époque. Ceci dit, ces deux sutra sont toutefois indépendants du Lotus, sutra qui selon Nichiren, surpasse tous les autres.

Sutra du nirvana (涅槃經, Nehangyo, niepanjing, nirvanasutra) : on distingue deux types de Sutra du nirvana. Les uns ressortissent du Grand Véhicule et les autres du Petit Véhicule.
Pour le Grand Véhicule, il existe quatre versions du Sutra du nirvana traduites en chinois. Parmi elles, deux versions sont intitulées Sutra du grand nirvana (大般涅槃經, Daihatsu nehangyo, Daban niepanjing, Mahaparinirvana sutra). Parfois abrégé en japonais sous la forme de Daïkyo 大經 ("Grand sutra"). Ces textes sont censés rassembler les derniers enseignements que le Bouddha Shakyamuni exposa juste avant son extinction : pérennité des corps du Bouddha, quatre vertus du nirvana (pérennité, bonheur, ego, pureté), nature de bouddha commune à tous les êtres.
Pour le Petit Véhicule, il existe trois versions du Sutra du nirvana traduites en chinois. Parmi elles, une est intitulée Sutra du grand nirvana (Daihatsu nehangyo, Daban niepanjing, Mahaparinirvana sutra). Nous y trouvons la relation des derniers moments du Bouddha et les dispositions à prendre après son décès quant à ses reliques.

C'est dans le Sutra du nirvana que se trouve le texte dit stance de l'impermanence (
無常偈, mujoge, wuchangjie) :
"Les multiples mouvements sont impermanents

Car soumis à la loi de naissance et disparition

Une fois naissance et disparition éteintes

L'extinction paisible se fait joie"

Sutra du souverain vertueux (仁王, NinnōkyōRénwángjīng) : abréviation courante du titre du Ninnō hanya haramitsu kyōRénwáng bōrě bōluómì jīng, (仁王般若波羅蜜經 ), le Sutra de la perfection de la prajna du souverain vertueux. Sutra dont nous n'avons plus l'original sanskrit, si tant est qu'il n'ait jamais existé, et dont la traduction est attribuée à Kumarajiva. Ce sutra est original en ce sens qu'il met en scène non pas l'auditoire habituel du Bouddha, disciples et bodhisattva, mais des souverains, les dirigeants des seize anciens royaumes de l'Inde. Ce sutra a connu une excellente diffusion en Extrême-Orient car d'une façon assez proche du confucianisme, et comme son titre l'indique, il fait de la vertu d'humanité (仁,rén) la qualité fondamentale pour la conduite du souverain. Il précise également que lorsque la loi juste disparaît, sept fléaux ne manquent pas de se produire. La sagesse du souverain ainsi que les cinq constances permettent d'y remédier.

Suvarnaprabhāsasutra (Sutra de Lumière d'Or金光明經 , Konkōmyōkyō, Jīnguāngmíngjīng)

Suwu (蘇武, -140 ?~ -60) : officier chinois de l'époque de Han antérieurs (前漢) célèbre pour sa loyauté. En -100, il est envoyé en mission auprès des Xiongnu par l'empereur Wu dont il commandait la garde lors d'une accalmie dans les relations antagonistes qui prévalaient entre les cours chinoise et xiongnu. Malheureusement deux officiels qui l'avaient accompagné auprès du roi des Xiongnu complotent contre ce dernier. Le complot est découvert et bien que n'y étant pas mêlé, Suwu tente de se suicider. Il est ensuite emprisonné dans des conditions très dures, le roi Xiongnu voulant se l'attacher mais Suwu reste fidèle à son suzerain et refuse de servir à la cour xiongnu. Il est ensuite exilé près du lac Baikal et vit dans l'indigence. Quand il apprend la mort de son suzerain, l'empereur Wu il tombe gravement malade. En - 81, lors d'une nouvelle période de détente entre les Han et le Xiongnu, un ambassadeur han essaie d'obtenir des informations sur Suwu. En effet depuis son exil, cela faisait 19 ans que l'on était sans nouvelles de lui. Les Xiongnu répondent que Suwu est mort depuis longtemps mais heureusement un de ses vieux serviteurs se sert d'un stratagème inventif pour faire croise aux Xiongnu que l'empereur de Chine a pu avoir des nouvelles de son officier. Suwu peut donc regagner son pays après de longues tribulations. Il est nommé à un poste important et servira encore sous deux règnes. Il incarne la loyauté qui ne faiblit pas même confrontée à des épreuves cruelles. Un air de musique chinoise classique, généralement joué à la flûte lui est consacré, Suwu gardant les chèvres (Suwu mu yang, 蘇武牧羊), illustration probable de la vie d'exil de cet officier.  
Suwu est cité  par Nichiren notamment dans la 
Réponse à dame nonne Myōshin. On trouve d’autres références aux personnages qui se sont illustrés durant le long conflit entre les Chinois et les Xiongnu dans les écrits de Nichiren, notamment Li Guang (李廣, ?~-119) qui est mentionné dans la Réponse à dame NichinyoPour plus d’informations sur les conflits entre la Chine et les Xiongnu on se reportera à l’historique suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Xiongnu.


suyue (actes résidants宿業shukugo)



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