G








A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z





Retour à la page d'accueil





ga (ego, 我,wo, atman)






gaki (esprits affamés, 餓鬼, egui, preta)



gamoku (鵞目, ligature) : pièces de monnaie comportant un trou au milieu et liées entre elles. Littéralement le mot signifie "oeil d'oie" en raison de l'aspect de ces pièces.



gandharva (musiciens célestes ou êtres avant leur incarnation, 乾闥婆, kendatsuba, qiantapo) : le mot chinois est une translittération du sanskrit. D’après l’Abhidharma Kosa sastra (chapitre III), gandharva signifie celui qui se nourrit d’odeurs. Nous avons donc affaire à une sorte de génie qui se nourrit de ces matières subtiles que sont les parfums et non de nourriture grossière. Il semble que ce terme revête deux significations probablement liées, encore qu’il soit malaisé de faire le rapport entre elles. En savoir plus sur les deux sortes de gandharva.





 ganyingdaojiao (voie de concordance des sentiments et de la réponse, 感應道交kannodoko)

Garçon des Monts enneigés (雪山童子, Sessen doji, Xueshan tongzi) : également connu sous le nom de Sessen daïshi (Sage des Monts enneigés, 雪山大士, Xueshan taishi). Incarnation ancienne du bouddha Shakyamuni lorsqu'il pratiquait les austérités de bodhisattva et qui est contée dans le Sutra du nirvana. Pour le récit détaillé de cette légende, on se reportera à la lettre de Nichiren, la Réponse à sire Matsuno.






gardes infernaux (獄卒, gokusotsu) : gardiens de l’enfer. On trouve aussi l’expression de sens très proche gokuri (獄吏), les sbires infernaux. En chinois l’enfer se dit diyu (地獄, jigoku en japonais), littéralement la prison souterraine. Le caractère prison yu (, goku), d’une façon très imagée et inquiétante nous montre la parole (言) encadrée de deux chiens (犬). Pour revenir à ces gardes infernaux, ils ont pour tâche de tourmenter les damnés et ils dépendent de l’autorité du roi Yama. L’expression apparaît notamment dans la Lettre à Niike.






Gardien du Pays [roi céleste] (持 國天王, Jikoku tenno, Chiguo tianwang, Dhrtarastra devaraja)

garuda (griffon, 迦樓羅, kakura, jialouluo)

gatha (stancesge jie)






Gautama : nom du clan brahmanique auquel la famille du Bouddha Shakyamuni se rattachait. Dans les textes anciens le Bouddha est souvent désigné sous ce nom. En savoir plus sur la vie du bouddha Shakyamuni.





ge (stances jie, gatha)

gedatsu (libération, 解 脱, jietuo, vimukti)





gedo (voies extérieures, 外 道, waidao)






Geïn (Cour extérieure, 外 院, Waiyuan)





geli burong (en lui les oppositions ne peuvent se résoudre, 隔歴不融, kyakuryaku fuyu)






gen (racines, , kon, indriya)

Gen ou Gengi (Sens occulte, Occulte, 玄義, Fahua xuanyi)






geni (infime, 介爾, jieer)




genmetsu (extinction à l'origine, 元滅, yuanmie)






Genshin (源信) : voir l'Amidisme au Japon.

genzenji (présence, 現前地, xianxiandi, abhimukhi)



genzensanpo (trois trésors manifestes, 現前三寶, xianqiansanbao)






geten (classiques extérieurs, 典, waidian)





go (actes, , yue, karman)






gobanzenjin (cinq bonnes divinités successives, 五番善神, wufanshanshen)






godo (cinq voies, , wudao)




gogohyakusaï (cinq cents dernières années ou cinq cents années suivantes,後 五百歳, houwubaisui




gogyakuzaï (cinq forfaits, 五逆罪, wunizui)






goharamitsu (cinq perfections ou cinq perfectionnements, 五波羅蜜, wupuolomi, panca paramita)






gohonzon (御本尊) : voir honzon.






Gohyaku deshi juki hon (Cinq cents disciples reçoivent l’annonciation, 五 百弟子受記品, Wubai dizi shouji pin) : VIIIème chapitre du Sutra du lotus.

gohyaku jintengo (éons dits des cinq cents grains de poussière, 五百塵點劫, wubai chendiangong)






goji (cinq périodes, 五時, wushi)




gojuhosshi (cinq sortes de maîtres de la loi, 五法師, wuzhongfashi)






gojo (cinq vertus, , wuchang)






gojoku (cinq troubles, 五濁, wuzhuo)






gojumyogyo (cinq pratiques merveilleuses, 種妙行, wuzhongmiaoxing)






gojuni i (cinquante-deux degrés, 五十二位, wushier wei)



goju no shugyo (cinq sortes d'ascèses, 五種の修行)

gokoku (cinq céréales, 五穀, wuku)

go mukengo (cinq actes sans rémission, 無間業, wu wujianyue, panca anantarya karman)

gondaïjokyo (enseignements du Grand Véhicule provisoire, 權大乘, quandashengjiao)






gong (éon, , ko, kalpa)






gongde (oeuvres et vertus, 功徳, kudoku, guna)

gon kyo (doctrines provisoires, , quan jiao)

goön (cinq ombres, 五陰, wuyin)






Goro [sire] 五郎 (1265-1280) : le Cinquième. Dans la correspondance de Nichiren, le cinquième fils de la dame nonne Ueno et de son mari Nanjo Hyoë Shichiro (?- 1265), le petit-fils de Matsuno Rokuro est ainsi désigné.Ce garçon n'a pas connu son père décédé l'année de sa naissance. Élevé par sa mère, il est mort jeune en 1280 à l'âge de quinze ans.
goshutonshu (cinq façons de l'ascèse immédiate, 五種頓修wuzhongdunxiu)




goün (cinq éléments, 五蘊wuyun, punca skandha)





goyoku (cinq désirs, 五欲, wuyu, panca kama-gunah)

gozo (cinq organes ou cinq viscères, 五臓, wuzang)





graine (種子, shuji, zhŏngzíbīja) : la graine, la semence en tant que germe de potentialités futures. Le concept est notamment utilisé dans l'école du Rien que conscience où les graines de pensées résultant des actes antérieurs non rétribués, demeurent dans la huitième conscience, jusqu'à ce qu'elles rencontrent des conditions favorables et qui produisent l'effet. Souvent, d'ailleurs, le processus des actes (karman) est expliqué au moyen de comparaisons empruntées au monde végétal. Dans la tradition de l'école des Mystères, la graine symbolise la lettre a (अ, 阿), la première de l'alphabet sanskrit, désignée par le terme akāra et qui est à l'origine du langage et donc des significations. Des expressions telles bījamantra (syllabe germe, particule primordiale) ou bījākṣara ( première syllabe d'un mantra) s'accordent à cette acception.


Grand arrêt et examen (摩訶止觀, Maka shikan, Mohe zhiguan) : zhiguan peut également être traduit par 'arrêt et vision' ou 'arrêt et contemplation'. Mohe est une translittération du sanskrit maha (grand) qui montre bien le recours à une terminologie indianisante qui existait encore lors de la création des écoles bouddhiques chinoises.  Le Grand arrêt et examen est l'une des trois oeuvres maîtresses du religieux chinois Zhiyi (515-597), compilées par son disciple Guanding (561-632). Ce texte fondateur du courant Tiantai a également profondément influncé les autres courants du bouddhisme méditatif. Il révèle à la fois les pratiques et les doctrines dont le Tiantai a fait la synthèse. La pratique de l'arrêt mentionnée dans le titre de cet ouvrage est une part essentielle des exercices mentaux de cette forme de bouddhisme. La recherche volontaire de l'éveil qu'avaient développée les maîtres du Tiantai s'accompagnait d'exercices spirituels propre à déclencher une vision du mental ou une vision par le mental spécifique (kanjin, guanxin, la contemplation du coeur). Ainsi la pratique de l'arrêt était recommandée. Il s'agissait d'arrêter le flot incessants des pensées, de développer l'attention perceptive et ainsi de laisser la vision s'instaurer. Ce genre de pratique n'est pas sans évoquer les débuts de la pensée bouddhique qui nourrit une certaine méfiance vis-à-vis de la production continue des pensées (avec laquelle le sujet s'identifie, je pense donc je suis) et y voit une activité du mental qui ne représente que l'un des modes de fonctionnement de celui-ci, mode qui bien souvent est générateur de souffrances. Pour revenir à la vision de l'esprit que cette pratique de l'arrêt procure rappelons que Nichiren a justement qualifié le honzon qu'il a révélé de kanjin no honzon c'est à dire de honzon de la contemplation du coeur.






Grand bodhisattva Hachiman (八幡大菩薩, Hachiman daibosatsu) : voir Hachiman.






Grande-Ecoute [roi céleste] (多聞天, Tamon tenno, Duowen tianwang, Vasraivana)






Grand Eveil (大覺, daïkaku, dajue) : désigne le bouddha Shakyamuni.





grandes compassion et miséricorde (, daijihi, dacibei, mahamaitri mahakaruna) : voir compassion et miséricorde.

grand maître (大師, daïshi, dashi) : terme désignant à l’origine le Bouddha lui-même (cf. grand maître et guide). L’expression existait déjà dans la langue chinoise, avant l’introduction du bouddhisme et désignait selon les époques des titres honorifiques divers et les qualités humaines qui leur étaient rattachées dans l’optique confucéenne. Dès les débuts du bouddhisme Tiantai au VI° siècle, tant Huisi que Zhiyi se voient conférer par l’empereur le titre de grand maître. Vu le caractère contemplatif de leur école, ils sont appelés également grand maître de méditation (大禪師, daïzenshi, dachanshi). Remarquons que dans l’appellation complète conférée à chacun de ces penseurs le terme de grand maître est précédé d’un nom qui permet de les distinguer d’autres grands maîtres sans utiliser leur nom de moine. Ainsi Huisi est-il appelé grand maître des Collines méridionales (南岳大師, Nangaku daïshi, Nanyue dashi) et Zhiyi grand maître du Tiantai (天台大師, Tendaï daïshi, Tiantai dashi) ; dans les deux cas on fait référence aux lieux où ils ont enseigné. D’autres moines éminents se sont vus décerner ce titre qui semble remonter au début de l’école Tiantai. Zhanlan (711 – 782) a été gratifié du titre de grand maître de la Joie Merveilleuse (妙樂大師, Myoraku daïshi, Miaole dashi), du nom du temple où il vivait. Au Japon la distinction de grand maître, continue à être conférée par l’empereur mais à titre posthume, ce qui constitue une différence importante avec la Chine. Le premier à en avoir été honoré est Saïcho (767 – 822) à qui est décerné le titre de grand maître de la Transmission des Enseignements, environ quarante ans après sa mort. Cette tradition de nomination impériale et posthume des grands maîtres s’est perpétuée et jusqu’à présent, le titre a été décerné à trente et un moines. Nichiren a été le vingt-septième d’entre eux et une reconnaissance tardive lui a été accordée par le pouvoir impérial en 1922 qui lui a conféré le titre de grand maître de l’Établissement de l’Orthodoxie (立正大師, Rissho daïshi). Pour plus de détails sur le titre de grand maître, on se reportera à l’article très documenté d’Antonino Forte paru dans le Hobogirin 7e volume, 1994.






grand maître et guide (大導師, daïdoshi, dadaoshi) : terme désignant des bouddha, voire des bodhisattva et qui montre la capacité de guider les hommes jusqu’à l’éveil.






grand maître de l’Établissement de l’Orthodoxie (立正大師, Rissho daïshi) : Titre conféré à Nichiren en 1922 par l'autorité impériale du Japon. Voir grand maître.






grand maître Dengyo (傳教大師, Dengyo daïshi) : littéralement grand maître de la Transmission des Enseignements. Titre honorifique conféré par la cour impériale en 866 à Saïcho (767 – 822). Dans les écrits de Nichiren, c’est généralement sous ce titre qu’il désigne Saïcho. Ce dernier a été le premier "grand maître" du Japon. Il est qualifié de Transmission des Enseignements car il a rapporté de Chine les doctrines du Tiantai fondant de la sorte l’école japonaise du Tendaï.






grand maître Jikaku (慈覺大師) : voirEnnin.

grand monde de trois sortes de mille (一大三千界, ichidaï sanzenkaï, yida sanqianjie) : mille "petits" mondes forment un monde moyen. Un "petit" monde serait plus ou moins un équivalent de notre monde dans la représentation indienne antique. Mille mondes moyens forment un grand monde. Plutôt donc que trois mille mondes nous avons mille mondes à la puissance trois.






Grand Véhicule (大乘, daïjo, dasheng, mahayana) : nom que se donne l'école réformiste recherchant le salut par des méthodes plus universellement applicables que celles des écoles anciennes. On estime que ce serait vers les débuts de notre ère que cette pensée d'opposition au Petit Véhicule se formalise. A l'idéal monastique de l'arhat elle oppose celui du bodhisattva que sa compassion porte à rechercher le salut des êtres autant que le sien propre. Les écoles du Grand Véhicule se sont implantées en Chine, en Corée, au Japon, au Tibet, au Vietnam et en Mongolie. En savoir plus : les sutra du Grand Véhicule.






Grand Véhicule provisoire (權大乘, gondaïjo, quandasheng) : cf. enseignements du Grand Véhicule provisoire.

grands auditeurs [quatre]

grands éléments [quatre]

Grdhrakuta (Mont Sacré du Vautour, 靈鷲山, Ryojusen, Lingjiushan)

griffon (迦樓羅, kakura, jialouluo, garuda) : animal de la mythologie indienne, représenté comme un oiseau de proie de taille immense. La statuaire bouddhique le montre souvent pourvu d'un corps d'homme mais avec une tête d'oiseau. On trouve aussi des représentations où l'animal a des caractéristiques du lion et de l'aigle ce qui l'apparente à notre griffon. Ce griffon est un ennemi féroce des dragons et des serpents. Il fait partie des huit classes d'êtres fantasmagoriques qui assistent à la prédication du Sutra du lotus.

Gu () ou Guketsu (Hong, Zhiguan fuxing zhuan hongjue止觀輔行傳弘決)






Guanding 灌 頂 (561- 632) : religieux chinois de l'école Tiantai, disciple et biographe de Zhiyi, rédacteur de plusieurs des principales oeuvres de ce maître. Originaire de Zhang an dans l'actuelle région du Zhejiang, il est souvent désigné sous l'appellation "grand maître de Zhang an (Zhang an dashi, 章安大師)". Son patronyme est Wu (呉) et il a pour nom personnel Feifan (Peu-Commun, 非凡) ; son nom religieux, "Guanding", désigne un rite de bénédiction par aspersion (guan, ) sur le sommet (ding, ) du front. Son père meurt quand il est encore jeune et sa mère confie son éducation au supérieur d'un temple local. Il n'a que six ans. Il montre des dispositions pour l'étude des classiques, dispositions qui plus tard se verront confirmées en ce sens où il deviendra l'un des premiers auteurs de l'école Tiantai. A dix-neuf ans il est ordonné et, à la mort de l'abbé qui s'est occupé de lui depuis son enfance, il se rend au mont Tiantai où il devient le disciple de Zhiyi qu'il servira fidèlement jusqu'à la fin de sa vie. Il accompagne son maître dans ses différentes pérégrinations, Jinling en 585 puis Lushan, Nanyue et Jiangling. C'est là qu'il met en forme les notes de l'enseignement de son maître consignées depuis 583 et qui lui fourniront le matériau de l'élaboration du Grand arrêt et examen et du Sens occulte de la Fleur de la loi . De retour au mont Tiantai, il est au côté de son maître jusque dans ses derniers instants. En 602, il est nommé abbé à la cour impériale. On ne sait pas exactement la durée pendant laquelle il exerce cette fonction. Il revient à la capitale à la demande de l'empereur en 611 puis regagne son monastère dans les montagnes. Il enseigne et médite le Sutra du lotus et sa renommée attire de nombreux disciples. Les dernières années de la vie de Guanding sont mal connues. Après l'effondrement de la dynastie des Sui en 618, les informations sont pratiquement inexistantes. Il meurt en 632 au mont Tiantai. Même s'il n'a pas été le successeur désigné de Zhiyi à la tête de la communauté religieuse du Tiantai, Guanding est considéré comme son héritier spirituel. Il a consigné les principales oeuvres de son maître et conçu les traités qui fondent les assises doctrinales du Tiantai.

Guangmiaozhuangyan (Royaume Ornement de Lumière, 光 明莊嚴, Komyoshogon)